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Quand l’ignorance et les intérêts privés viennent au secours de l’idéologie animaliste

Le Referendum d’Initiative Partagée pour les animaux additionne les sujets les plus variées au nom du bien-être animal. Les interdictions qu’il projette sont lourdes de conséquences économiques, sociales et patrimoniales ; elles remettent aussi en cause certains des acquis fondamentaux de la République.

Avec complaisance, l’exposé des motifs en appel aux incendies qui ont ravagé l’Australie en 2019, au Covid-19, à l’inévitable quoique confuse « promotion de la biodiversité », et aux prétendues attentes des Français en matière de bien-être animal – qui serait contre ? Ce préambule geignard annonce une série d’interdictions qui touchent indistinctement des domaines d’activité complexes. Les expérimentations animales, l’élevage, les spectacles d’animaux non-domestiques et la chasse à courre sont des sujets évidemment méconnus du grand public tant dans leur pratique, que dans leurs incidences économiques, sanitaires et/ou sociétales. Le but bien senti de cette manipulation est de soulever l’émotion du citoyen attendri, soudainement promu juge souverain, grande tendance contemporaine.

Ne nous leurrons pas ! Les businessmen milliardaires qui soutiennent ce projet ne se sont pas soudainement découvert une passion pour les animaux, ni une détestation des pratiques qu’ils entendent interdire ; ils en ignorent tout. Gageons qu’il y va là de leur intérêt bien senti.

Concernant l’interdiction de la chasse à courre suggérée par ce RIP, l’exposé des motifs en donne cinq raisons qui sont autant de contre-vérités. Démonstration est ainsi fait de l’ignorance totale des instigateurs du RIP en matière de vènerie. La chasse à courre serait archaïque, cruelle, couteuse, sans utilité sociale, et ne contribuerait pas à la nécessaire régulation des espèces. Toutes ces affirmations ont en commun d’être totalement fausses.

 

  1. La chasse à courre n’est pas archaïque. Avec près de 400 équipages, 10 000 pratiquants et plus de 100 000 sympathisants, la chasse à courre n’a, au contraire, jamais été aussi prospère qu’aujourd’hui.
  2. La chasse à courre n’est pas cruelle. En reproduisant le cycle de la prédation, elle est, au contraire, le mode de chasse le plus naturel qui soit. Dans le monde réel, les prédateurs mangent les proies : les chats mangent les souris, et les lions mangent les phacochères. Tom et Jerry, le Roi Lion et Pumba appartiennent, eux, au monde magique de Disney, pas à la vraie nature. La cruauté, c’est placer des êtres sensibles dans des conditions que leurs aptitudes physiques et sensorielles ne leur permettent pas d’affronter, comme laisser son chat dans une voiture en plein soleil ou enfermer son chien dans un espace clos sans nourriture pendant plusieurs jours. Rien de tel dans la confrontation entre nos chiens de meute et les animaux qu’ils chassent dans un espace libre.
  3. La chasse à courre n’est pas couteuse. Tout au contraire, il y en a pour toutes les bourses. Être membre d’un équipage qui chasse le lapin coute 100 € par an ; la cotisation peut monter jusqu’à 4 000 € pour chasser le cerf. Et c’est ne rien dire des centaines d’emplois induits par la chasse à courre (piqueux, maréchaux-ferrants, vétérinaires, pensions de chevaux, etc.) ou des 100 000 sympathisants qui suivent gratuitement chacune des 18 000 chasses à courre organisées chaque année à travers 70 départements français.
  4. L’utilité sociale de la chasse à courre est certaine. Elle a été démontrée par deux chercheurs du CNRS, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, dans leur ouvrage « La chasse à courre. Ses rites et enjeux. » (Paris, Payot, 1993). Citons une seule phrase, extraite de leur ouvrage : « La vènerie est un fait social « total », dans la mesure où il parle de la vie, de la mort, de la nature, de la sauvagerie, de la tradition, du sacré, des rituels, de l’art, de la spiritualité, de la philosophie et des rapports sociaux ».
  5. La contribution de la chasse à courre à la nécessaire régulation des espèces n’est effectivement pas importante car l’animal chassé – comme dans tout acte de prédation naturelle – sort victorieux de sa confrontation avec la meute trois fois sur quatre. On notera cependant deux nuances : ce mode de chasse entretient l’instinct sauvage des espèces chassées ; les veneurs ne représentant qu’à peine 1% des chasseurs, leur contribution aux prélèvement totaux est proportionnelle à leur nombre.

Nous chassons des animaux qui ne sont pas en voie de disparition. Nous le faisons selon un mode de chasse écologique qui ne blesse pas les animaux. Nous perpétuons une pratique millénaire, détentrice d’une connaissance approfondie et quasi-exclusive de la faune sauvage et de ses comportements. La vènerie, c’est une opportunité unique pour l’homme contemporain d’une rencontre authentique avec la faune sauvage.

Lettre ouverte à Messieurs Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon et Marc Simoncini

Messieurs,

Je vous ai écoutés lors de votre passage télé sur l’émission Quotidien. Malgré ma colère, je vous ai écoutés jusqu’au bout pour essayer de comprendre vos motivations réelles à fournir tant d’efforts pour mettre en place ce RIP. Je vous ai écoutés parce que je suis concernée et que j’ai quelques peines à croire en votre altruisme. Vous pardonnerez mes doutes.

Je vous ai observés, les 3 potes, réunis autour de ce même projet. C’était bon enfant, vous vous marriez et donniez l’impression de participer à un jeu télévisé.

Vous aviez l’air tellement citadins, tellement déconnectés des sujets que vous portez si fort. Je vous ai entendus aborder le sujet de la chasse à courre, Monsieur Niel, avec une telle innocence. Celle d’un homme qui n’a vraisemblablement jamais eu la curiosité d’aller à la rencontre de l’objet de votre mépris. Et je me suis demandée si les éleveurs, les scientifiques, les chasseurs touchés par votre initiative avaient autant ressentis votre méconnaissance de leur activité que moi ?

Afin de justifier votre projet, vous assénez des chiffres sortis de nul part : 80% des français vous soutiennent. Vous vous trompez, ce ne sont pas 80% des français qui sont en faveur du bien-être animal, nous sommes 100%. Que cherchez vous à démontrer ? Que ces hommes et ces femmes, éleveurs, agriculteurs, chasseurs, hommes de spectacles, scientifiques sont des brutes sans cœur et sans cerveau et que vous êtes les 3 sauveurs ?

Vous brandissez des images insoutenables pour justifier votre cause. Mais pourquoi ne pas justifier la suppression des voitures en montrant des enfants amputés mettant en cause des chauffards alcoolisés ? Nous avons tous nos chauffards, dans chaque métier, chaque passion et il faut les combattre. Mais quelle malhonnêteté ce serait d’utiliser ces exceptions pour justifier l’éradication de tout un système qui tente déjà de survivre.

Etes-vous simplement allés à la rencontre de ces hommes et de ces femmes dont votre action risque de détruire la vie ? Combien d’élevages avez vous visités ? Je parle de ceux qui essayent de faire bien leur travail, tout en gagnant une misère ? Combien de responsables de cirques avez-vous rencontrés ? A combien de chasse à courre avez-vous assisté ? Juste pour comprendre la réalité vécue par toutes ces personnes. Leur passion, leurs contraintes, leurs efforts, leur évolution, leur situation économique, leur avenir. Parce que parlons-en de leur situation économique et de leur avenir. Avez vous conscience de l’impact économique de votre proposition ? Croyez-vous que la France puisse se permettre d’ajouter cela à la liste du moment ? N’est-ce pas un peu facile du coin de votre bureau ?

Votre projet vise à interdire et contraindre des gens à renoncer à leur métier, à leur passion. Proposer à la population de voter sur un sujet qu’elle connait majoritairement aussi mal que vous, en jouant sur l’émotionnel, c’est prendre le risque de briser des vies. Alors, quand on ruine la vie des gens, il faut le faire en connaissance de cause et être sûr de soi. L’êtes-vous Messieurs ? Pensez-vous connaitre suffisamment votre sujet ? Pensez-vous être allés suffisamment à la rencontre des personnes que vous visez et qui essayent de bien faire leur métier ou vivre leur passion dans les règles de l’art ?

Parmi vos batailles, je n’en connais vraiment qu’une seule : la chasse à courre. Au delà d’être une passion, c’est un art. Unique au monde. La France est le seul pays au monde à pratiquer la chasse à courre telle qu’elle le fait, et ce, depuis 500 ans. Alors il ne faut pas vous planter dans vos décisions. Je chasse le chevreuil, je ne suis pas aristo et mes copains sont profs, agriculteurs, médecins, commerçants et retraités. Ils ont entre 20 et 85 ans et leur diversité fait leur richesse. Je chasse le chevreuil et j’aime infiniment la nature et les animaux. Je chasse le chevreuil, pas parce que je prends du plaisir à tuer, mais parce qu’il n’y a rien que j’aime plus au monde. J’aime me lever au petit matin, quand vous dormez encore dans votre appartement parisien et que la brume flotte sur les plaines. J’aime arriver en forêt, respirer les odeurs et écouter les bruits qui m’entourent. J’aime cette explosion des sens que seuls ceux qui partagent ma passion comprennent. J’aime observer les chiens heureux de partir chasser parce que c’est dans leur ADN, quoique vous en pensiez. J’aime les observer quêter et traquer leur proie. Et lorsque j’ai la chance de voir le chevreuil ruser, en revenant sur ses pas, faire des boucles, se coucher, retenir son odeur pour déjouer ses prédateurs, j’ai l’impression d’être une immense privilégiée. Et si les chiens ressortent victorieux, je vis un mélange de bonheur de les voir récompensés et de tristesse et de respect pour l’animal vaincu. Et c’est bien ce maelström d’émotions qui me bouleverse à chaque fois un peu plus. Alors, lorsque je vous entends m’expliquer que je prends du plaisir à tuer et que je fais preuve de cruauté, je me dis que vous ne savez vraiment pas de quoi vous parlez. Et je m’inquiète.

J’aimerais vous inviter à venir rencontrer les chiens au chenil, j’aimerais vous inviter à partager l’une de ces journées avec moi. Seul, sans caméra, sans filtre, simplement. Je veux vous montrer, vous éduquer, vous faire vivre et respirer la nature telle que nous la vivons. Je veux vous montrer que la chasse à courre n’est pas cruelle. Elle n’est que le reflet du sauvage à l’état pur. Du fonctionnement de la chaine alimentaire dont nous sommes les acteurs et les témoins. Elle est ce qui permet à la proie de rester proie en entretenant tous ses mécanismes de défense.

Je suis parisienne à 100% mais j’ai appris à comprendre et à aimer passionnément ce que je ne suis pas. Je vous demande de vous extraire de votre cocon et de venir à la rencontre de ces hommes et de ces femmes, comme je l’ai fait il y a 20, pour ne jamais plus vouloir les quitter.

Militant à Cor et à Cri !

Depuis la fin août, tout au long des 15 étapes de la tournée qui aura conduit Pierre de Roüalle, président de la Société de Vènerie, dans toutes les régions où la chasse à courre est pratiquée, nous aurons rencontré plus de 6 000 veneurs et sympathisants. L’objectif de ces rencontres était double : faire état de la situation de la chasse et, en particulier, de la chasse à courre dans un contexte sociétal où la préoccupation du bien-être animal pourrait lui sembler contraire, et envisager, avec tous ceux qui l’aiment, les moyens de la faire mieux connaître et apprécier de nos contemporains.

Intitulée « Militant, à cor et à cri », cette tournée a bien mérité son nom. Le public nombreux que nous avons rencontré s’est montré déterminé à militer pour la vènerie. Nos amis étaient aussi nombreux au rendez-vous. Parmi eux, de nombreux parlementaires sont venus nous dire leur soutien, à l’heure où un article du référendum d’initiative partagée pour les animaux envisage l’interdiction de la chasse à courre. Ce soutien nous est précieux, car il nous laisse espérer que l’ensemble des parlementaires, députés et sénateurs, comprendront mieux, grâce à leurs collègues qui nous connaissent et nous soutiennent, la vérité de la chasse à courre, loin des idées reçues et des clichés convenus.

Plusieurs vérités méritent d’être rappelées :

  • Pratiquée depuis cinq siècles sous sa forme actuelle, la vènerie n’a jamais connu une telle vitalité qu’en ce début de XXIème siècle, avec 390 équipages et 10 000 pratiquants.
  • En fonctionnant sur le mode de la prédation naturelle, la chasse à courre est, sans doute, le mode de chasse le plus écologique qui soit, la meute choisissant les animaux les plus faibles, favorisant le brassage génétique et ne triomphant de sa proie qu’une fois sur quatre.
  • La vènerie est ouverte à tous, par sa tradition d’accueil et aussi par les conditions financières qu’elle offre à ses adeptes qui la mettent à la portée de toutes les bourses.
  • La vènerie est une formidable opportunité de « faire société » en milieu rural ; les équipages convient toujours les riverains des territoires dans lesquels ils chassent, à l’occasion des 18 000 journées de vènerie organisées chaque année à travers toute la France.

De nombreux présidents de fédérations départementales ont également répondu présent à notre invitation lors de ces rencontres régionales ; Willy Schraen lui-même était présent à la réunion qui s’est tenue dans l’Oise. Tous ont affirmé publiquement leur soutien indéfectible à notre mode de chasse. Ses 10 000 pratiquants sont ainsi assurés de bénéficier de l’appui de plus d’un million de chasseurs et de leurs familles, qui ont bien compris que les attaques dont nous sommes aujourd’hui l’objet les concernent aussi, ainsi que l’expérience l’a hélas trop souvent démontré.

Willy Schraen, président de la Fédération Nationale des Chasseurs, a coutume de dire que « la chasse n’a pas besoin d’être défendue ; elle a besoin d’être expliquée. » Cette affirmation vaut d’autant plus pour la chasse à courre. Avec les nombreux veneurs et sympathisants mobilisés dans ce but, gageons que la chasse à courre sera, demain, mieux comprise de nos contemporains.

« La vènerie est un fait social « total », dans la mesure où il parle de la vie, de la mort, de la nature, de la sauvagerie, de la tradition, du sacré, des rituels, de l’art, de la spiritualité, de la philosophie et des rapports sociaux. » In « La chasse à courre. Ses rites et enjeux. » Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot – Paris, Payot, 1993

Nous sommes des inuits

Depuis plusieurs dizaines d’années, notamment du fait de l’industrialisation de l’agriculture et de la pêche, et d’une urbanisation des populations à l’échelle mondiale, la vie « incarnée », lien réel entre Homme et Nature, se dissipe peu à peu. Notre Humanité devient une douleur pour certains qui, de plus en plus nombreux et déconnectés de la Nature, pensent que d’autres hommes sont leurs ennemis dans leur conception nouvelle de cette Nature. Il n’est donc pas anormal que nous assistions de plus en plus fréquemment aux crises existentielles de ceux qui envisagent la Nature selon leur compréhension citadine.

Les émotions ne sont cependant pas les meilleures amies de l’Homme, n’apportant en elles-mêmes aucune connaissance nécessaire à un jugement éclairé. Beaucoup « d’Urbains » semblent dans l’illusion d’avoir dépassé leur Humanité, laissant leurs émotions prendre une part prépondérante sur la réalité. Ils « soutiennent la cause animale », à leur façon, toute pensée contraire serait malséante.

Dans cette guerre sociale et sociologique, la première étape est l’interdiction des « chasses traditionnelles ». Il n’est pas bon d’être le premier bastion qui viendrait à tomber, au risque que les autres suivent un à un.

Cependant, TOUTES les chasses sont traditionnelles : celles de La Gloire de mon père (les tendelles, le tir des bartavelles), l’affût, le rabat vers des chasseurs embusqués, ou encore la poursuite jusqu’à « attraper » l’animal. Toutes sont issues de la préhistoire. Ces modes de chasse se retrouvent sur les peintures rupestres, à l’époque où nous étions très incarnés. Quoi de plus traditionnel que ce qui nous vient de l’aube de l’Humanité.

La tradition amène à la culture, et cette culture a le droit d’être protégée, au même titre que celle des peuples indigènes.

Nous sommes une population, nous sommes un monde, nous sommes ces traditions. Nous voulons avoir les mêmes droits que les Inuits et les Nambikwara de Claude Lévi-Strauss. Nous voulons que l’on protège notre habitat, nos manières de faire. Ces droits sont reconnus et défendus, ces « peuples de sauvages » sont protégés.

Nous sommes un peuple de sauvages dans un univers qui rétrécit sous la pression humaine. Comme dans le film La Forêt d’Emeraude de John Borman, nous ne voulons pas de barrages pour nos grenouilles, nous ne voulons pas de l’émiettage des terres. Nous voulons continuer à chasser nos tapirs, nos phoques et notre ours blanc. Même National Geographic place au premier plan l’Humain avant l’animal, sachant bien que ces traditions sauvegardent la Nature. Nous chassons des animaux qui ne sont pas en voie de disparition. C’est donc bien notre culture qui est en danger.

Pas de chance, car nous ne chassons pas avec des lunettes en os de baleine, emmitouflés dans des habits en peau de phoque, nous ne sommes pas nus comme des vers, avec des plumes situés dans différents endroits. Pour autant, nos traditions sont aussi valables, aussi humainement valables, que celles des tribus d’Amazonie.

Dira-t-on aux Inuits, que la proximité urbaine choquant les petits gars mal épanouis du béton, il leur faut renoncer à leur vie et à leur culture ? Le monde entier plaint les aborigènes d’Australie du sort qui leur a été réservé. Faudrait-il être des aborigènes pour que l’on nous porte secours ? Comme tous les chasseurs animistes, nous rendons grâce à la Nature, voulant que les espèces sauvages continuent au-delà de nous.

Il nous faut montrer notre fragilité, ou plutôt la fragilité de notre science en rapport étroit avec la Nature, une infinie et fragile connaissance. Mais aussi notre force et notre nombre.

En pensant faire le Bien, certains détruiront une culture aujourd’hui vivante qu’il sera impossible de retrouver. Pour autant, les espèces sauvages s’en porteront-elles mieux ?

Jérôme Barré,

Avocat à la Cour

L’obsession victimaire !

La crise sanitaire a vu s’agiter de plus belle les prédicateurs de la fin du monde ou du moins ont-ils tenté de tirer parti sans vergogne de circonstances exceptionnelles pour emboucher à nouveau les trompettes de leur idéologie punitive et appeler, à nouveau, à la fin d’un monde qu’ils poursuivent de leur vindicte depuis longtemps. Selon eux en ce début de XXIème siècle, dans « le monde d’après », « il est temps de… », « il y a urgence à… », « on ne pleut plus tolérer que… ». Suit, chez les opposants à la chasse à courre, un cortège de poncifs qui mêlent la tradition, l’aristocratie (sic), la cruauté, la souffrance, les châteaux, l’invasion, le ras-le-bol, les privilèges, la biodiversité, l’éthique et la morale, pour abolir les uns, dénoncer les autres, et louer les troisièmes ; chacun remettra les bons verbes en face des bons poncifs. Toute cette phraséologie est sous-tendue par ce que le philosophe Robert Redeker nomme le « despotisme victimaire », très en vogue, qui veut que certains se posent en représentants de victimes – animales en la circonstance. Affirmer qu’on « défend des victimes » est sensé imposer l’attention médiatique et politique et créer le buzz sur les réseaux sociaux, avec une complaisance démagogique. Le XXème siècle aura vu mourir tant de millions de victimes – humaines celles-ci – de la barbarie, que le terme-seul est devenu un qualificatif commode pour qui veut justifier sa petite idéologie et s’imposer en « homme de bien ». « Ainsi apparaît la victime postmoderne. Dans cette configuration, se donner en spectacle en tant que victime, c’est attirer à soi, séduire. C’est vouloir engloutir l’autre par la séduction de la souffrance et de l’injustice. C’est tenter de frapper de mort sociale ceux que l’on dénonce. Derrière le masque de la victime se cache un formidable appétit de puissance et de destruction… En particulier, s’emparer du pouvoir de censurer et d’empêcher. » (Robert Redeker)

62 parlementaires ont ainsi rallié la tribune du député Loïc Dombreval qui réclame la fin des chasses traditionnelles ; soyons assurés que nombre d’entre eux ne connaissent pas ces pratiques et auront innocemment souscrit à des allégations bien-pensantes en n’y voyant pas malice.

Plus récemment, le lancement du Referendum d’Initiative Partagée pour les animaux a suscité l’émotion légitime des veneurs puisqu’une des six interdictions qu’il préconise est celle de la chasse à courre. Engagé par trois multimillionnaires des hautes technologies et un journaliste sulfureux, ce RIP qui prétend sauver un milliard d’animaux, cache ses véritables intentions derrière la fausse barbe du « bien-être animal ». Ignorant sciemment la fraternité qui unit pratiquants, sympathisants et riverains de la chasse à courre dans nos campagnes, ils rejettent notre type de chasse, la plus écologique qui soit pourtant, puisqu’elle reproduit le cycle de la prédation naturelle.

A l’heure où nous publions cette chronique, ce sont 117 parlementaires qui se sont déclaré prêts à soutenir ce referendum ; il en faut 185 pour que la procédure s’engage. Il dépend de chaque veneur que cette initiative prenne fin. Chacun de nous est en mesure d’informer son député comme son sénateur des véritables motivations de ce RIP pour les animaux, véritable fourre-tout compassionnel qui cache – mal – son aspiration à un monde animaliste ; celui que rejettent 99% de nos concitoyens. L’avenir de la vènerie a besoin de chacun de nous.

Premier concours virtuel de chiens d’ordre

Votre équipage et sa meute peuvent participer à la première édition du International Virtual Hound Show (IVHS) du 17 juillet jusqu’à mi-aout 2020.

L’objectif de ce concours de chiens virtuel qui réunit les associations de Vènerie du monde entier est de construire une communauté plus forte. En profiter aussi pour enrichir, moderniser et partager notre patrimoine culturel à travers notre passion pour le chien. Plus que simplement participer à cette manifestation en y exposant leurs meilleurs sujets, les équipages contribuent à l’élaboration de « hunting with hound », un annuaire de veneurs international.

En résumé, une exposition canine de chiens d’ordre en ligne pour souder la communauté des veneurs à travers le monde !

Pour tout connaître de ce concours, cliquez sur ce lien

Pour découvrir les classements du concours virtuel, cliquez sur ce lien

 

Chasse à courre et photographie

Les photos de vènerie sont une composante du patrimoine culturel de la chasse à courre.

Au même titre que la peinture et la sculpture, le 8ème art offre son témoignage sur la beauté de notre passion, la grâce de ses animaux, l’enthousiasme des veneurs, la vigueur de leurs chiens, l’endurance de leurs chevaux et l’amitié fraternelle qui unit tous ses adeptes.

Consciente de ce rôle particulier et primordial de la photographie pour la promotion de la chasse à courre auprès du plus grand nombre, la Société de Vènerie a lancé, cette année à nouveau, un grand concours photos dont les inscriptions seront closes le 14 juin. Pour tout savoir sur ce concours et y prendre part vous aussi, cliquez sur ce lien.

Le fonds documentaire réunit à ce jour compte des milliers de photos et de nombreuses vidéos.

Pour le valoriser au mieux, la Société de Vènerie vient d’acquérir un nouvel outil de gestion de sa photothèque.

Les photographes membres d’Objectif Vènerie ou qui aspirent à le devenir y trouveront toutes les facilités pour y déposer leurs photos. Pour toute information sur ce nouveau service, cliquez ici.

Fornet, ce chien exceptionnel

Chaque équipage a, ou a eu, « son chien ». Le meilleur ! Celui dont on parle pendant longtemps, dont on se souvient, dont on cite les exploits pendant des années. Nous n’échappons pas à cette règle. Fornet a été un chien incroyablement doué pour son métier de chien de meute.

Métier ? Non, plutôt une passion viscérale.

Rapide, intelligent, de change … Surtout de change ! Il présentait toutes les caractéristiques du chien exceptionnel. Il aurait pu être un peu plus gorgé. Petit défaut presque insignifiant par rapport à ses autres immenses qualités. Autre détail : C’était un Fox Hound, pas un Poitevin !

Et puis surtout, il y avait son caractère. Cette manière de nous regarder au rendez-vous, quasiment de nous haranguer en posant ses deux pattes avant sur le dos d’un copain pour prendre la hauteur qu’il avait déjà depuis longtemps ! « Eh les gars, vous parlez trop ; on est là pour chasser ». Voilà ce qu’on ressentait en le voyant faire.

Avant la chasse, lors des promenades d’entraînement, même chose. Au milieu de la meute, la tête basse, pas un écart … On s’apercevait à peine de sa présence. Son message était clair : « C’est sympa vos balades de chiens-chiens mais on ne pourrait pas plutôt chasser ? Moi je suis prêt ».

Effectivement, toujours prêt, toujours svelte, Fornet n’avait pas de temps à perdre. Très réservé, il avait une mission à accomplir : trier, chasser et prendre son cerf. Le reste ? Cinéma !

Je me souviens l’avoir vu arriver par la voie, en tête bien sûr, s’apercevoir au saut de l’allée que les copains étaient bien derrière, faire une large volte histoire d’attendre la meute, et repartir de plus belle, en meute mais toujours en tête. Une double … Un défaut … Pas de problème, je démêle !

Lors de notre dernière chasse de Saint-Hubert le 9 novembre dernier, Bien-Aller l’a mis en relais en nous disant : « J’ai voulu lui faire un dernier cadeau ». On avait compris.

Quelques semaines plus tard, en triant les chiens un samedi matin avant de partir à la chasse, Fornet n’était pas le long du muret pour demander à venir. Là aussi, Bien Aller a compris.

Christophe Posty

700 millions de visiteurs dans les forêts françaises

La forêt française reçoit chaque année 700 millions de visites. C’est ce qu’a déterminé une étude de l’Office National des Forêts en 2017. 9 Français sur 10 vont en forêt au moins une fois par an. La forêt est le 2ème espace naturel préféré des Français, juste derrière la campagne. Ces chiffres appellent plusieurs commentaires.

Il faut d’abord se réjouir de voir l’immense majorité de nos contemporains partager ce goût de la forêt qui fait battre le cœur des veneurs. A pied, à cheval ou à vélo, déambuler, courir, galoper ou pédaler sous les frondaisons est un bonheur partagé par la plupart. Sentiment de liberté, de temps arrêté, d’authenticité loin du béton des villes et du goudron des routes, griserie des espaces naturels et rêverie au milieu d’arbres plusieurs fois centenaires qui en ont tant vu. Il y a probablement un peu de tout cela dans ce goût de la forêt.

Les forêts ont une quadruple fonction : produire du bois, protéger la biodiversité, protéger contre les risques naturels et, pour les forêts domaniales, accueillir du public. Les chasseurs contribuent de façon déterminante à la protection de la biodiversité, en assurant notamment l’équilibre entre la présence d’une faune sauvage et les activités sylvicoles et agricoles ; ils accomplissent une mission de service public.

Si le promeneur a toute sa place en forêt, il n’y a pas toutes les libertés. Le respect de la propriété privée constitue le premier impératif ; la forêt privée représente les trois quarts des espaces boisés en France qui ne sont pas « à tout le monde ». Et si la forêt domaniale est un bien commun, c’est aussi le cas du château de Chambord ou du musée du Louvre ; pour autant, on n’y accède pas sans suivre des règlements ; il en va de même de la forêt domaniale dont l’accès est réglementé, afin de garantir sa préservation.

Le promeneur est aussi invité à la prudence, et notamment l’automobiliste. Le risque de collision avec le grand gibier est réel ; dans la France entière, les sociétés d’assurance ont reçu la déclaration de 65 000 collisions véhicule/grand gibier en 2017 (180 par jour !), ces collisions prenant parfois un tour dramatique pour les conducteurs ou leurs passagers.

Enfin ces excellents chiffres de fréquentation mettent en lumière une des nombreuses contrevérités dont les opposants de la chasse se sont fait une spécialité dans leur obsession incessante de manipuler l’opinion. D’aucuns aimeraient faire croire que nos contemporains sont terrorisés à l’idée de se promener dans des forêts que des chasseurs frénétiques accapareraient au mépris du droit des gens. On voit qu’il n’en est rien et que les non-chasseurs s’y pressent en nombre. Et ce n’est pas les « 1 Français sur 10 » qui ne vont jamais en forêt qui démontreront le contraire ; après tout, on a bien le droit de préférer le pavé des villes aux sentiers des bois…

« La forêt, c’est encore un peu du paradis perdu. Dieu n’a pas voulu que le premier jardin fut effacé par le premier péché. » Marcel Aymé

Trompe et confinement

Ainsi donc, nos concitoyens urbains renouent curieusement vers 20h00 avec l’ancestral rite du « charivari », inversé cependant quant à sa motivation, s’agissant présentement d’honorer le personnel soignant et non de le blâmer.

Souhaitant donc me rallier à ce soutien civique aux intervenants de première ligne, je me décidai à une remise en lèvres avec mon fils, encouragé par le maire et les voisins ruraux. En milieu d’après-midi de ce samedi, nous nous dirigeâmes vers une petite vallée boisée, en bordure de rivière, au centre de l’exploitation familiale, éloignée des habitations non agricoles.

Quelle ne fut pas notre surprise de voir une voiture « débouler » dans nos dessertes agricoles privées, un inconnu vociférant en descendre, traversant les parcelles, faisant fi des clôtures, des chevaux et de mon chien qui, tout comme moi, apprécie peu ce genre d’intrusion sur son territoire ! Ses propos décousus, son agressivité, ses yeux brillants aux pupilles dilatées, laissaient peu de doute sur l’état du conducteur. Il nous sembla comprendre, dans un flot d’insultes et de menaces, que nous le dérangions ! Nous en étions à deux doigts d’en venir aux mains, quand il voulut « plier nos instruments ».

Mon invitation à lui faire respecter ses distances, précisant que nous pouvions être « infectés », fit germer une lueur de lucidité dans son esprit perturbé et le fit reculer de plusieurs pas, puis repartir « bougon » d’où il était venu. Et nous de continuer notre séance ! Je ne soupçonnais pas la très modeste puissance de ma trompe capable de créer tant d’émoi à une telle distance et à l’intérieur d’une maison…

J’en référai au maire qui, ne comprenant pas non plus, me promis d’agir. Une brève investigation me permit de comprendre qu’il s’agissait d’un néo-rural, résident récent d’un lotissement, supportant mal les agriculteurs qui préparent leurs terres, et autres désagréments campagnards, dont les chasseurs.

Je ne fus donc guère étonné de voir l’estafette de la maréchaussée s’arrêter dans ma cour le lendemain. Elle menait l’enquête de voisinage, pour bien peu de chose, mais principe de précaution oblige. Cet entretien me permit d’apprendre que j’avais sonné toute la journée ; c’est bien connu, tout comme les pianistes, les sonneurs, surtout les amateurs, sont capables de répéter 8 heures par jour. Moi qui trouve déjà très compliqué de sonner quelques dizaines de minutes !

Les gendarmes m’ont bien évidemment confirmé que, parfaitement dans mon droit, je n’enfreignais aucune règle. Ils se devaient cependant de m’alerter du climat particulièrement tendu qui régnait en ce moment, surtout entre voisins. Ils m’ont confié s’être déplacés notamment parce que j’étais chasseur, détenteur d’armes et, à ce titre, considéré comme relevant d’une population sensible en cas de crise ou d’agressivité de voisinage.

La peur, source d’anxiété, l’aigreur et le ressentiment, sur fond de jalousie, font ressortir les instincts primaires ; untel ne supporte plus les bruits des enfants de son voisin, tel autre interpelle un fumeur sur son balcon, lui qui n’en a pas ; malheur au chanceux propriétaire de pavillon qui ose passer la tondeuse ou préparer son potager. Pire, le « 17 » recevrait bon nombre d’appels en délation pour qui sort plusieurs fois son chien, ou fait ses courses en plusieurs étapes, sans parler des menaces sur le personnel soignant qui ose rentrer chez lui.

Comme disait Sartre : « l’enfer c’est les autres ».

J’ai lu que la colère montait, notamment sur les réseaux sociaux, fustigeant une romancière qui décrit son confinement à la campagne : les premières fleurs, les dernières gelées du matin, les arbres bourgeonnants… De l’indécence pour les uns de la violence pour les autres. Où il semble que d’avoir un horizon, dans toutes ses acceptions, soit un privilège de classe, un reflet de la vie, comme il en a finalement toujours été ! A bien y réfléchir, l’impropre expression de « distanciation sociale » devient pour certains de « l’humiliation sociale ».

Au 12ème siècle, Averroès, philosophe, théologien, juriste et médecin, qui devait s’y connaitre sur le sujet, écrivait déjà : « L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence ». Sentence maintes fois remaniée, y compris par Yoda dans un Star Wars ; la jalousie n’est-elle pas fille de cette ignorance ?

Sursum Corda !

 

Bruno Jehanne

Veneur breton

Chasseur et Youtuber : même combat

« L’espérance est un risque à courir » disait Georges Bernanos. Youtube nous en fournit la démonstration. Depuis quelques semaines, un nouveau « Youtuber » a fait son apparition sur la toile ; pour les moins familiers des réseaux, on précisera que le Youtuber est un chroniqueur qui présente ses points de vue dans des vidéos postées sur Youtube ; il fait le pari que ses idées et leur mise en situation seront suffisamment attractives pour lui valoir de nombreux « followers », entendez de l’intérêt pour ses réflexions. Ce nouveau format a laissé le champ libre à un nombre considérable de racoleurs d’une bien-pensance préformatée, nouveaux Don Quichotte pourfendant à l’envi, la maladie, la pauvreté, la pollution, la guerre, l’injustice et la mort. Nous les dénonçons régulièrement, en ceci qu’ils opposent à notre pratique des arguments fallacieux reposant essentiellement sur le mensonge et la manipulation de l’émotion.

Mais voici qu’apparaît Richard-Sur-Terre, nouveau Youtuber barbu, à la trogne sympathique, dont la tonalité du discours retient d’abord l’attention par sa sérénité et son humour. Les vidéos qu’il produit sont bien construites ; leur argumentation vise juste. Chasseur à tir et chasseur à l’arc, Richard-Sur-Terre s’interroge sur les ressorts de ce qu’il n’hésite pas à appeler la « haine anti-chasse ». Et le moins qu’on puisse dire est qu’il « remet l’église au milieu du village ».

Il porte sur nos opposants un regard acéré, pointant le fait qu’ils se construisent dans le combat pour le combat, dont il dénonce l’incohérence manifeste. Leur engagement, faussé par une vision utopique de la nature, est porté par la cybertribalité, un concept dont il détaille le cortège d’idéologie sans nuance et de dissonance cognitive. Il dénonce la dictature de l’empathie, substitut commode à une véritable connaissance des choses, qui permet une représentation simplifiée du monde et des prises de position d’autant plus assénées qu’elles sont ignorantes des mille composantes de la réalité.

Il exprime avec une grande sensibilité les ressorts de notre passion de chasseur, les valeurs qu’elle porte, la part de vérité qu’elle contient. Il évoque l’histoire de l’évolution de l’humanité et la place qu’y prend notre spécificité d’omnivores dans la conquête des espaces. Il souligne un rapport à la mort faussé par une société qui magnifie la jeunesse, dans le vain espoir d’une vie éternelle. Les êtres vivants se mènent une guerre permanente, dans laquelle les humains en général et les chasseurs en particulier doivent jouer leur partie avec éthique et responsabilité. Richard-Sur-Terre trouve dans la chasse un retour aux sources, un rapport à la nature et à la prédation qui relèvent de l’équilibre ancestral (pour ne pas dire éternel) des choses.

Vous l’aurez compris, Richard-Sur-Terre nous a conquis par la justesse et la pédagogie de ses propos, à découvrir dans les vidéos qu’il a déjà réalisées et auxquelles cet édito vous donne accès en bas de page. Il nous reste maintenant à emmener Richard-Sur-Terre à la chasse à courre, qu’il ne connaît pas encore. Il vit dans une région magnifique où elle est très active ; il n’aura donc que l’embarras du choix, dans lequel nous nous efforcerons de le guider. Gageons que notre mode de chasse – mode de vie – saura le séduire !

> Richard sur terre : Les chasseurs sont-ils sadiques ?

> Richard sur terre : Comment répondre à la haine anti-chasse ?

> Richard sur terre : Chasseurs : pourquoi les anti-chasses se trompent ? 

> Richard sur terre : Lettre ouverte aux anti-chasses et à l’attention de tous les autres 

Covid-19 : manifestations annulées et reportées

Les conditions de confinement qu’impose l’épidémie de coronavirus occasionnent des annulations et des reports d’événements liés à la vènerie.

  • Annulations :
    • Chasse & Nature en fête à Fontainebleau, les 30 & 31 mai 2020
    • Championnat de France du Cheval de Chasse à Fontainebleau, les 30 & 31 mai 2020
  • Reports :
    • Assemblées Générales des équipages et des veneurs, prévues le 30 mai 2020 à Fontainebleau
    • Game Fair à Lamotte Beuvron, prévu du 12 au 14 juin 2020
    • Pour ces deux événements, des lieux et dates sont à l’étude ; ils se préciseront en fonction des conditions de sortie de confinement.

Les manifestations à caractère régional sont, elles-aussi, impactées par les circonstances ; leurs organisateurs vous fourniront toute précision.