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Diffamation et fantasmes de ses opposants : la Société de Vènerie réagit

Le cerf blessé que l’équipage de Bonnelles Rambouillet a chassé ce mardi 22 mars souffrait d’une grave blessure à l’un de ses membres qui handicapait lourdement sa locomotion. Il s’est rapidement arrêté contre le mur d’une propriété isolée de Grosrouvre (Yvelines). Les tentatives de le renvoyer en forêt étant demeurées vaines, l’animal a été abattu sur ordre de l’Autorité Publique comme le prévoit la loi. Deux opposants présents sur place ont admis la nécessité d’abréger les souffrances de ce cerf blessé.

La propagande des opposants à la chasse à courre ne connaît pas de limite. Pierre Rigaux, militant déclaré contre la chasse, se saisit donc de ce fait divers, donnant libre cours à ses propres fantasmes. Il invente une dramaturgie digne d’un film d’horreur et sort en quelques heures une vidéo à la mise en scène choisie : musiques angoissantes, voix d’outre-tombe, vocabulaire morbide, tout est fait pour plonger le spectateur dans une atmosphère sinistre.

Rigaux multiplie les diffamations. Si les forces de l’ordre sont sur place, ce n’est pas du fait de cet incident mais pour contenir les quelques opposants à la chasse à courre qui s’obstinent à en perturber le déroulement. La scène n’est pas chaotique mais parfaitement maîtrisée par les veneurs, hormis l’agitation d’une opposante animaliste. Si l’animal est servi à l’arme blanche, c’est pour éviter tout risque balistique lié à l’usage d’une arme à feu à proximité d’une route et d’une habitation. La mort de l’animal est rapide ; il a parcouru quelques mètres, sans qu’il soit besoin de « l’achever ». Enfin, les veneurs ne sont pas repartis « traquer un deuxième cerf dans la forêt », en dépit de ce qu’affirme Rigaux, suggérant un comportement contraire à notre éthique.

Pas en reste, AVA Rambouillet se réfère à l’arrêté du 25 février 2019 modifiant l’arrêté du 18 mars 1982 relatif à l’exercice de la vénerie et visant à limiter les incidents en fin de chasse à proximité des lieux habités. AVA oublie, au passage, d’en mentionner la conclusion : « L’autorité publique évalue la situation et décide de faire procéder à l’anesthésie de l’animal par le vétérinaire, aux frais de l’équipage, ou à défaut, de procéder à sa mise à mort. » Ce fut le cas mardi à Rambouillet.

Enfin, Le Parisien, dans son édition des Yvelines, reprenant sans nuance la rhétorique d’AVA, donne essentiellement la parole à la militante évoquée plus haut. Elle se dit traumatisée tout en affirmant avoir filmé sans relâche la scène prétendument traumatisante ; curieux paradoxe ! La conclusion de l’article revient fort heureusement à la Gendarmerie des Yvelines : « Face à l’état désespéré dans lequel se trouvait cet animal, la décision de laisser un chasseur abréger ses souffrances a finalement été prise… un choix collectif, pragmatique… il nous a semblé qu’il valait mieux en finir rapidement. »

Cet épisode démontre que la chasse à courre est la plus naturelle : les chiens chassent instinctivement d’abord les animaux malades, blessés ou moins rusés, et favorisent ainsi la bonne santé de l’espèce. Lorsque l’animal est pris, le veneur – c’est sa seule intervention – met tout en œuvre afin que sa mort soit rapide et sans souffrances inutiles.

Rappelons enfin que, chaque année, les chasseurs prélèvent notamment 70 000 cervidés, afin de rendre possible la coexistence de ces animaux magnifiques avec les activités humaines : agriculture, sylviculture, circulation routière, activités urbaines.

Mardi 22 mars en forêt de Rambouillet : la chasse d’un cerf blessé écourtée sans incident

Le cerf que l’équipage de Bonnelles Rambouillet a attaqué ce mardi 22 mars souffrait d’une grave blessure à l’antérieur gauche qui handicapait lourdement sa locomotion. Après une courte chasse, il est sorti de la forêt de Rambouillet et s’est arrêté contre le porche fermé d’une propriété de Grosrouvre (Yvelines).

Constatant la blessure de l’animal, les gendarmes présents sur les lieux ont pris la décision de faire abattre l’animal. Deux opposants à la chasse à courre, présents dans ces instants, sont convenu eux-mêmes de la nécessité d’abréger les souffrances de ce cerf blessé.

Après que le périmètre a été sécurisé, et avec l’accord du propriétaire, l’animal a donc été servi à l’arme blanche, préservant ainsi de tout risque de dommage collatéral.

La journée s’est terminée sans aucun incident.

Explication : il est courant et naturel qu’une meute de chiens privilégie, dans sa quête, un animal blessé. Les chiens de vènerie poursuivent le sentiment – l’odeur – que laisse l’animal chassé sur son passage. Un animal blessé laisse une odeur distinctive que l’instinct de prédation des chiens détectent immédiatement. D’une certaine manière, la vènerie assume ainsi le rôle qu’avaient les grands prédateurs qui ont disparu de nos forêts.

La chasse du 22 décembre de l’équipage La Futaie des Amis sanctionnée

Le mercredi 22 décembre, le cerf que chassait l’équipage La Futaie des Amis a été tiré dans des circonstances qui contreviennent à l’arrêté ministériel du 22 février 2019 relatif aux fins de chasses en zone urbanisée. Une enquête de gendarmerie est en cours ; elle rendra ses conclusions au Parquet dans le cadre d’une probable procédure judiciaire.

Par ailleurs, après en avoir informé la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS), la Préfète de l’Oise a décidé de suspendre l’équipage pour 15 jours. Elle envisage, de plus, de demander au veneur concerné de se dessaisir de ses armes.

La Société de Vènerie regrette vivement ce déplorable incident qui ne correspond en rien à la discipline qu’elle préconise ; elle tiendra compte des suites administratives et judiciaires.

Quelques chiens dans une cour de ferme : l’imagination des opposants à la chasse à courre s’enflamme

Mardi 16 novembre, l’équipage de la Hardouinais chasse à courre en forêt de Loudéac (Côtes d’Armor) sur son territoire. A proximité d’une rivière où se trouve le moulin Essarts, la chasse est arrêtée car les chiens ont perdu la trace de l’animal qu’ils poursuivent. Le piqueux décide de traverser la rivière avec plusieurs chiens en empruntant le chemin communal qui traverse la ferme du moulin. A cet instant, deux des fils de l’habitante du moulin, connus pour leur engagement anti-chasse, s’interposent et refusent que le passage au piqueux sur le chemin communal. Le temps de l’échange, les chiens attendent auprès de la ferme. Une photo montre l’un d’eux à la porte d’une remise. Le piqueux récupère les huit chiens et repart.

Il n’en faut pas plus aux opposants bretons à la chasse à courre pour enflammer leur imagination débordante, qu’ils auraient profit à mettre au service des scénaristes de Netflix. Un récit délirant est élaboré avec le concours des deux fils de l’habitante, opposants déclarés à la chasse à courre. Et la presse locale s’empare de cette affabulation, beaucoup plus mélodramatique que la réalité.

Hystériser le débat, dénoncer à la vindicte populaire une partie de nos concitoyens serait-ce au prix de mensonges éhontés constituent les procédés bien connus de mouvements extrémistes qui sévirent dans les années 30. On voit que certains de nos compatriotes rêvent de ressusciter cette période de triste mémoire.

Extraits de la « stratégie de manipulation de masse » de Noam Chomsky

  • Créer des problèmes puis offrir des « solutions »
  • Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
  • Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Un cerf, un grillage, un terrain de football : les ingrédients de la nouvelle supercherie d’AVA !

Alors que les 390 équipages de chasse à courre ont repris depuis deux mois partout en France, les opposants de la vènerie, cantonnés à trois forêts de la région parisienne, sont manifestement à cran pour obtenir des images. Malgré leurs provocations incessantes, ils n’ont pas encore réussi à créer l’incident tant espéré, pour tenter de discréditer notre mode de chasse.

Ce samedi 13 novembre 2021, l’équipage la Futaie des Amis a, une fois de plus, subi le harcèlement systématique de quelques opposants, fanatisés par un leader autoproclamé prêt à tout pour fabriquer un buzz médiatique.

Galvanisés par la présence du directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, les opposants n’ont cessé de multiplier les provocations durant la journée, mettant tout en œuvre pour compromettre la chasse, avec leurs habituels procédés : intrusion dans les zones qui leur sont interdites par arrêté préfectoral, outrages aux forces de l’ordre, détournement des chiens, aspersion de produits toxiques pour perturber l’odorat des chiens.

A l’approche du terrain de football de Saint Sauveur, implanté en pleine forêt domaniale et à plus d’1km de la première habitation, l’équipage a décidé comme il se doit d’arrêter sa chasse et de retirer ses chiens dans le calme.

Mais les opposants n’entendaient pas laisser passer pareille occasion pour théâtraliser le « sauvetage » d’un cerf ; vociférant dans la parcelle, ils poussent le cerf jusqu’en bordure du terrain de football. Signalons que ce terrain de football est ceinturé par un grillage de deux mètres de haut, qui protège la pelouse des dégâts de sangliers et interdit son franchissement par tout animal sauvage.

A aucun moment, le cerf n’a été en situation de pénétrer sur le terrain de football protégé par ce grillage haut de deux mètres. A aucun moment, les enfants qui y pratiquaient leur activité sportive n’ont « risqué » d’assister aux abois du cerf, puisque les chiens avaient été retirés depuis un moment, ce que prouve la vidéo postée par les opposants, dans laquelle aucun cri de chiens n’est entendu. Sans les opposants qui l’y ont acculé, le cerf ne se serait jamais approché du grillage qui protège le terrain de football.

Créer les incidents pour mieux stigmatiser ceux qu’on prétend en être responsable. Rien de nouveau sous le soleil ; les régimes autoritaires qui inspirent Stanislas Broniszewski ont fait cela bien avant lui.

Société de Vènerie

venerie@venerie.fr

La stèle d’un veneur profanée par des opposants à la chasse à courre. Jusqu’où iront-ils ?

Yann Dierickx avait découvert la chasse à courre en Picardie, où il était né. Il avait débuté sa carrière de veneur au Rallye Nomade puis à La Futaie des Amis à Compiègne, et l’acheva en qualité de piqueux du Rallye Vouzeron. Il est décédé trop tôt à 42 ans en septembre de l’année dernière. Pour perpétuer sa mémoire, ses deux filles, Charlotte et Adeline, et leur mère, Karine, avaient érigé une modeste stèle dans cette forêt de Compiègne qu’il avait tant aimée. Cette stèle vient d’être profanée à quelques jours de la date anniversaire de son décès ; des inscriptions opposées à la chasse à courre y ont été inscrites, le lieu, dans son ensemble, vandalisé.

Aujourd’hui, sa famille, encore traumatisée par cette mort prématurée, est dévastée par la rage qui a conduit des individus détestables à cet acte barbare. Cet acte n’est hélas qu’une illustration nouvelle du climat délétère entretenu par une poignée de fanatiques opposés à la chasse à courre. Rendront-ils des comptes des conséquences de la haine qu’ils propagent ? Sans doute pas. Ils ne font face à l’opinion publique que pour débiter leur propagande ; prétendant « documenter » la chasse à courre, ils ne travaillent qu’à faire détester leurs pratiquants et à diviser nos contemporains avec de faux arguments. Tristes sires que voilà qui pensent accéder à la renommée par la haine qu’ils sauront propager ; d’autres s’y sont essayé dans le passé, ce qui les mena toujours à leur perte ; nos opposants devraient s’en souvenir.

L’équipage du Verney aux Fées obtient gain de cause devant la Justice

On a coutume de dire que le temps judiciaire n’est pas le temps médiatique ; en voici une nouvelle preuve.

Le 10 mars 2020, un automobiliste fonce sciemment sur un chien de la meute de l’équipage du Verney aux Fées, animé par une probable détestation irraisonnée de la chasse à courre.

Transporté sans délais à la clinique vétérinaire, le chien blessé s’en sortira miraculeusement.

Le 15 février 2021, le chauffard a été condamné à une double amende pour délit de fuite et préjudice morale.

Dans notre pays, les actes délictueux sont poursuivis et sanctionnés.

La haine ne peut pas servir d’argument aux exactions les plus ignobles dont les veneurs sont trop souvent les victimes.

Nos opposants auraient tout intérêt à s’en souvenir et à adopter enfin un comportement respectueux des lois et de leurs concitoyens.

Les veneurs, quant à eux, continueront de déposer des plaintes pour les mauvais traitements dont ils sont l’objet ; les coupables seront condamnés afin que notre activité légale perdure.

Les opposants à la chasse à courre écrasent un chien de vènerie

Samedi 2 octobre, la forêt de Compiègne a été le théâtre de ce que l’obscurantisme des opposants à la chasse à courre peut produire de pire sous la direction de leur leader picard.

Victime de la haine de ses opposants, sous des prétextes qui n’ont, au bout du compte, rien à voir avec ce qu’est notre mode de chasse, la Futaie des Amis, qui chasse en forêt de Compiègne, a vu un automobiliste anti-chasse percuter volontairement un de ses chiens. Miraculeusement, le chien qui a été projeté à plusieurs dizaines de mètres s’en sort indemne. L’équipage a déposé plainte contre l’automobiliste dont les plaques minéralogiques avaient été relevées : mise en danger de la vie d’autrui, provocation volontaire d’un accident, sévices graves à animal, violence aggravée avec arme (son véhicule) et délit de fuite. Les témoins sont nombreux qui confirmeront le bienfondé de la plainte de l’équipage.

Tuer des chiens pour lutter contre la vènerie : c’est donc là la nouvelle stratégie de nos opposants.

Comment la défense de la condition animale s’y retrouve là-dedans ? On ne saurait le dire.  A moins que leur « combat » insensé ne soit d’une autre nature…

Société de Vènerie

79 Rue des Archives

01 47 53 93 93 / venerie@venerie.fr

Proposition de loi anti chasse à courre : l’œuvre du dogmatisme escrologiste

L’ouverture de la saison de chasse a vu revenir une nouvelle attaque contre la chasse à courre. Cette fois-ci, l’attaque a pris la forme d’une proposition de loi émanant de 11 sénateurs membres du groupe « Écologiste – Solidarité et Territoires ». L’exposé des motifs en est toujours aussi navrant d’erreurs réitérées au fil des PPL.

L’occasion était trop belle de montrer les œuvres du dogmatisme escrologiste. Nous avons donc préparé une réponse à cet exposé des motifs qui vient d’être envoyée par le Président Pierre de Roüalle aux signataires de la PPL ainsi qu’à l’ensemble des sénateurs du groupe chasse.

Tout cela est, bien évidemment, à diffuser !

Pour lire notre réponse, cliquer ici.

Solidaires et engagés, les veneurs aux côtés des chasses traditionnelles

De Mont de Marsan à Amiens en passant par Redon, Forcalquier et Caen, les veneurs ont été nombreux à répondre ce samedi 18 septembre à l’appel pour la sauvegarde des chasses traditionnelles et la défense de tous les autres modes de chasse constamment attaqués.

Notre mobilisation était justifiée, par solidarité bien-sûr et d’abord, en nous souvenant du soutien sans faille que le monde fédéral, l’ensemble des associations de chasses spécialisées et les acteurs du monde rural nous ont apporté lors du RIP l’an passé auquel nous avons résisté. Défiler samedi était aussi l’occasion pour les veneurs d’exprimer au son de leurs trompes leur détermination à défendre à « cor et à cri » leur passion. Au total, ce sont 50 000 personnes qui ont défilé dans le calme et la bonne humeur à travers les rues de cinq villes de France.

Le gouvernement semble avoir fait un geste envers les chasseurs en mettant en consultation publique les arrêtés relatifs aux quotas de captures des chasses traditionnelles du Sud-Ouest et des Ardennes et ce jusqu’au 6 octobre prochain. Ils seront également soumis à l’avis du CNCFS le 23 septembre.

Notre mobilisation doit être une nouvelle fois à la mesure de l’enjeu. Participez, votez, faites voter et utilisez tous vos réseaux d’amis pour que cette consultation soit largement en notre faveur ! Attaquer un mode de chasse, quel qu’il soit, c’est ébranler la chasse française dans son ensemble et menacer indiscutablement son futur !

Les quatre projets d’arrêtés sont accessibles via les liens ci-dessous :

 1- Projet autorisant les tenderies aux vanneaux et pluviers dans les Ardennes

 2- Projet autorisant les tenderies aux grives dans les Ardennes

 3- Projet autorisant les captures des alouettes au moyens de matoles dans le Sud-Ouest

 4- Projet autorisant les captures des alouettes au moyens de pantes dans le Sud-Ouest 

 

Pour répondre à chacun d’eux, il faut déposer un commentaire dont le titre est « avis favorable au projet » en indiquant dans un message simple et personnalisé que le projet respecte les conditions de dérogation de la directive européenne, que les chasses traditionnelles font partie du patrimoine culturel et n’ont aucun impact négatif sur la biodiversité.

La chasse à courre sort renforcée d’une saison agitée

La saison de chasse à courre s’achève demain, mercredi 31 mars. Pratiquée, à pied ou à cheval, dans 70 départements par 390 équipages, la chasse à courre a, sur le terrain, subi des attaques plus rares mais aussi plus violentes de la part de saboteurs radicalisés. Les tentatives de remise en cause législative ont toutes échoué. En revanche, ces attaques ont déclenché un soutien de l’ensemble des acteurs de la chasse, de la ruralité et de nombreux parlementaires. La chasse à courre en sort renforcée.

 

  • Division et radicalisation des militants anti-chasse

 Le mouvement AVA (Abolissons la Vènerie Aujourd’hui) a fortement reculé : fin des sabotages en Touraine et Grésigne et quasi-disparition en Bretagne. Avec un leader, Stanislas Broniszewski, de plus en plus contesté en interne, le mouvement s’est également divisé, donnant naissance à des sous-groupes, Amis des bois, PACCT, auxquels s’ajoutent des individus beaucoup plus radicalisés, comme la Section anti-chasse. Les opposants à la chasse à courre sont désormais majoritairement concentrés sur deux massifs forestiers : Compiègne et Rambouillet. La méthode est toujours la même : provocations, harcèlements, arrêt des chiens, montages d’images hors contexte avec une mise en scène angoissante,

plaintes factices déposées à la gendarmerie, diffamation sur les réseaux sociaux, et envoi quotidien de communiqués pour des incidents créés de toute pièce.

Le mouvement anti-chasse s’inscrit dans une idéologie antispéciste plus large (qui s’est notamment illustrée ces dernières semaines par des attaques de L214 contre la viande, ou de Peta contre le lait). Cette opposition a déclenché une solidarité nouvelle de l’ensemble des acteurs de la chasse et de la ruralité (agriculteurs, éleveurs, sylviculteurs, cavaliers, etc.).

 

  • Elisa Pilarki : après un an de lynchage, la chasse à courre mise hors de cause

En novembre 2019, dans la forêt de Retz (Aisne), une femme enceinte était découverte morte de morsures de chien. Durant un an, la chasse à courre a été présentée comme responsable de ce drame et lynchée sur les réseaux sociaux et dans certains médias. Le rapport de deux vétérinaires, experts indépendants mandatés par les cours d’appel de Reims et Toulouse, concluait pourtant « Le chien Curtis est l’unique auteur des morsures ayant causé le décès ». En novembre 2020, l’instruction a révélé qu’aucune trace ADN de chiens de chasse à courre n’avait été retrouvée sur le corps et que seules celles de Curtis, le pitbull de son compagnon Christophe Ellul, y étaient présentes. Christophe Ellul, propriétaire de Curtis, qui ne cessait d’accuser la chasse à courre pour tromper la justice, a depuis lors été mis en examen pour homicide involontaire. La Société de Vènerie poursuivra en justice ceux qui ont diffamé la chasse à courre et ses pratiquants.

 

  • Attaques politiques contre la chasse à courre

Au cours de l’année 2020, trois initiatives parlementaires ont tenté de faire interdire la chasse à courre : le Référendum d’Initiative Partagée pour les animaux, et deux propositions de loi, l’une à l’Assemblée Nationale et l’autre au Sénat. Aucune de ces initiatives n’a abouti. Les élus ont ainsi majoritairement démontré leur attachement à protéger cette chasse naturelle, faisant partie intégrante du patrimoine historique et culturel de la France ; la Société de Vènerie salue cet élan spontané. Elle s’est exprimée pour dénoncer les dérives de l’idéologie antispéciste qui ne correspond pas aux attentes de nos concitoyens.

Toutefois, à l’approche des échéances électorales, certains candidats et partis attaquent de nouveau la chasse à courre pour « verdir » leur programme politique.

« Le bien-être animal devient un thème politique majeur, remarque Pierre de Roüalle, président de la Société de Vènerie. La caricature de la chasse à courre est courante, pourtant c’est le mode de chasse le plus naturel et le plus écologique qui soit. Dès lors qu’elles s’inscrivent dans le respect de plans de chasse légalement établis, les chasses traditionnelles, mêmes minoritaires, ont le droit d’exister. Les divergences d’opinions sont légitimes en démocratie ; elles n’impliquent cependant pas de vouloir faire disparaître ses contradicteurs ».

 

08/02/2021 : Tribune AVA dans Oise Hebdo, voici notre réponse !

Il y a quelques jours, les rédactions des quotidiens locaux Oise Hebdo et le Courrier Picard publiaient dans leurs colonnes une tribune anti-chasse à courre et signée, entre autres, par une petite dizaine de parlementaires. Cette tribune ne pouvant s’expliquer que par un manque d’information de la part des signataires, voici notre réponse.

La chasse est nécessaire. La préservation des espèces sauvages, dans les espaces naturels français, passe par la régulation. On peut ne pas aimer la chasse à courre ; il est cependant important de la comprendre, avant de juger la pratique de dizaines de milliers de passionnés de chasse aux chiens courants.

Des passionnés partout en France & des incidents extrêmement rares

De toute l’Histoire de France, la chasse à courre n’a jamais été autant pratiquée qu’aujourd’hui. 390 équipages chassent le lapin, le lièvre, le renard, le cerf, le chevreuil ou le sanglier. Désormais totalement démocratisés, ils regroupent des dizaines de milliers de passionnés dans 70 départements.

Sur les 10 000 journées de chasses à courre qui se sont déroulées en France depuis le début de la saison 2020-2021, le collectif AVA prétend avoir identifié seize incidents, dont seulement douze sont cités dans la tribune parue le 1er février dans vos colonnes. A l’exception de la perturbation du trafic ferroviaire entre Paris et Chantilly ce 12 janvier (pour laquelle les veneurs sont en relation avec la SNCF) pas un seul n’a donné suite à une procédure. Ce n’est pas que la chasse à courre bénéficie d’une impunité particulière ; son exercice fait l’objet d’une réglementation très stricte. Mais le collectif s’acharne à surmédiatiser des incidents mineurs ; ainsi, un chien mordu et une poule mangée, cités parmi les douze incidents, constituent des événements certes regrettables mais dont le règlement relève au mieux d’un arrangement à l’amiable – ce qui fut le cas pour les deux – et au pire de la justice de proximité. Rien qui ressemble à des « frictions sociales incessantes. »

La chasse à courre, qu’est-ce que c’est ?

C’est le mode de chasse le plus écologique qui s’approche le plus de la prédation naturelle ; des chiens poursuivent un animal sauvage qui a développé, au fil des millénaires, les capacités physiques et sensorielles pour échapper à ses prédateurs. Il en va de même du chat qui attrape la souris, du faucon qui capture le pigeon, de la martre qui vole la poule, de la buse qui s’empare du lapin, ou de la fouine qui dérobe des œufs. L’intérêt de la chasse à courre réside dans la capacité des chiens à déjouer les ruses multiples mises en œuvre par ces animaux chassés pour leur échapper ; les chiens n’y réussissent qu’une fois sur quatre.

Derrière la chasse à courre, un combat politique

En réalité, les motivations des leaders d’AVA sont purement politiques. Ils prétendent, bien à tort, que la chasse à courre est réservée à une élite ; les termes qu’ils emploient pour la décrire comme l’appel à une « écologie populaire » démontrent qu’ils veulent y voir un des bastions que la lutte des classes doit conquérir. Or ils se trompent. La vènerie réunit, autour de la passion du chien courant, des dizaines de milliers d’adeptes de toute condition sociale, jeunes et vieux, hommes et femmes, urbains et ruraux. Deux sociologues du CNRS*, pourtant connus pour leurs idées peu « bourgeoises », l’ont démontré lorsqu’ils se sont intéressés au sujet dans les années 90 ; ils concluaient ainsi leur étude : « La vènerie est un fait social « total », dans la mesure où il parle de la vie, de la mort, de la nature, de la sauvagerie, de la tradition, du sacré, des rituels, de l’art, de la spiritualité, de la philosophie et des rapports sociaux. »

« La chasse à courre dans certaines régions relève de la tradition » ajoutait Georges Marchais, elle est « le vecteur d’une certaine culture qui se perpétue depuis des centaines d’années. Elle fait l’objet de fêtes et de rassemblements populaires, et à ce titre dépasse la seule pratique de la chasse. En toute conscience, peut-on interdire cela ? » s’interrogeait le secrétaire général du Parti Communiste Français.

S’informer avant de signer

Il y a fort à parier qu’aucun des 91 signataires de cette tribune n’a jamais suivi une chasse à courre avec un veneur, ni visité le chenil d’aucun équipage. Et c’est dommage. Dans une société où règne la transparence, les veneurs ont à cœur d’expliquer la chasse à courre pour permettre à chacun d’en juger.

Et fondamentalement, en démocratie, les citoyens ont-ils encore le droit de penser différemment les uns des autres, de ne pas vouloir ou apprécier les mêmes choses ? Tout ce qui ne vous plaît pas doit-il être interdit ?

 

* Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, « La chasse à courre. Ses rites et enjeux. » Paris, Payot, 1993

 

 

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