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Compte-rendu de chasse : une chasse au lièvre avec le Rallye des Mondrots

Chasse au Thuit du 06/03/2022

La combinaison « café-chouquettes » offerte par nos amis et hôtes veneurs de la forêt de Lyons sera un bon petit stimulant avant l’effort.

Après avoir foulé les semis autour de la ferme, nous traversons jachères et labours en bordure de bois. Deux lièvres se dérobent devant nous, les chiens choisiront celui qui rentre aussitôt en forêt par les pâtures. Dès le premier chemin, une rencontre de notre bouquin avec des promeneurs semble l’avoir un peu stressé. Nous sommes déjà chez les voisins et décidons de réattaquer rapidement.

Nous reculons donc et retrouvons aussitôt le second lièvre. Les chiens sont appliqués et arrivent en bon ordre à la première petite route en direction de la ferme. Un joli labour les met un peu en difficulté, mais les plus fins dont Pandore percent et nous emmènent, après plusieurs passages de routes, dans un second grand labour que nous traversons au pas. Notre lièvre se dérobe à 20 mètres de la meute dans l’assolement suivant, un colza. Seule une partie de la meute le chasse à vive allure dans toute la longueur du labour : certains beagles ont loupé le relancé et n’ont pas entendu les copains partir, les colzas sont déjà plus hauts que nos petits chiens.

Nous rameutons lors d’un balancé au passage de la petite route du village en direction de la falaise du bord de Seine. Les chiens chantent sans discontinuité dans la descente et nous retrouvons la meute 200 mètres plus bas, le long du village. Entre les grillages, la route, les ronciers et la forte pente… seuls quelques bouts de voie sont démêlés dans la chaleur. Nous remontons donc sur le plateau et apprenons qu’un lièvre est vu sortant de la pente à 100 mètres de notre voie d’aller, une dizaine de minutes après notre descente. Les conditions sont compliquées et ne permettent pas aux chiens de reprendre franchement. Quelques chiens marquent dans le labour, nous fermons donc par le « vert », et notre lièvre bien calé dans le labour se dérobe finalement devant le maître d’équipage. La meute mise à la voie ne le lâchera plus, colza, labour, colza où la meute se fait jouer par une double. Remise à la voie à la sortie du colza, elle le chasse en plaine et devant toute l’équipe. Hallali !

100 mètres plus loin, un second lièvre se lève au nez de la meute alors que nous étions encore en cours de partage de ce premier run. La surprise fait rapidement place à l’action, et nous profitons de l’élan général ! Les chiens n’auront pas besoin de l’assistance humaine pour courir toute la plaine jusqu’à la ferme voisine traversée par notre lièvre. Très bonne reprise de voie le long du tas de fumier de l’autre côté du carrefour. Les chiens sont appliqués mais le retard nous pénalise. Nous ne traversons qu’en toute petite foulée quelques champs avant de tomber en bout de voie dans un colza. Bien bordé par une pâture, nous sommes quasi certains que notre animal ne perce pas. En insistant dans le colza, un lièvre finit par se lever aux nez de Simbad et Pandore qui l’emmènent dans une roue de tonneau. Une vue qui est sonnée dans la continuité des traces du tracteur nous confirme ce relancé à l’aveugle. La meute sort sans grand retard, mais la fatigue des chiens ou la difficulté de la voie ne nous permettent pas de retrouver la sortie du dernier labour en cours de travail par un courageux agriculteur ce dimanche.

Très bonne journée où nous avons eu grand plaisir à voir chasser la meute bien appliquée malgré une météo plutôt défavorable au courre du lièvre en plaine.

S’en suivra une belle curée à la ferme, où les honneurs seront faits à notre hôte M.P.

Nilouve, chienne exceptionnelle de l’Équipage Piqu’Avant Sologne

« Olivier m’a confié deux chiots de louve avec pour instruction de donner l’un à François-Xavier et de te remettre l’autre », me dit un beau jour mon ami Gérard , Maître d’Equipage du rallye Poncet ; et en descendant de cheval je fis la connaissance d’une jolie brunette au regard un peu sauvage. Comment appeler cette petite fille de sangs mêlés ? Eh bien, nous dirons Nilouve !

Olivier m’avait prévenu, les croisés loup sont souvent timides, parfois craintifs, mais j’avais eu la chance que François-Xavier ait fait le mauvais choix puisque son chiot fut et demeura imprenable. Quant à Nilouve, élevée dans ma maison déjà pleine de chiens, elle se montra timide avec les autres mais pleinement confiante avec moi. J’ai très vite constaté qu’elle était très intelligente et parfois pas trop commode avec ses copains et je l’ai rentrée en meute sans tarder.

À la chasse, Nilouve fut une excellent chienne, toujours en tête, mais, ceci expliquant cela, ne criant pas. Pour pallier ce défaut, je l’avais muni d’une petite clarine dont le son argenté s’entendait de loin. Quand elle prenait trop d’avance sur la meute, elle s’arrêtait d’elle-même et reculait au contre au-devant de ses amis, ce qui n’était pas vraiment gênant, car elle reprenait aussitôt la tête.

Bien évidemment, j’avais le projet de la faire saillir, mais ses chaleurs n’avaient rien à voir avec celles des autres chiennes. Après avoir refusé tous les prétendants que je lui avais proposés, elle décida de se laisser prendre par un jeune chiot bégu que je n’aurais retenu pour rien au monde, mais l’amour est ainsi fait que, comme disait l’un de mes gars,  » quand ça vous emmène, ça vous emmène  » ! De cette union naquirent six chiots que je gardais tous, et baptisait de nom musicaux pour compenser leur manque de gorge : Romance, Requiem, Ritournelle, Récital, Rameau et Ravel.

Nilouve ne me quittait pas et fut, bien sûr de mes déplacements en Argentine. Là-bas, absolument impossible de la tenir enfermée dans le chenil qu’elle escaladait par-dessus les grilles pour aller chasser toute la journée avec les chiens des péones, ce qui ne l’empêchait nullement de tenir sa place dans la meute.

Pierre Bocquillon avait dit à mon épouse « Vous serez très malheureuse parce que vous aimez beaucoup les chiens et ils s’en vont toujours trop tôt » ; il avait bien raison. Un jour, alors que nous venions de construire un auvent dans la cour du chenil, Nilouve se cogna en marchant contre l’un des poteaux. En fait sans que nous ne nous en soyons rendu compte, elle était devenue peu à peu aveugle et il avait fallu ce nouvel obstacle inconnu d’elle pour que nous nous en apercevions. Nilouve me quitta peu de temps après, mais elle a eu, à ce jour, 115 descendants et son sang coule encore dans les veines de la moitié des chiots nés l’année dernière. Nous ne sommes donc pas près de l’oublier !

L’Arrêté du 19 mai 2000 soumettant à autorisation la détention de loups impose désormais une autorisation préfectorale pour la détention de loups ou d’hybrides entre chiens et loups dont l’ascendance récente comporte un loup.

Tentative de s’approprier l’écologie : EELV a échoué

S’il est un sujet de satisfaction que les veneurs, et plus largement les chasseurs, ont partagé à l’occasion des élections présidentielles, c’est bien la défaite cuisante du représentant d’Europe Ecologie Les Verts. Avec 3,34% des électeurs inscrits (et 4,63% des votants), Yannick Jadot a démontré que ses gesticulations écolo-démagogiques n’avaient pas convaincu. La complaisance des médias à l’égard de ses incantations verbeuses comme son rapide passage à la manifestation organisée par AVA à Compiègne huit jours avant le premier tour pour racoler quelques suffrages sur le dos de la chasse à courre auront été vains ; et pour cause : les « populations en colère » que Stan-la-moustache appelle, à longueur de temps, à se lever contre la tyrannie de la vènerie n’existent, en réalité, que dans sa logorrhée fiévreuse.

Soyons clair, la défaite de Jadot ne signe pas l’adhésion enthousiaste des Français à la chasse en général ni à la vènerie en particulier. Mais l’écologie, la vraie, transcende les partis et les dirigeants de notre pays auront tout intérêt à l’intégrer dans leur futur gouvernement de façon moins doctrinaire que ce que voudrait imposer le diktat des khmers verts. A l’instar de Georges Clémenceau qui prétendait que « la guerre est une chose trop grave pour la confier à des militaires », on pourrait affirmer que l’écologie est une question trop grave pour être confiée aux écologistes.

Oui, la pollution comme la condition animale sont des préoccupations légitimes du début du XXIème siècle. L’une et l’autre engagent la responsabilité de l’homme et son avenir. Mais vouloir se les approprier à grands coups d’interdictions scandées sur fond d’une rhétorique catastrophiste est une supercherie. Nos escrologues ne sont pas experts en climatologie, une science complexe dont les analyses s’ajustent en permanence aux constats. Ils n’en connaissent pas plus sur la condition animale, qu’ils embrassent dans des généralités moralisantes bien loin de la réalité de la vie animale. Sur l’écologie, les « partis de gouvernement » devront prendre l’avis de ceux qui connaissent vraiment ces sujets. Les chasseurs et les veneurs sont du nombre.

Emmanuel Macron en campagne l’avait bien compris, qui a écrit aux présidents des Fédérations Départementales de la Chasse un courrier comprenant une somme d’engagements très forts (il est reproduit dans cette lettre des amis). Formons des vœux pour que ces engagements se traduisent dans la réalité de l’action présidentielle au cours de son nouveau mandat !

Les veneurs, de leur côté, sont conscients de la nécessité de faire mieux comprendre la chasse à courre aux élus de l’Assemblée nationale qui sortiront des urnes le mois prochain. La question de la condition animale sera au cœur de notre argumentation. Nous connaissons mieux que quiconque nos chiens, nos chevaux et les animaux que nous chassons ; nous ferons savoir pourquoi et comment nous respectons concrètement leur condition animale ; une écologie de terrain, bien loin de la vision fantasmée des « zamis des zanimos ». C’est à une extension du domaine de la lutte d’un nouveau genre que les veneurs sont invités ; chacun de nous doit en prendre sa part.

A suivre…

Ma première saison de chasse à courre au cerf

Intégrer un équipage dans la voie du cerf fut une aventure humaine exaltante, initiée en même temps que mon début de vie professionnelle.

Après avoir consacré une part importante de mes études d’ingénieur aux loisirs de la chasse à tir sous ses formes diverses, j’ai découvert la chasse à courre par le stage de trompes de chasse de Dobert, dans la Sarthe. Le monde de la vènerie, chaleureux, accueillant, m’est vite devenu familier. Être veneur m’apparut rapidement comme une aspiration naturelle, évidente, nécessaire.

Mon premier et seul réel obstacle à franchir – mais non des moindres – fut celui de l’équitation. Quelques lointains souvenirs de poney club datant de l’enfance et une certaine appréhension du cheval qui s’était installée avaient besoin d’un sérieux dépoussiérage.

La divine Providence plaça sur mon chemin quelques fidèles compagnons de vie, cavaliers auxquels je dois tant, qui me transmirent ce trésor millénaire du lien homme – cheval. Quelques séances de cours particuliers en centre équestre, de longues balades au pas en lisières de forêt domaniale les soirs d’été, ne furent pas superflues avant d’être opérationnel pour suivre mon premier laisser-courre.

Je tairai, bien sûr, une chute mémorable dont Saint Hubert me laissa un souvenir heureux pour ne retenir qu’un seul conseil : ne pas négliger les reprises en manège, bien utiles et nécessaires, avant les premières sorties en forêt. (et un deuxième : tenir les rênes…).

Une litanie d’apprentissages et de gestes environnent notre pratique du cheval toute l’année : porter l’avoine et le foin aux pâtures, panser un cheval, replacer un clou sous une ferrure et même apprendre à ferrer, tondre, assister le dentiste équin, entretenir une clôture, aménager un point d’eau, débroussailler un talus, capturer un cheval en pâture, embarquer dans un van…

Comment ne pas évoquer ensuite la facilité et le plaisir des répétitions de trompes au chenil, les sorties de chiens en pâture, puis à cheval l’été, avant la poésie des premières chasses d’entraînement. Les préparatifs de l’avant-chasse, les réjouissances de l’après-chasse, le festival continu des rencontres, les chevauchées par chaque chemin creux d’un domaine qui se compte en dizaines de milliers d’hectares.

La trompe, le cheval, le chien… l’arbre, la forêt… autant de disciplines qui mériteraient, chacune, d’y consacrer une vie. Au soir de cette première saison, il me semble avoir tout à apprendre encore du sens de la chasse, des habitudes des animaux, des recoins de notre territoire, communiquer efficacement et à bon escient en action de chasse, lire et relire nos parcours…

La vènerie m’apparaît comme une école d’humilité où la transmission, les sagesses du passé tapies dans les mémoires des anciens, occupent la première place. Il faut avoir la curiosité d’aller à leur découverte, vouloir apprendre, rechercher la pureté d’un instinct de chasse qui nous relie dans nos gènes à nos premiers aïeux.

Rejoindre un équipage est avant tout s’enraciner dans l’écosystème humain d’un territoire pour y partager des amitiés qui vivent toute l’année. Adopter une vie d’action à mi-chemin entre boy-scout et chevalier à la table du roi Arthur. Rien d’autre de nécessaire que volonté, passion et sens de l’engagement.

Échezeau, chien remarquable du Rallye de la Forêt de Chaux

Je ne concevais pas que l’on puisse chasser le sanglier à courre sans rapprocheur. Une lice me fut proposée par un vieux chasseur de sanglier de la Brenne. Cette chienne porteuse d’un bon courant de sang rapprocheur fut donnée à un de mes chiens de bonne lignée.

De cette union est né Echezeau.

Il était très agressif au chenil ; je dus m’en séparer à l’âge d’un an. Je le donnais alors à un maitre d’équipage qui chassait le lièvre en Limousin. Très fin de nez mais tout aussi vindicatif et de plus boiteux suite à une bagarre, Echezeau me fut rendu par Gilles de la Poterie, qui m’assura cependant de sa finesse de nez et de son atavisme pour le sanglier.

J’acceptai avec circonspection. Dés son retour au chenil, je l’incorporai à chaque sortie à mes rapprocheurs. Très rapidement, il donna sa pleine mesure et fut un chien exceptionnel à plus d’un titre.

En début de matinée, il rapprochait à un train soutenu une voie de la veille au soir. Très requérant, il ne « musardait » pas ; expéditif, il cherchait à percer ; sur une place où une compagnie avait travaillé, il passait outre décrivant spontanément de larges cercles jusqu’à avoir retrouvé la voie.

Aboyeur remarquable, doué d’une intelligence de chasse hors norme dans toutes les circonstances, caractériel et agressif, des souvenirs me lient pour toujours à mon chien.

Les déplacements en voiture avec Echezeau : il ne supportait pas, alors que l’on se rendait sur les lieux de chasse, une autre place que celle du siège passager. Au retour, plus la chasse était difficile et dure, moins il agressait ses compagnons et alors acceptait, à l’arrière du camion, une place à l’étage où, apaisé, il se sentait bien.

Sur la place du passager, il observait assis tout ce qui pouvait etre vu, grognait à la vue d’un chien ou de toute chose qui le dérangeait.

Ses gros yeux marrons pétillaient de joie de vivre et d’une certaine tendresse pour moi quand je lui prodiguais caresses et bons mots.

Ses faits en chasse sont nombreux et ont marqué l’équipage. En plus de ses très grandes qualités de rapprocheur, il était un remarquable aboyeur. Tout l’équipage se souvient qu’il a tenu seul un sanglier au ferme, pendant 30 minutes au moins, dans les Pyrénées orientales à Bédarieux précisément, avant que la meute le rallie et prenne ensuite ce sanglier en deux heures.

Sa descendance peu nombreuse avait les mêmes qualités. Je me souviens de Louvart, Loustic et Licorne. Beaucoup de mes chiens hier et aujourd’hui avaient ou ont du sang d’Echezeau.

Louvart, grand et beau chien avec sa gorge grave de cogneur, était en tout point comparable à son père, quoiqu’un peu plus petit que lui.

Echezeau était un anglo-francais tricolore de taille moyenne. Sa robe unie sombre descendait sur ses membres couleur feu. Solide sur ses aplombs, sa tête assez forte rappelait une infusion de sang anglais assez prononcée.

Une dernière anecdote pour clore mon propos décrivant un chien hors norme. A la curée avant de fondre sur « son » sanglier et de pousser tous les chiens sans ménagement pour se réserver la meilleure place, il lui arrivait au préalable de venir m’aboyer !

Bilan de fin de saison 2021-2022

Face à des échéances électorales importantes, la vènerie affirme sa vitalité et son adaptation aux exigences du monde moderne.

Une vènerie toujours pleine de vitalité

Dix nouveaux équipages ont été créés cette saison : deux chassent le chevreuil, quatre le lièvre, trois le renard et un le sanglier. Ils témoignent de la vitalité de la vènerie dans toutes les régions de France. Disposant de territoires bien identifiés, nos nouveaux-venus ont effectué leur première saison en parfaite harmonie avec les riverains et les autres chasseurs, à l’instar des 380 autres équipages. Les « engagements des veneurs », précisés l’année passée, attestent de notre détermination à nous adapter aux exigences du monde moderne : partage harmonieux de l’espace rural, respect de la biodiversité et des animaux chassés, soin de nos 30 000 chiens de vènerie et 8 000 chevaux de chasse, et volonté de transmettre ce patrimoine vivant que représente la vènerie.

Une opposition en perte de vitesse

Sur le front de l’opposition à la chasse à courre, la mobilisation n’y est plus. Seuls deux groupuscules anti-chasse résistent encore, en Picardie et dans les Yvelines, s’obstinant à perturber les chasses de cinq équipages (sur 390). Ceux qui ambitionnaient de voir leur combat dérisoire devenir une cause nationale, à grands renforts de manipulations et de sondages biaisés, connaissent départs et divisions. La cause anti-chasse est devenu un business et l’attribution des subsides des associations qui les soutiennent attise les convoitises et favorise les scissions. Les transfuges, de plus en plus nombreux, en témoignent. Citons ainsi Alexis Barbier, trop longtemps connu, dans quelques massifs forestiers, pour des actions « coup de poing » et qui, au cours de la saison écoulée, a « tout déballé » sur les procédés de nos opposants. Un coup dur pour ces mouvements désertés par ceux qui avaient d’abord cru leur propagande.

Elections présidentielles et législatives

Les élections présidentielles auront vu la condition animale apparaître timidement dans le débat. Quelques rares candidats ou leurs porte-paroles ont cru cependant opportun de s’attaquer à la chasse à courre, une prétendue « cruauté » de notre mode de chasse constituant leur unique argument. Seule la candidate Lutte Ouvrière a stigmatisé les « riches oisifs en mal de distraction » qui la pratiqueraient, démontrant par là-même sa faible connaissance du sujet. Redisons-le toujours, la chasse à courre n’est pas cruelle, elle est naturelle. Il est naturel que des animaux sauvages fuient leurs prédateurs ; ils ont, pour ce faire, développé depuis la nuit des temps des capacités physiques et sensorielles extraordinaires qui leur permettent d’échapper à nos chiens trois fois sur quatre.

Nos priorités : expliquer la chasse à courre et former les veneurs

Expliquer la vènerie, c’est la faire mieux comprendre et accepter de nos contemporains. Cette volonté d’expliquer a déjà porté ses fruits chez nos élus, interpelés par les veneurs dans les 70 départements où la chasse à courre est pratiquée. Elle sera, bien sûr, poursuivie auprès des députés qui constitueront la nouvelle Assemblée nationale, issue des urnes en juin prochain.

C’est aussi le grand public qui doit être informé. Pour ce faire, des vidéos sont diffusées régulièrement sur les réseaux sociaux pour expliquer la vènerie, loin des idées reçues et des interprétations calomnieuses que tentent d’en donner nos opposants.

La société contemporaine est aussi en attente d’expertise de la part des pratiquants de notre sport. Nous gérons des meutes de chiens et des chevaux ; il nous faut démontrer notre capacité à les bien traiter dans l’exercice de notre activité. L’intersaison qui démarre procurera l’occasion, pour tout veneur, d’améliorer sa connaissance de ses chiens comme de ses chevaux. Un programme de formations important est proposé : une douzaine de rendez-vous entre avril et septembre. Ces formations sont présentées dans une brochure disponible sur simple demande.

Retraite et mystères

La dernière retraite de la saison a été sonnée dans tous nos équipages. Retraite prise ou retraite manquée, elle nous laisse cependant toute l’intersaison pour méditer sur les bonheurs d’être veneur et les interrogations dans lesquelles nous plonge chaque chasse. Si Socrate avait fait du questionnement la base de la philosophie, à coup sûr, les veneurs sont de grands philosophes. Après lui, Louis de la Bastide interrogeait, dans son ouvrage de référence : « Pourquoi j’ai manqué mon cerf ? Pourquoi j’ai manqué mon chevreuil ? »

Certes, si le questionnement est plus obsédant par retraite manquée, les mystères de la nature n’en sont pas moins profonds par retraite prise. Cette confrontation du veneur et de sa meute avec l’animal sauvage est mystère, et la victoire du veneur, victoire provisoire comme il ne l’oublie jamais, n’écarte en rien la magie de la rencontre entre les chiens de vènerie et l’animal de meute.

Car la confrontation elle-même est mystère. D’où viennent ces capacités olfactives hors du commun qui permettent à un chien de vènerie d’emmener une voie en forlonger d’une heure sur un sanglier ou un cerf ? Pourquoi les chiens se rallient-ils lorsque l’un d’eux a retrouvé la voie et négligent-ils l’appel d’un autre sur un change ? D’où vient que les animaux chassés possèdent, dès le plus jeune âge, cette capacité à ruser pour échapper à la meute ? Comment leur est enseignée l’idée de se harder, de ruser à l’eau, de faire hourvari, de livrer le change ou de se forlonger ? Cette part de ce qu’il faut bien appeler l’inné est renforcée par l’expérience, et plus d’un veneur a pu constater qu’un animal qui a déjà été couru n’en devient que plus difficile à prendre, tant les acquis de l’expérience ont enrichi sa capacité à échapper à la meute.

Mais les ruses de l’animal n’expliquent pas seules les difficultés des veneurs, qui ne sont pas tous égaux face à l’animal sauvage. Si le marquis de Chambray s’acquit une réputation exceptionnelle en sonnant 97 hallalis au cours de 97 chasses consécutives, du 4 janvier 1907 au 23 octobre 1909, les veneurs d’aujourd’hui ne sauraient prétendre à un tel palmarès. L’élevage de sa meute, la connaissance du caractère de chacun de ses chiens, la maîtrise des territoires chassés, contribuent tout autant, si ce n’est plus, au succès du veneur que son intuition des ruses de l’animal.

Dans son désormais ouvrage de référence*, Charles Stépanoff écrit : « Il faut que la chasse puisse échouer, infligeant à l’homme l’expérience – aujourd’hui rare – des limites de sa domination. Conceptuellement, la chasse implique nécessairement une altérité qui résiste. »

Cette altérité dont il tente de triompher constitue pour le veneur le perpétuel défi, le perpétuel mystère, celui dont, à chaque retraite, qu’elle soit prise ou manqué, il est tout entier habité. La vènerie n’est pas un jeu, ni un loisir. Le marquis d’Onsembray et, plus tard, Monique de Rothschild affirmaient que la vènerie est un art. Comme tel, il a, lui-aussi, sa part de mystère, questionné sans fin.

* « L’animal et la mort » aux Editions La Découverte

Lettre ouverte à Jordan Bardella, Président du Rassemblement National

« Monsieur le Président

Alors que vous étiez interrogé, dimanche soir 20 février, par les journalistes de BFM TV sur le dramatique accident de chasse à tir qui a coûté la vie à une jeune femme de 25 ans, il vous a semblé opportun d’ajouter, sans que cela ait un quelconque rapport, que vous étiez « assez opposé à la chasse à courre. » Les raisons que vous invoquiez était sa « brutalité » et la question de la « dignité animale ».

Les campagnes électorales se nourrissent de propositions radicales ; faut-il pour autant interdire une passion dès lors qu’elle vous est inconnue ? La chasse à courre est « un mode de chasse qui consiste à poursuivre un animal sauvage avec une meute de chiens courants, jusqu’à le perdre ou le prendre » (Wikipédia). En cela, elle reproduit au plus près le mode de prédation qui se retrouve dans la nature.

Seuls les animalistes qualifient cette prédation naturelle de « brutale » ; seul David Olivier, le fondateur des Cahiers antispécistes, imagine qu’on puisse enseigner au lion de ne pas chasser la gazelle, ou au chat de ne pas attraper des souris.

Quant à la « dignité animale », quoi de plus digne et de plus loyal que de permettre à un animal, chassé depuis ses origines par un prédateur (hier le loup, l’ours ou le lynx, aujourd’hui le chien de vènerie), de mettre en œuvre l’ensemble des ruses que son espèce a acquises pour survivre ? Raison pour laquelle l’animal chassé sort vainqueur de la confrontation avec la meute trois fois sur quatre. Le vrai respect de la « dignité animale » est bien là : permettre à un animal, sauvage ou domestiqué, de vivre conformément aux caractéristiques de son espèce. Ça s’appelle l’éthologie.

Je ne pense pas que le Rassemblement National ait beaucoup à gagner à stigmatiser ainsi une catégorie de chasseurs, lesquels se retrouvent dans l’ensemble du spectre politique. A vouloir contenter quelques animalistes médiatisés, vous vous couperez plus certainement d’une population très attachée à la culture et aux racines de notre société.

Les chasseurs sont solidaires entre eux, et s’attaquer à un mode de chasse, c’est s’attaquer à l’ensemble du million de chasseurs qui ont pris leur permis cette saison, conscients que si les modes de chasse varient, la passion de la chasse est commune à tous.

Vos propos tenus sur BFM TV semblent indiquer que vous n’avez probablement pas eu l’opportunité de suivre une chasse à courre dans votre vie ou de visiter un de nos 390 chenils installés dans 60 départements de Métropole. Nous sommes ouverts, fiers de nos traditions, et n’avons rien à cacher, aussi je tiens à vous y inviter dès que l’effervescence de l’actualité politique vous en laissera le temps.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mon parfait dévouement démocratique. »

                                                            Pierre de Roüalle

                                                                                                          Président

Compte-rendu de chasse : samedi 19 Février 2022 avec le Rallye Chanteau

ACCA d’ESCOURCE

(21ème chasse au cerf)

32 chiens + 6 chiens en relai

7 cavaliers

Rendez-vous 9h30 à la cabane de l’ACCA. Le rapport est donné à l’ancienne gare de Saint-Antoine. Trois cerfs sont rembuchés dans un grand fourré. La météo est idéale : de l’eau au sol, ciel dégagé et un léger vent tournant de l’Ouest, au Nord.

La meute est découplée aux branches à 10h50. Elle empaume la voie gaiement et entame un rapproché assez rapide, dans une enceinte pourtant épaisse. A 11h des animaux giclent dans leur nez mais c’est un cerf royal qui est trié. Les chiens sont ameutés et appliqués mais sans vitesse, ni musique, car ils sont dans les animaux. Ils maintiennent et relancent régulièrement ce cerf qui tente de donner le change constamment, pendant 45 minutes. Il y parvient enfin, les jeunes chiens se laissent tenter. Nous voyons une quinzaine de chiens décrocher. Les quelques jeunes chiens traversent deux enceintes, et personne ne juge l’animal qui prend son parti. Nous décidons de reprendre les chiens pour reculer, où la meute décroche et au même moment notre cerf est vu. Les chiens le relancent et partent à une vitesse incroyable sauter la route de Labouheyre – Escource à Léguille, laissant la quasi-totalité de l’équipage sur le carreau. C’est maintenant une meute criante, volante et appliquée qui maintient, avec moins de deux minutes de retard, sur un bon cerf filant dans un territoire à son avantage. Nous traversons Haouture, Délessère, la Cherre, Gillet et Lavignolle. Les chiens disparaissent, tout d’abord de notre vue, puis de nos oreilles dans le ruisseau de Lamoulasse et ses marrais. Nous ne trainons pas à cheval et décidons de prendre le parti des grands devants par le seul pont nous permettant de rejoindre Gaillard. Nous trouvons la queue de chiens en panade au bord de la route Luë – Labouheyre, alors que nous apercevons au loin, la tête de chiens sautant cette même route. Nous parvenons à rameuter le gros de la meute, à Menaut. La meute file à la muette sur un territoire plus vif en animaux et a toujours ses deux petites minutes de retard, après 2h30 de chasse volante. Notre cerf porte la hotte en rentrant dans Cantecrocq, mais continue de ruser dans les fossés et collecteurs. La meute démêle doubles et ruses à l’eau. Les jeunes chiens décrochent du fossé remontant à Tuyas, accompagnés de Mistral. A l’allée suivante, on nous indique qu’un chien de chasse à tir a quelques longueurs d’avance sur la meute. Nous avons donc mélangé les deux meutes. Une quinzaine de chiens décroche et se met derrière le cheval. Le doute s’installe : change ou voie couverte. Il faut attendre 4-5 enceintes pour ne plus être en voie couverte et remarquer que les bons chiens restent au cheval, hormis Mistral, notre meilleur chien faisant son retour après un mois d’absence. Après quelques minutes de battement, nous reprenons la meute à la voie et reculons au pas sur quelques kilomètres pour reculer dans Cantecrocq, où la meute met bas. Il faut seulement une dizaine de minutes à la meute pour retrouver une voie, plus d’une heure après être tombée à la faute. Les chiens remontent de façon très appliquée cette voie tenant à un fil. Un bon cerf gicle, nous avons un énorme doute tant par son allure, que son poil sec et son allure fière. Mais la meute nous rassure rapidement. Il n’y a plus un chien qui traine, la musique est somptueuse, et surtout ils volent. Quoi qu’on en pense, c’est bien leur animal, taïaut ! Les 38 chiens sont dans un mouchoir de poche, taïaut, les relancés se multiplient et laissent place à de beaux abois sur terre, après 4h30 de chasse magnifique, ponctuée de deux changes redressés.

 

 

 

 

La curée est sonnée à la maison de la chasse, les honneurs sont remis à :

– Mr Alain Tombal

– Mr Laurent Lapeyre

Bilan : Une très belle attaque, une première partie calme et appliquée dans les animaux. Un premier défaut, dans les animaux, relevé en un quart d’heure, puis deux heures très rapides et un nouveau défaut relevé plus d’une heure après, en ayant reculé sur 4 ou 5 kilomètres. Une nouvelle fois, les chiens nous enseignent qu’il suffit de savoir les regarder et surtout les lire pour comprendre ce qu’il se passe. Qu’en les laissant faire au maximum et en intervenant le minimum sur eux, ils sont capables de bien plus de choses qu’un humain.

 

 

 

Merci à l’ACCA d’Escource pour leur accueil toujours aussi chaleureux.

Retraite prise.

 

Hospice, chien remarquable de l’Équipage de Bellande

Incroyablement résistant, vif, rapide, chasseur, intelligent, toujours joyeux, il fait partie sans nul doute des plus exceptionnels chiens de notre équipage.

Il nait d’une chienne récupérée à la création de notre équipage en 2006, je m’en souviens comme si c’était hier. J’allais acheter un fox dans une ferme au milieu de la campagne du Cher pour nous aider à déterrer lors de nos laisser-courre. Après avoir choisi mon petit chien et expliqué que nous chassions le renard à courre, le propriétaire me confia qu’il avait quelques chiens courants. « Des chiens de pays indomptables, passionnés de sangliers et de renard. Quand je les découple le dimanche, je les récupère rarement avant le mercredi ! » me dit-il en plaisantant. Très gentiment ce monsieur me proposa également de repartir avec une de ses courantes.

Cette chienne avait été tellement mal élevée que nous n’avons jamais pu la faire chasser en meute. Néanmoins son caractère nous inspira très vite et rapidement nous lui présentions un étalon.

 Voilà le jour temps attendu, Tania fait ses chiots : 3 femelles, 1 mâle. Les 3 femelles s’avèrent trop petites et partent rapidement chasser le lièvre ; quant au mâle appelé Hospice, lui prend rapidement bonne forme.

A 4 mois il est déjà vif comme l’éclair ; à 6 mois, il ne grandit déjà plus et restera un chien de taille moyenne et, à 10 mois, il découvre la chasse et n’en ratera plus jamais aucune !

Impossible de le laisser au chenil un jour de chasse, il comprend tout et sait bien qu’une fois en tenue nous ne partons pas à la pêche ! Si nous ne le prenons pas, soit il saute au-dessus des 2,50 mètres de clôture, soit il dévore férocement les grillages jusqu’à ce qu’il puisse en sortir. En plus d’être passionné en voulant nous accompagner à tout prix, il est remarquablement résistant. Les lendemains de chasse, c’est toujours le premier debout ; il se secoue et le voilà reparti comme si nous n’étions pas sortis la veille. Jamais malade, toujours en état, Hospice est le chien avec lequel nous aurons passé le plus de temps à la chasse. 50 laisser-courre par an plus nos quelques battues estivales en louveterie, cela fait au total plus de 700 chasses passées ensemble. Autant vous dire que nous nous connaissons bien et que ces années nous auront permis de créer des liens très forts !

A la chasse, il est exceptionnel, doué d’un sens peu commun, il a selon moi un véritable instinct de braconnier. Quand la meute travaille un défaut à droite, il va instinctivement vérifier à gauche. Une fois sur deux il nous fait gagner du temps. A l’attaque, il rentre aisément dans les fourrés avec ses congénères pour bousculer notre animal. En revanche dès qu’il sent que le renard à un peu de chasse, il contourne alors les ronciers discrètement pour le prendre par surprise à la sortie. Quelquefois, il lui fait également opérer un demi-tour en direction de la meute pour un même résultat. Attentif à son environnement, il ne contournera pas les ronciers bêtement. S’il voit un cavalier prendre une direction, il prend alors spontanément l’opposée.

Sensationnel, il communique avec nous. Ayant une gorge atypique bien distincte des autres chiens, il crie de façon différente suivant que notre goupil est juste devant lui ou qu’il a de l’avance. Dans les grands couverts où seule l’ouïe nous est utile et où notre animal se faire battre dans ses voies chassées, c’est l’unique gorge d’Hospice qui nous indique la direction qu’il prend.

Même s’il n’a presque aucune ride, en vieillissant Hospice a perdu quelques dents. Au fur et à mesures des années, il change alors petit à petit de stratégie. Pour prendre à tout prix, il bouscule les renards de plein fouet. Il est pour nous l’acteur d’un spectacle inouï !

A 9 ans, il est connu de tous chez nous ; des enfants aux grands-parents, c’est notre mascotte, c’est notre loup blanc !

(photo d’Hospice)

Interdire la chasse le week-end : perversité, ignorance, ou démagogie ?

Le dramatique accident de chasse du week-end dernier place la chasse au cœur de l’actualité électorale. Parmi les propositions programmatiques de l’élection présidentielle, l’interdiction de la chasse à courre figure au catalogue de certains candidats ; raccourci commode pour adopter, à moindre risque, la posture du candidat préoccupé de la condition animale, aux yeux d’une opinion dont 99% n’a jamais assisté à une chasse à courre.

Plus perverse est la proposition, portée par deux candidats, d’interdire la chasse le week-end et durant les vacances scolaires. Mettre en application une telle mesure, c’est refuser la pratique de la chasse à tous ceux qui travaillent et/ou étudient ; c’est donc la limiter aux inactifs, retraités, et la condamner, à brève échéance, à disparaître, faute de transmission. Habile et pervers, donc !

La motivation de cette proposition ne laisse pas d’interroger sur le degré d’ignorance de ses concepteurs : laisser la nature à la disposition des promeneurs durant les week-ends. C’est oublier un peu vite que la « nature » n’est pas un vaste espace ouvert à tous où chacun serait libre de déambuler à sa guise. Pour les terres cultivées, c’est à peu près clair, même pour les plus urbains de nos contemporains : la terre agricole est exploitée par des individus nommés agriculteurs, qui en sont propriétaires ou locataires. Mais pour les forêts, elles devraient constituer, pour une opinion peu informée, un terrain de jeu ouvert à tous : chasseurs, quittez les bois le week-end afin que nous nous y promenions librement ! Et de se prévaloir d’un droit à la nature, du besoin d’oxygéner des bronches encrassées de gaz carbonique, de la nécessité de faire découvrir aux plus jeunes la biodiversité, de cueillir champignons et ramasser châtaignes, bref, de faire son petit marché forestier dans un moderne jardin d’Eden.

Mais voilà, depuis qu’Eve a croqué la pomme, on a perdu la clef du jardin d’Eden. 75% de la forêt française est privée et qui souhaite se balader en forêt le fait probablement sur la propriété de quelqu’un : la propriété privée, par opposition à ce qui est public, n’est accessible qu’aux ayants droit.

Pour les 25% de forêts publiques, domaniales ou communales, elles sont ouvertes à tous, suivant des règles précises, comme pour un musée ou un jardin public. Ces règles sont nécessitées par la bonne gestion de la forêt, qu’on appelle sylviculture. Et la sylviculture nécessite une gestion de la faune sauvage, d’où la priorité donnée aux chasseurs, qui accomplissent une mission de service public, durant certains jours de la saison de chasse.

Ne souriez pas, amis chasseurs ! Ce qui vous semble être une évidence est totalement méconnu de candidats aux plus hautes fonctions de l’Etat ; d’où ces explications, en espérant qu’ils lisent la lettre des amis de la vènerie (lol). A moins qu’ils ne le sachent déjà et que cela procède d’une pure démagogie ; mais cette hypothèse, le rédacteur de ces lignes se refuse à y croire.

Alors, l’interdiction de la chasse le week-end, ignorance, perversité ou démagogie ? un peu des trois, bien sûr ! Votez bien !

AVA News : voyage chez les pieds nickelés de la chasse

Quelques nouvelles de nos opposants, véritables pieds nickelés de la chasse, qui essuient une série de déconvenues depuis quelques semaines, qu’on en juge !

22 janvier : carton en Picardie

Un militant circule à vive allure sur une route tentant de prendre en vidéo une scène de chasse. Obnubilé par les enjeux de sa « mission », il perd le contrôle de son véhicule et en percute un autre. Plus de tôle froissée que de mal, heureusement !

 

2 février : Alexis Barbier abandonne le combat

Ou plus exactement, Alexis Barbier, dans un entretien-confession troublant, dévoile à la caméra de Pas Vegan les ressorts de la propagande des opposants à la chasse à courre, faite de manipulations et provocations en tout genre. De quoi ouvrir les yeux à bien des militants, embrigadés naïvement par quelques gourous du « camp du bien ».

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5 février : mobilisation avortée et bagarre interne

Ce devait être une journée forte en forêt de Compiègne pour dénoncer – encore – la chasse à courre. Mobilisation avortée puisqu’on avait rarement compté aussi peu d’opposants en forêt que ce jour-là. Et en prime, un joli échange de coups entre militants, arbitré par les gendarmes eux-mêmes. Un vent de discorde, cousin d’Eunice et Franklin, souffle chez AVA, ces temps-ci.

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8 février : Stan au Sénat

Stan la moustache avait réussi à s’immiscer dans la mission sénatoriale sur la sécurité à la chasse, imaginant y trouver une nouvelle tribune pour sa litanie. Le coup a fait long feu ; hors sujet tout le temps de son intervention, recadré à de nombreuses reprises par le rapporteur de la mission, Stan n’a pas eu la moyenne ; il est recalé.

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Photo © Le Parisien