Recevez chaque mois la newsletter en vous inscrivant ici

Grand succès pour l’Assemblée Générale de la Société de Vènerie 2024

500 participants avaient pris place dans la salle de l’Assemblée Générale de la Société de Vènerie qui se tenait le samedi 25 mai au Grand Parquet de Fontainebleau, dans le cadre de Nature et vènerie en fête. Face à eux, Pierre-François Prioux, président de la Société de Vènerie, avait réuni un parterre d’intervenants de grande qualité. Ce sont ainsi Julien Gondard, maire de Fontainebleau, Pascal Gouhoury, président de la communauté d’agglomération du Pays de Fontainebleau, Benoît Chevron, président de la Fédération des Chasseurs de Seine & Marne, et Jean-Louis Thiériot, député de Seine et Marne, qui souhaitèrent tour à tour la bienvenue à la très nombreuse assistance.

Dans son rapport moral, Pierre-François Prioux a notamment évoqué les excellents contacts que les veneurs ont su établir avec leurs parlementaires, dans toutes les régions de France. Il a salué les maîtres d’équipage dont les chasses de la saison passée (16 000 journées cumulées) se sont déroulées sans presque aucun incident. L’école des piqueux est un des enjeux majeurs de l’année 2024/2025 ; un bilan précis en a été présenté par Henry Séchet qui porte ce projet avec la Maison Familiale Rurale de Bournezeau.

Après la rituelle présentation des comptes, la parole fut donnée aux invités de l’Assemblée Générale.

Edouard Jacomet, chef de département « gestion durable et multifonctionnelle des forêts » à l’Office National des Forêts, présenta la situation des forêts domaniales françaises et évoqua les relocations à venir dans trois ans.

L’arrivée de Willy Schraen, président de la Fédération Nationale des Chasseurs, fut applaudie avec chaleur. Il sut, par un discours mobilisateur dont il a le secret, susciter l’enthousiasme de la salle.

Le président du groupe chasse de l’Assemblée nationale, Daniel Labaronne et celui du Sénat, Pierre Cuypers, vinrent réaffirmer leur soutien fervent à la vènerie.

Une Assemblée Générale montrant des veneurs unis, déterminés et soutenus : c’est le sentiment général que partageaient tous ceux qui y avaient participé.

Deux p’tites nouvelles et puis s’en vont… en vacances

En ces temps où l’actualité nationale et internationale attire l’attention bien loin des sujets de la chasse, deux nouvelles méritent cependant de retenir l’attention des veneurs.

Le 24 mai, une dépêche de l’AFP faisait savoir que « Le parquet de Soissons a requis le renvoi en correctionnelle de Christophe Ellul pour « homicide involontaire » après la mort de sa compagne Elisa Pilarski des suites de morsures canines dans une forêt de l’Aisne fin 2019. L’instruction a permis de « réunir des charges suffisantes » pour identifier le seul animal à l’origine des blessures ayant causé la mort de la victime, à savoir le chien Curtis, appartenant à M. Christophe Ellul. »

Chacun se souvient de la tempête médiatique qui s’était abattue sur la vènerie après la mort tragique d’Elisa Pilarski, décédée d’une hémorragie consécutive à des morsures de chien. Une chasse à courre se déroulait le même jour dans la forêt où Elisa se promenait ; il n’en avait pas fallu plus à des esprits malveillants pour incriminer les veneurs. Le maître d’équipage mis en cause avait longtemps subi les pires attaques sur les réseaux sociaux, dans la presse avide de scandale et dans les propos de nos opposants les plus acharnés qui rêvaient tout simplement de nous voir endosser la responsabilité de cette atrocité. Il avait fallu ferrailler dur sur les plateaux de télévision, dans la presse locale, sur les réseaux sociaux, et aussi se défendre en justice pour réussir peu à peu à écarter les soupçons. Ce fut enfin chose faite par des rapports d’expertise concordants.

Et ainsi que le rapporte la même dépêche AFP du 24 mai « Les éléments de l’information judiciaire ont permis d’écarter l’hypothèse d’une attaque de la jeune femme par les chiens de la chasse à courre ». On le savait, mais, 5 ans après les faits, ça fait pourtant du bien de le voir officiellement confirmé.

Une autre nouvelle de l’AFP, datée elle du 14 mai, nous renvoie plusieurs centaines de milliers d’années en arrière. Elle nous informe que « L’endurance à la course, propre aux humains, a procuré à nos ancêtres du Paléolithique un moyen supplémentaire pour chasser le gibier, selon une étude utilisant un grand nombre de récits ethnographiques ignorés jusqu’ici. Les ancêtres de l’Homme pratiquaient largement la chasse à l’endurance. » Ils avaient, en effet, acquis une capacité de sudation hors norme, et donc de dissipation de la chaleur résultant de l’effort qui leur permettait de maintenir un long effort. Autre atout identifié depuis par les biologistes, la musculature du squelette de nos ancêtres privilégiait les fibres lentes, plus adaptées à l’endurance que celles dites rapides, gage de tonicité.

Des caractères propres aux membres inférieurs de l’humain évoquent l’apparition de qualités d’endurance chez l’ancêtre d’Homo sapiens, il y a 1,8 million d’années.

La nouvelle de l’AFP se terminait ainsi : « La question reste ouverte de savoir dans quelle mesure la chasse à l’endurance a induit une pression sélective sur les ancêtres de l’Homme. »

Autrement dit la chasse à l’endurance, dont la vènerie est la continuation dans l’ère chrétienne, ne serait-elle pas à l’origine de l’évolution de l’Humanité ? Ambitieuse hypothèse dont les veneurs aimeraient pouvoir se prévaloir…

Bon été, amis veneurs !

Affaire Pilarski : vers la fin d’une épreuve pour le chasseur à courre

28 mai 2024

La jeune femme avait trouvé la mort en 2019. Le chasseur mis en cause par son compagnon est toujours témoin assisté dans le dossier.

Un réquisitoire définitif de plus de vingt pages, très argumenté, du procureur de la république de Soissons, assorti d’une demande de renvoi de Christophe Ellul devant le tribunal correctionnel de Soissons : l’épreuve endurée par le maître d’équipage de chasse à courre, mis en cause par le compagnon d’Elisa Pilarski depuis plus de cinq ans, toucherait à sa fin.

« Mon client éprouve une forme de satisfaction parce que la procédure avance. Cette procédure judiciaire est encore une épreuve pour lui car il est toujours témoin assisté dans ce dossier, accusé à tort par monsieur Ellul », explique Me Laurence Poirette, avocate du chasseur à courre, propriétaire de la meute de chiens de chasse. « Mon client a été trop sali », souligne-t-elle, n’excluant pas, comme il en a déjà émis la possibilité, de demander réparation en justice, le temps venu.

« Toutes les expertises et éléments techniques et scientifiques sont accablants : l’examen du téléphone, l’ADN, la taille des morsures », cite entre autres exemple l’avocate. Les études de comportement du chien de Christophe Ellul, Curtis, « hors de contrôle », laissé à la garde de la jeune femme enceinte, ne permettent pas le doute, non plus, ni pour l’avocate, ni pour le procureur qui a retenu des circonstances aggravantes à l’homicide involontaire par agression d’un chien.

Désormais pour Me Poirette, Christophe Ellul doit payer « pour ce qu’il a fait. Il est allé trop loin dans les mensonges. Il ne reconnaîtra jamais la vérité même s’il la doit sur le plan moral à la famille de Mme Pilarski ».

Si la décision du procureur de Soissons sonne pour le chasseur à courre comme une étape de plus vers la fin d’un cauchemar, son avocate n’imagine pas un procès avant 2025 voire plus. Elle anticipe l’appel de la décision du juge d’instruction, si celui-ci décidait de renvoyer Christophe Ellul devant un tribunal. « Il faut que ça s’arrête, tout ça », plaide-t-elle.