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La stèle d’un veneur décédé profanée par des opposants à la chasse à courre. Jusqu’où iront-ils ?

Yann Dierickx avait découvert la chasse à courre en Picardie, où il était né. Il avait débuté sa carrière de veneur au Rallye Nomade puis à La Futaie des Amis à Compiègne, et l’acheva en qualité de piqueux du Rallye Vouzeron. Il est décédé trop tôt à 42 ans en septembre de l’année dernière. Pour perpétuer sa mémoire, ses deux filles, Charlotte et Adeline, et leur mère, Karine, avaient érigé une modeste stèle dans cette forêt de Compiègne qu’il avait tant aimée. Cette stèle vient d’être profanée à quelques jours de la date anniversaire de son décès ; des inscriptions opposées à la chasse à courre y ont été inscrites, le lieu, dans son ensemble, vandalisé.

Aujourd’hui, sa famille, encore traumatisée par cette mort prématurée, est dévastée par la rage qui a conduit des individus détestables à cet acte barbare. Cet acte n’est hélas qu’une illustration nouvelle du climat délétère entretenu par une poignée de fanatiques opposés à la chasse à courre. Rendront-ils des comptes des conséquences de la haine qu’ils propagent ? Sans doute pas. Ils ne font face à l’opinion publique que pour débiter leur propagande ; prétendant « documenter » la chasse à courre, ils ne travaillent qu’à faire détester leurs pratiquants et à diviser nos contemporains avec de faux arguments. Tristes sires que voilà qui pensent accéder à la renommée par la haine qu’ils sauront propager ; d’autres s’y sont essayé dans le passé, ce qui les mena toujours à leur perte ; nos opposants devraient s’en souvenir.

L’équipage du Verney aux Fées obtient gain de cause devant la Justice

On a coutume de dire que le temps judiciaire n’est pas le temps médiatique ; en voici une nouvelle preuve.

Le 10 mars 2020, un automobiliste fonce sciemment sur un chien de la meute de l’équipage du Verney aux Fées, animé par une probable détestation irraisonnée de la chasse à courre.

Transporté sans délais à la clinique vétérinaire, le chien blessé s’en sortira miraculeusement.

Le 15 février 2021, le chauffard a été condamné à une double amende pour délit de fuite et préjudice morale.

Dans notre pays, les actes délictueux sont poursuivis et sanctionnés.

La haine ne peut pas servir d’argument aux exactions les plus ignobles dont les veneurs sont trop souvent les victimes.

Nos opposants auraient tout intérêt à s’en souvenir et à adopter enfin un comportement respectueux des lois et de leurs concitoyens.

Les veneurs, quant à eux, continueront de déposer des plaintes pour les mauvais traitements dont ils sont l’objet ; les coupables seront condamnés afin que notre activité légale perdure.

Les opposants à la chasse à courre écrasent un chien de vènerie

Samedi 2 octobre, la forêt de Compiègne a été le théâtre de ce que l’obscurantisme des opposants à la chasse à courre peut produire de pire sous la direction de leur leader picard.

Victime de la haine de ses opposants, sous des prétextes qui n’ont, au bout du compte, rien à voir avec ce qu’est notre mode de chasse, la Futaie des Amis, qui chasse en forêt de Compiègne, a vu un automobiliste anti-chasse percuter volontairement un de ses chiens. Miraculeusement, le chien qui a été projeté à plusieurs dizaines de mètres s’en sort indemne. L’équipage a déposé plainte contre l’automobiliste dont les plaques minéralogiques avaient été relevées : mise en danger de la vie d’autrui, provocation volontaire d’un accident, sévices graves à animal, violence aggravée avec arme (son véhicule) et délit de fuite. Les témoins sont nombreux qui confirmeront le bienfondé de la plainte de l’équipage.

Tuer des chiens pour lutter contre la vènerie : c’est donc là la nouvelle stratégie de nos opposants.

Comment la défense de la condition animale s’y retrouve là-dedans ? On ne saurait le dire.  A moins que leur « combat » insensé ne soit d’une autre nature…

Société de Vènerie

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Proposition de loi anti chasse à courre : l’œuvre du dogmatisme escrologiste

L’ouverture de la saison de chasse a vu revenir une nouvelle attaque contre la chasse à courre. Cette fois-ci, l’attaque a pris la forme d’une proposition de loi émanant de 11 sénateurs membres du groupe « Écologiste – Solidarité et Territoires ». L’exposé des motifs en est toujours aussi navrant d’erreurs réitérées au fil des PPL.

L’occasion était trop belle de montrer les œuvres du dogmatisme escrologiste. Nous avons donc préparé une réponse à cet exposé des motifs qui vient d’être envoyée par le Président Pierre de Roüalle aux signataires de la PPL ainsi qu’à l’ensemble des sénateurs du groupe chasse.

Tout cela est, bien évidemment, à diffuser !

Pour lire notre réponse, cliquer ici.

Solidaires et engagés, les veneurs aux côtés des chasses traditionnelles

De Mont de Marsan à Amiens en passant par Redon, Forcalquier et Caen, les veneurs ont été nombreux à répondre ce samedi 18 septembre à l’appel pour la sauvegarde des chasses traditionnelles et la défense de tous les autres modes de chasse constamment attaqués.

Notre mobilisation était justifiée, par solidarité bien-sûr et d’abord, en nous souvenant du soutien sans faille que le monde fédéral, l’ensemble des associations de chasses spécialisées et les acteurs du monde rural nous ont apporté lors du RIP l’an passé auquel nous avons résisté. Défiler samedi était aussi l’occasion pour les veneurs d’exprimer au son de leurs trompes leur détermination à défendre à « cor et à cri » leur passion. Au total, ce sont 50 000 personnes qui ont défilé dans le calme et la bonne humeur à travers les rues de cinq villes de France.

Le gouvernement semble avoir fait un geste envers les chasseurs en mettant en consultation publique les arrêtés relatifs aux quotas de captures des chasses traditionnelles du Sud-Ouest et des Ardennes et ce jusqu’au 6 octobre prochain. Ils seront également soumis à l’avis du CNCFS le 23 septembre.

Notre mobilisation doit être une nouvelle fois à la mesure de l’enjeu. Participez, votez, faites voter et utilisez tous vos réseaux d’amis pour que cette consultation soit largement en notre faveur ! Attaquer un mode de chasse, quel qu’il soit, c’est ébranler la chasse française dans son ensemble et menacer indiscutablement son futur !

Les quatre projets d’arrêtés sont accessibles via les liens ci-dessous :

 1- Projet autorisant les tenderies aux vanneaux et pluviers dans les Ardennes

 2- Projet autorisant les tenderies aux grives dans les Ardennes

 3- Projet autorisant les captures des alouettes au moyens de matoles dans le Sud-Ouest

 4- Projet autorisant les captures des alouettes au moyens de pantes dans le Sud-Ouest 

 

Pour répondre à chacun d’eux, il faut déposer un commentaire dont le titre est « avis favorable au projet » en indiquant dans un message simple et personnalisé que le projet respecte les conditions de dérogation de la directive européenne, que les chasses traditionnelles font partie du patrimoine culturel et n’ont aucun impact négatif sur la biodiversité.

La chasse à courre sort renforcée d’une saison agitée

La saison de chasse à courre s’achève demain, mercredi 31 mars. Pratiquée, à pied ou à cheval, dans 70 départements par 390 équipages, la chasse à courre a, sur le terrain, subi des attaques plus rares mais aussi plus violentes de la part de saboteurs radicalisés. Les tentatives de remise en cause législative ont toutes échoué. En revanche, ces attaques ont déclenché un soutien de l’ensemble des acteurs de la chasse, de la ruralité et de nombreux parlementaires. La chasse à courre en sort renforcée.

 

  • Division et radicalisation des militants anti-chasse

 Le mouvement AVA (Abolissons la Vènerie Aujourd’hui) a fortement reculé : fin des sabotages en Touraine et Grésigne et quasi-disparition en Bretagne. Avec un leader, Stanislas Broniszewski, de plus en plus contesté en interne, le mouvement s’est également divisé, donnant naissance à des sous-groupes, Amis des bois, PACCT, auxquels s’ajoutent des individus beaucoup plus radicalisés, comme la Section anti-chasse. Les opposants à la chasse à courre sont désormais majoritairement concentrés sur deux massifs forestiers : Compiègne et Rambouillet. La méthode est toujours la même : provocations, harcèlements, arrêt des chiens, montages d’images hors contexte avec une mise en scène angoissante,

plaintes factices déposées à la gendarmerie, diffamation sur les réseaux sociaux, et envoi quotidien de communiqués pour des incidents créés de toute pièce.

Le mouvement anti-chasse s’inscrit dans une idéologie antispéciste plus large (qui s’est notamment illustrée ces dernières semaines par des attaques de L214 contre la viande, ou de Peta contre le lait). Cette opposition a déclenché une solidarité nouvelle de l’ensemble des acteurs de la chasse et de la ruralité (agriculteurs, éleveurs, sylviculteurs, cavaliers, etc.).

 

  • Elisa Pilarki : après un an de lynchage, la chasse à courre mise hors de cause

En novembre 2019, dans la forêt de Retz (Aisne), une femme enceinte était découverte morte de morsures de chien. Durant un an, la chasse à courre a été présentée comme responsable de ce drame et lynchée sur les réseaux sociaux et dans certains médias. Le rapport de deux vétérinaires, experts indépendants mandatés par les cours d’appel de Reims et Toulouse, concluait pourtant « Le chien Curtis est l’unique auteur des morsures ayant causé le décès ». En novembre 2020, l’instruction a révélé qu’aucune trace ADN de chiens de chasse à courre n’avait été retrouvée sur le corps et que seules celles de Curtis, le pitbull de son compagnon Christophe Ellul, y étaient présentes. Christophe Ellul, propriétaire de Curtis, qui ne cessait d’accuser la chasse à courre pour tromper la justice, a depuis lors été mis en examen pour homicide involontaire. La Société de Vènerie poursuivra en justice ceux qui ont diffamé la chasse à courre et ses pratiquants.

 

  • Attaques politiques contre la chasse à courre

Au cours de l’année 2020, trois initiatives parlementaires ont tenté de faire interdire la chasse à courre : le Référendum d’Initiative Partagée pour les animaux, et deux propositions de loi, l’une à l’Assemblée Nationale et l’autre au Sénat. Aucune de ces initiatives n’a abouti. Les élus ont ainsi majoritairement démontré leur attachement à protéger cette chasse naturelle, faisant partie intégrante du patrimoine historique et culturel de la France ; la Société de Vènerie salue cet élan spontané. Elle s’est exprimée pour dénoncer les dérives de l’idéologie antispéciste qui ne correspond pas aux attentes de nos concitoyens.

Toutefois, à l’approche des échéances électorales, certains candidats et partis attaquent de nouveau la chasse à courre pour « verdir » leur programme politique.

« Le bien-être animal devient un thème politique majeur, remarque Pierre de Roüalle, président de la Société de Vènerie. La caricature de la chasse à courre est courante, pourtant c’est le mode de chasse le plus naturel et le plus écologique qui soit. Dès lors qu’elles s’inscrivent dans le respect de plans de chasse légalement établis, les chasses traditionnelles, mêmes minoritaires, ont le droit d’exister. Les divergences d’opinions sont légitimes en démocratie ; elles n’impliquent cependant pas de vouloir faire disparaître ses contradicteurs ».

 

08/02/2021 : Tribune AVA dans Oise Hebdo, voici notre réponse !

Il y a quelques jours, les rédactions des quotidiens locaux Oise Hebdo et le Courrier Picard publiaient dans leurs colonnes une tribune anti-chasse à courre et signée, entre autres, par une petite dizaine de parlementaires. Cette tribune ne pouvant s’expliquer que par un manque d’information de la part des signataires, voici notre réponse.

La chasse est nécessaire. La préservation des espèces sauvages, dans les espaces naturels français, passe par la régulation. On peut ne pas aimer la chasse à courre ; il est cependant important de la comprendre, avant de juger la pratique de dizaines de milliers de passionnés de chasse aux chiens courants.

Des passionnés partout en France & des incidents extrêmement rares

De toute l’Histoire de France, la chasse à courre n’a jamais été autant pratiquée qu’aujourd’hui. 390 équipages chassent le lapin, le lièvre, le renard, le cerf, le chevreuil ou le sanglier. Désormais totalement démocratisés, ils regroupent des dizaines de milliers de passionnés dans 70 départements.

Sur les 10 000 journées de chasses à courre qui se sont déroulées en France depuis le début de la saison 2020-2021, le collectif AVA prétend avoir identifié seize incidents, dont seulement douze sont cités dans la tribune parue le 1er février dans vos colonnes. A l’exception de la perturbation du trafic ferroviaire entre Paris et Chantilly ce 12 janvier (pour laquelle les veneurs sont en relation avec la SNCF) pas un seul n’a donné suite à une procédure. Ce n’est pas que la chasse à courre bénéficie d’une impunité particulière ; son exercice fait l’objet d’une réglementation très stricte. Mais le collectif s’acharne à surmédiatiser des incidents mineurs ; ainsi, un chien mordu et une poule mangée, cités parmi les douze incidents, constituent des événements certes regrettables mais dont le règlement relève au mieux d’un arrangement à l’amiable – ce qui fut le cas pour les deux – et au pire de la justice de proximité. Rien qui ressemble à des « frictions sociales incessantes. »

La chasse à courre, qu’est-ce que c’est ?

C’est le mode de chasse le plus écologique qui s’approche le plus de la prédation naturelle ; des chiens poursuivent un animal sauvage qui a développé, au fil des millénaires, les capacités physiques et sensorielles pour échapper à ses prédateurs. Il en va de même du chat qui attrape la souris, du faucon qui capture le pigeon, de la martre qui vole la poule, de la buse qui s’empare du lapin, ou de la fouine qui dérobe des œufs. L’intérêt de la chasse à courre réside dans la capacité des chiens à déjouer les ruses multiples mises en œuvre par ces animaux chassés pour leur échapper ; les chiens n’y réussissent qu’une fois sur quatre.

Derrière la chasse à courre, un combat politique

En réalité, les motivations des leaders d’AVA sont purement politiques. Ils prétendent, bien à tort, que la chasse à courre est réservée à une élite ; les termes qu’ils emploient pour la décrire comme l’appel à une « écologie populaire » démontrent qu’ils veulent y voir un des bastions que la lutte des classes doit conquérir. Or ils se trompent. La vènerie réunit, autour de la passion du chien courant, des dizaines de milliers d’adeptes de toute condition sociale, jeunes et vieux, hommes et femmes, urbains et ruraux. Deux sociologues du CNRS*, pourtant connus pour leurs idées peu « bourgeoises », l’ont démontré lorsqu’ils se sont intéressés au sujet dans les années 90 ; ils concluaient ainsi leur étude : « La vènerie est un fait social « total », dans la mesure où il parle de la vie, de la mort, de la nature, de la sauvagerie, de la tradition, du sacré, des rituels, de l’art, de la spiritualité, de la philosophie et des rapports sociaux. »

« La chasse à courre dans certaines régions relève de la tradition » ajoutait Georges Marchais, elle est « le vecteur d’une certaine culture qui se perpétue depuis des centaines d’années. Elle fait l’objet de fêtes et de rassemblements populaires, et à ce titre dépasse la seule pratique de la chasse. En toute conscience, peut-on interdire cela ? » s’interrogeait le secrétaire général du Parti Communiste Français.

S’informer avant de signer

Il y a fort à parier qu’aucun des 91 signataires de cette tribune n’a jamais suivi une chasse à courre avec un veneur, ni visité le chenil d’aucun équipage. Et c’est dommage. Dans une société où règne la transparence, les veneurs ont à cœur d’expliquer la chasse à courre pour permettre à chacun d’en juger.

Et fondamentalement, en démocratie, les citoyens ont-ils encore le droit de penser différemment les uns des autres, de ne pas vouloir ou apprécier les mêmes choses ? Tout ce qui ne vous plaît pas doit-il être interdit ?

 

* Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, « La chasse à courre. Ses rites et enjeux. » Paris, Payot, 1993

 

 

Contacts Presse :

Antoine Gallon

Directeur de la Communication de la Société de Vènerie

agallon@venerie.fr / 06 24 59 09 82 / 01 47 53 93 93

 

Timothée Gaget

Relations Médias

timothee.gaget@artcher.fr / 06 23 65 01 73

21/01/2021 : Hommage au cerf inconnu, l’antispécisme au service des ambitions politiques de la candidate EELV

La députée européenne, Karima DELLI, cheffe de file d’EELV pour les élections régionales dans les Hauts-de-France, a invité l’ensemble de la presse à assister à un dépôt de gerbe en « hommage au cerf inconnu ».

Un cerf s’est égaré sur les rails de la gare de Chantilly la semaine dernière, les chasseurs à courre ont présenté leurs excuses pour cet incident rarissime ayant occasionné des retards de trains. Mais cela ne semble pas avoir suffi à Mme la députée Karima Delli : elle a décidé de déposer une gerbe en mémoire de ce « cervidé inconnu ».

La Société de Vènerie, qui représente l’ensemble des chasseurs à courre de France, tient à préciser que :

  • Contrairement au soldat inconnu, ce cerf n’est pas mort.
  • Contrairement au soldat inconnu, ce cerf n’est pas un être humain.
  • Contrairement au soldat inconnu, ce cerf n’a pas fait partie des victimes de la première guerre mondiale tombées au champ d’honneur pour défendre leur pays.
  • Les 800.000 sangliers, 700.000 chevreuils et 60.000 cerfs tués chaque année, ne sont ni victimes de guerre, ni victimes de génocide, mais constituent du gibier régulé, selon des plans de chasse légalement établis, pour maintenir un équilibre entre la faune sauvage et les activités humaines (circulation automobile, agriculture, sylviculture).

 Pierre de Roüalle, président de la Société de Vènerie déclare : « qu’une élue écologiste qui ne connaît pas la chasse à courre, l’instrumentalise à des fins politiques, je peux le comprendre ; ça n’est pas nouveau. Ce qui m’attriste bien davantage, c’est la percée de l’idéologie antispéciste dans le débat politique. Cet hommage au « cerf inconnu » qui se veut le pendant de celui au soldat inconnu constitue une insulte aux soldats morts pour la France. A mettre les animaux sauvages et les êtres humains sur le même plan, on détruit les fondements de notre civilisation humaniste ».

La chasse à courre reprend le 15 décembre

Les dernières déclarations du Premier Ministre Jean Castex, hier jeudi, annoncent le remplacement du confinement par un couvre-feu de 20h00 à 06h00. En conséquence, les trois contraintes de distance, de temps, et de regroupement restreint au cercle familial seront levées dès le 15 décembre inclus. Cela signifie que la chasse à courre pourra reprendre à cette date, ainsi que le précise le communiqué de la Fédération Nationale des Chasseurs, daté d’hier soir, repris ci-après :

Le Premier Ministre, Jean Castex, vient de nous révéler les nouvelles dispositions qui rentreront en vigueur le 15 décembre prochain, dans le cadre de la lutte contre la COVID 19.

Pour ce qui touche le domaine cynégétique, et à partir de cette date, l’exercice de la chasse se fera normalement de 6h00 à 20h00. Il n’est donc plus nécessaire de se munir d’une attestation pour les chasses de jour. Elles peuvent s’effectuer toute la journée, et à l’endroit que vous souhaitez, puisque les 20 kilomètres et les 3 heures seront supprimés dès le 15 décembre, ainsi que les démarches et attestations liées à la battue de grand gibier. La chasse retrouve donc une pratique normale en dehors des horaires du couvre-feu.

Pour les chasseurs de grand gibier qui devront se déplacer sur de longues distances pour pratiquer la chasse, et seront contraints de partir avant 6h00 ou/et de revenir après 20h00, il leur faudra utiliser une attestation de déplacement, en cochant la case  » intérêt général « . Pour les chasseurs de gibier d’eau qui chassent de nuit, il leur faudra rejoindre leur lieu de chasse avant 20h00, et n’en repartir qu’après 6h00 du matin. Pour les chasseurs de petit gibier, de migrateurs et comme les chasseurs à courre, ils devront respecter les horaires du couvre-feu, en ne partant qu’après 6h00, et en rentrant avant 20h00.

Vous l’avez tous compris, la pandémie COVID-19 ne semble pas vouloir diminuer aussi vite que nous l’espérions, malgré les mesures de confinement appliquées par l’état. C’est pourquoi, lorsque vos chasseurs pratiqueront la chasse sous n’importe quel mode, ils devront faire preuve d’une extrême prudence dans l’application des règles sanitaires. Ayons bien à l’esprit que la lutte contre le virus est l’affaire de tous, et chaque chasseur doit être exemplaire sur ce point.

Si la situation sanitaire générale ne s’améliore pas d’ici début janvier, le risque d’un nouveau confinement n’est pas à exclure, et c’est pourquoi chacun doit être un exemple de bonne conduite pour les autres comme pour lui-même. Comme vous pouvez l’imaginer, un nouveau confinement en période de chasse compromettrait fortement l’avenir économique et social de la chasse française. Je vous demande donc d’insister fortement sur ce point auprès de vos chasseurs.

Un arrêté préfectoral, produit dans chaque département, devrait confirmer la mise en oeuvre de ces dispositions nouvelles.

Dans la période de déconfinement progressif qui devrait s’achever le 20 janvier, le port de la tenue des membres à la chasse reste à l’appréciation du maître d’équipage. La Société de Vènerie exprime plusieurs recommandations : respect des gestes barrière, rapport et curée en petit comité.

Chasser ou pas : attendons d’en savoir plus

L’allocution prononcée hier soir, mardi 24 novembre, par le Président de la République présentait les grandes lignes du déconfinement progressif du pays qui va s’étaler sur une période courant du 28 novembre au 20 janvier.

Il serait abusif de vouloir trouver dans ces propos une interprétation qui constituerait une autorisation formelle de chasser à nouveau à partir de samedi prochain. Il nous faut notamment comprendre ce que l’autorisation de sortie dans un périmètre de 20 km pendant trois heures recouvre.

Il convient donc d’attendre les précisions que nous allons chercher auprès de la FNC et du Ministère de la Transition Ecologique si possible aujourd’hui. Nous reviendrons vers vous au plus vite et quoiqu’il en soit au plus tard vendredi.

Décès d’Elisa Pilarski : le rapport d’expertise met définitivement hors de cause la chasse à courre

Affaire Élisa Pilarski, le rapport d’expertise des deux vétérinaires est formel : « Le chien Curtis est l’unique auteur des morsures ayant causé le décès ». La chasse à courre a été accusée à tort par de nombreux militants animalistes, associations anti-chasse et personnalités médiatiques ; le président de la Société de Vènerie appelle à tirer les leçons de ce déferlement de haine et de mensonges.

Samedi 16 novembre 2019, une femme enceinte est retrouvée morte à la suite de morsures de chien dans la forêt de Retz (Aisne). Le rapport des deux vétérinaires, experts près les cours d’appel de Reims et Toulouse est formel : « Le chien Curtis est l’unique auteur des morsures ayant causé le décès ». Les comparaisons des mâchoires ne laissent aucun doute selon les vétérinaires : « Les morsures individualisables sont compatibles avec la mâchoire du seul Curtis, et non des chiens de chasse ».

Les experts relèvent en outre que le pitbull Curtis fait preuve d’un comportement de « prédation détourné de sa finalité » en raison de son dressage « contre nature », qui relève d’une « forme de maltraitance animale ». Non déclaré, interdit en France, et importé illégalement par Christophe Ellul, le pitbull Curtis est « obnubilé par le fait de mordre, quel que soit l’objet, et ne connaît pas l’inhibition de la morsure sur les humains, même familiers » constatent les experts.

Pour Me Guillaume Demarcq, avocat du maître d’équipage du Rallye La Passion, « Curtis a bel et bien tué Elisa Pilarski ce 16 novembre 2019, le doute n’est plus permis. Depuis un an, tout le monde attendait l’expertise ADN mais ce qui importe pour connaitre les causes du décès est l’analyse des morsures. Le résultat est sans appel, ce sont celles de Curtis, la chasse à courre est donc définitivement mise hors de cause. La chasse à courre toute entière, et au-delà l’ensemble des chasseurs, ont été trainés dans la boue, traité de meurtriers et jetés en pâture sur les réseaux sociaux».

Dès le début de l’enquête, la Société de Vènerie n’a eu de cesse de rappeler que les 30 000 chiens de chasse à courre sont affectueux avec les adultes comme avec les enfants ; jamais aucun accident corporel humain n’a été relevé.

De nombreuses associations animalistes et personnalités médiatiques avaient en effet accusé sans ambiguïté la chasse à courre d’être responsable de ce tragique décès. Brigitte Bardot, adressait le 19 novembre, un courrier à la ministre de la Transition Écologique, expliquant qu’« une jeune femme enceinte de six mois partie promener son chien s’est retrouvée prise pour cible par la meute de chiens de l’équipage de chasse à courre. Cette jeune femme et son enfant n’ont pas survécu à cette attaque ».

 Stanislas Broniszewski, leader du mouvement AVA (Abolissons la Vènerie Aujourd’hui) invité sur BFM TV peu après déclarait « oui, les chiens de vènerie sont dangereux ; oui, les riverains des forêts ont peur (…) [qu’elle ait été tuée par des chiens de chasse] « est ce qu’il y a de plus probable ». L’humoriste Rémi Gaillard interpellait le Président de la République sur Twitter : « Bonjour @EmmanuelMacron Le compagnon d’Elisa, tuée par une meute de chasse, témoigne : « elle était à découvert, déshabillée entièrement, dévorée de partout ». Elle était pas la banque, elle était pas Total, elle était pas ta femme. Mais pour une fois, putain fais quelque chose ! ».

Le célèbre journaliste vegan Hugo Clément, connu pour sa volonté d’interdire la chasse à courre, laissait lui aussi volontairement planer le doute sur la responsabilité des chiens de chasse.

Pierre de Roüalle, président de la Société de Vènerie, appelle à tirer les leçons du traitement de cette affaire « les chasseurs à courre sont victimes d’accusations sans fondement, de calomnies et de menaces : les mouvements animalistes ont instrumentalisé de manière ignoble cette mort tragique uniquement pour tenter de faire interdire notre mode de chasse ». Il présente à nouveau à la famille Pilarski toute sa compassion.

Vous trouverez ci-dessous le lien des vidéos relatant l’affaire :

> Nos chiens ne sont pas méchants : https://youtu.be/yr_QANuEgAU

> L’instrumentalisation du drame par les militants animalistes  : https://youtu.be/VP2nAJzIDXI

 

La proposition de loi sur les animaux, portée par Cédric Villani, n’a pas abouti

Jeudi 8 octobre, un ordre du jour particulièrement chargé n’a pas permis aux députés de se prononcer sur les différentes mesures d’interdiction envisagées par la proposition de loi relative aux « premières mesures d’interdiction de certaines pratiques génératrices de souffrance chez les animaux et d’amélioration des conditions de vie de ces derniers », dont le rapporteur était le député Cédric Villani du groupe Ecologie Démocratie Solidarité (EDS).

La PPL concernait les animaux sauvages dans les cirques, les delphinariums et la fourrure du vison. Il avait été décidé, en commission la semaine dernière, de retirer notamment de la proposition initiale les textes relatifs à l’interdiction des chasses traditionnelles et de la chasse à courre. Cependant, neuf amendements visant à interdire la vènerie avaient été déposés à la suite des travaux de cette commission. Quatre amendements demandaient une interdiction immédiate de la chasse à courre, quatre autres une interdiction progressive, et le neuvième suggérait de substituer des robots-gibier aux animaux chassés (sic).

Durant deux heures, les débats préliminaires ont été riches d’enseignements sur l’engagement de terrain de nos élus et leur connaissance des dossiers. Nombre d’entre eux se sont attachés à dénoncer les mauvaises réponses que proposait cette PPL, les pans entiers de la condition animale qu’elle omettait, le peu de cas qu’elle faisait du travail des éleveurs, le dogmatisme et les intérêts capitalistiques qui la sous-tendaient.

L214, ses techniques de harcèlement, ses financements occultes comme ses méthodes transgressives soutenues par un sectarisme antispéciste ont été vigoureusement dénoncés par deux députés. Les arguments développés dans les amendements par les initiateurs de la PPL s’appuyaient sur des contre-vérités flagrantes, révélatrices d’une méconnaissance totale des sujets ou d’une idéologie animaliste assumée, à moins que ce ne soit les deux. Même si le sujet de la vènerie n’a pas été abordé, ils démontraient une vision totalement erronée de notre mode de chasse, documentée uniquement par des associations engagées dans un combat pour le faire disparaître. Plusieurs parlementaires se sont exprimés pour dénoncer ces faits et regretter qu’ils ne permettent pas un examen apaisé de la question.

Les interventions de nos députés nous ont très majoritairement démontré leur fort ancrage dans les réalités de la ruralité, bien loin des postures racoleuses et déconnectées de nos opposants.

Cependant ne nous leurrons pas. Cet échec « technique » ne suffira pas à désarmer nos adversaires endoctrinés. Les initiateurs de cette PPL ne tarderont pas à trouver de nouvelles occasions de propager leur idéologie et de tenter de la traduire dans la loi. Plus que jamais, il est du devoir de chaque veneur de faire découvrir et apprécier notre mode de chasse par ses élus, députés et sénateurs, mais aussi maires, conseillers départementaux et régionaux, afin que longtemps encore résonnent les trompes dans nos campagnes.