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30 déc. 2023 : Aisne : concert de trompes de chasse à l’église de ce bourg

À l’invitation de Nogent-Historique, l’après-midi du marché de Noël a été animé par les trompes de chasse dans l’église de Nogent-l’Artaud de 4 sonneurs des Échos de Choqueuse.

Un concert inattendu de trompes de chasse s’est tenu l’après-midi du marché de Noël en l’église Saint-Germain de Nogent-l’Artaud à l’initiative de Daniel Houpeau, président de Nogent-Historique, en lien avec les organisateurs et la municipalité. Il a rassemblé de nombreux curieux attirés par cette musique particulière qui retentissait ainsi à la veille des fêtes de fin d’année. On notait, en début de séance sur le parvis, la présence de membres du bureau, de sympathisants de l’association et autres amoureux du vieux Nogent. (suite…)

28 déc. 2023 : Affaire Elisa Pilarski : où en est on ?

4 ans après la mort d’Elisa Pilarski, tuée dans d’horribles circonstances, pourquoi n’y a-t-il pas encore de procès ? Retour sur cette affaire.

L’affaire suit son cours, dit-on dans le milieu juridique. Le dossier Elisa Pilarski est toujours sur le bureau du juge d’instruction. Mais un espoir demeure qu’il soit déposé devant le procureur avant la fin de l’année 2024.

Le 16 novembre 2019, Elisa Pilarski mourrait dans de tragiques circonstances

Ce jour-là, elle promenait Curtis, le chien de Christophe Ellul, son compagnon. Dans la forêt de Retz dans l’Aisne, elle est attaquée par un ou des chiens. Elle décède d’une hémorragie causée par plusieurs de leurs morsures. (suite…)

28 déc. 2023 : Les trompes de Goëh-Menhir en concert à l’église

Chaque mardi soir, les Trompes de chasse résonnent sur le site du centre départemental de la Fédération des chasseurs. Les sonneurs viennent de Vannes, Limerzel, Ploeren, Grand-Champ… Certains sont en phase d’initiation d’autres approfondissent leur technique. Avec plus d’une vingtaine d’adeptes, l’association, créée en 2017 par Eric de La Brétesche, a pris son envol. Deux dames font partie du groupe et deux jeunes de moins de 12 ans l’ont rejoint. Il n’y a pas d’âge pour souffler dans l’instrument à vent , confie le nouveau président, Jean-Luc Broguard, qui se réjouit de l’arrivée d’une nouvelle génération. Faustine est âgée de 11 ans. Elle a démarré son apprentissage en octobre. « Mon papa est sonneur. Je voulais faire comme lui, et ça me plaît bien. » Il y a aussi Tancrède. Il a 10 ans et vient de Saint-Avé. Mes enfants m’accompagnent à la chasse à courre. C’est ce qui a rapproché Tancrède de l’instrument , confie son papa Thomas.Les trompes de chasse de Goëh Menhir animent aussi des cérémonies, des fêtes de famille, de chasse. « Le 20 avril, nous organisons un concert à l’église, c’est une première , annonce le président.

28 déc. 2023 : Rencontre avec Christophe Lemonnier, facteur de trompes de chasse en Sancerrois

Christophe Lemonnier fabrique des trompes de chasse, destinées à un usage musical, dans son discret atelier bellevillois. Un travail artisanal de précision qui connaît un succès tout aussi retentissant que le son de l’instrument.

Tomber sur Christophe Lemonnier en pleine fabrication de trompes de chasse ne peut relever du hasard. Niché au fin fond de la zone industrielle des Grands Champs, le seul indice que laisse le facteur, terme employé pour qualifier un fabricant, émane de ses instruments à vent dont le son « porte à cinq kilomètres », révèle-t-il. Installé dans un petit bungalow, sur le terrain du dératiseur Joel Lebeau qui l’accueille sur son terrain, l’atelier de l’artisan, qui connaît une réputation grandissante dans le milieu, ne paie pas de mine. (suite…)

Etienne de Bodard nous a quittés

Nous apprenons avec une grande tristesse le décès d’Etienne de Bodard Maître d’équipage du Rallye Araize.

Il aura été et restera avec son frère Diégo une référence en matière de vènerie du chevreuil.La cérémonie religieuse sera célébrée en l’Eglise de Grugé – l’Hôpital (désormais Ombrée d’Anjou) le vendredi 29 décembre 2023 à 15 h.

Souvenons-nous de ses mots qui témoignaient de son grand amour pour ses chiens :

« Je m’arrêtais souvent au milieu d’une enceinte pour caresser et féliciter mes chiens, les embrasser, leur dire mon affection avec des mots gentils, les réconforter dans leur choix de renoncer ou de percer. Je m’asseyais sur un tronc d’arbre pour les avoir à hauteur autour de moi. Vous savez, ce sont des moments forts que je n’oublierai jamais »

21 déc. 2023 : Les trompes résonnent dans l’église

Le centre communal d’action social (CCAS) de Montbarrois organisait, samedi 16 décembre, un concert de Noël gratuit à l’église SaintMartin. Odile Couillaut, maire, avait invité Les Échos du Brossillon de Courcy-aux-Loges pour cette soirée. La troupe, présidée par Gérard Rieau, a été créée en 2017. Neuf sonneurs, complétés par deux renforts, ont interprété un programme traditionnel de fanfares comme Le moulin de la vierge, Le grand retour de chasse, quelques chants tirés de mélodies de bases avec Hommage au piqueux et ont abordé le domaine liturgique avec La marche des prêtres, sans oublier le répertoire de vénerie et La SaintHubert. Parmi les sonneurs, Geoffroy Doucet Rieau, directeur musical et vice-président des Échos du Brossillon, âgé de 21 ans. Il a commencé la trompe à l’âge de 7 ans. Cette année, il a été finaliste du championnat de France, vainqueur de la troupe de France et champion de France de bass. Il est membre du Débuché de Paris. À l’entracte, le CCAS a offert des boissons chaudes. Les trompes ont clôturé le concert par une aubade sous le porche de l’église. Le concert a été très apprécié du public, venu nombreux.

19 déc. 2023 : Les animaux sont-ils l’égal de l’homme ?

Faut-il attribuer aux animaux des réactions humaines ou mettre l’homme au-dessus des animaux ? C’est le sujet qui a été débattu lors d’une émission de Cnews en présence de 2 journalistes cynégétiques et un antispéciste.

Anthropomorphisme ou anthropocentrisme ? : tel est le débat. Un débat qui s’est déroulée sur le plateau de Cnews. Car dans notre société nombreux sont ceux qui veulent mettre l’animal à égalité avec l’homme. La Société de Vénerie a résumé avec beaucoup de justesse cette émission.

Humbert Rambaud et Vincent Piednoir, journalistes cynégétiques bien connus, sillonnent les plateaux de télévision pour parler de leur (excellent) livre « L’Ouverture de la chasse », paru aux Presses de la Cité. Avec une sensibilité rare, ils expriment leur bonheur de « chasser pour chasser », écartant toute autre justification. (suite…)

13 déc. 2023 : L’architecture et les paysages de vènerie : un sujet universitaire

Et si la chasse à courre avait bien plus impacté l’architecture et le paysage qu’on ne l’imagine ? Au-delà des domaines de chasse très connus comme ceux de Chambord ou de Fontainebleau, ce sont des centaines d’autres territoires, plus anonymes, qui ont été marqués par la vènerie.

Après la Révolution française et l’instauration du droit de chasse comme prérogative du droit de propriété, le XIXe siècle se voit marqué par la démocratisation des plaisirs cynégétiques et par un spectaculaire renouveau des pratiques. Une diversité considérable d’équipages est constituée, des modestes aux fastueux. Sous le Second Empire et au début de la Troisième République, véritable âge d’or de la vènerie, ce sont plus de cinq-cents équipages qui sillonnent, de concert, les forêts françaises.

De multiples architectures spécifiques et de nombreux massifs forestiers, leurs écrins, sont aménagés pour les besoins de ces équipages. Ces espaces, qui sont la traduction spatiale des pratiques cynégétiques et des loisirs de villégiature, portent les traces d’usages hérités des siècles passés. Mais comme la chasse est un sujet délicat, il y a finalement peu d’études sur le patrimoine qu’elle a généré. On s’est par exemple focalisés sur les domaines de chasse en Île-de-France et en Sologne. Et dans le reste de la France ? Et si nous nous intéressions à ce patrimoine méconnu ?

Souhaitant dépasser ce débat polémique sur la chasse et révéler l’étendue de ce patrimoine insoupçonné, Diane Bouteiller a débuté une thèse de doctorat afin d’étudier Les pratiques cynégétiques dans la fabrique de l’architecture et du paysage en France au XIXe siècle. Au travers de corpus documentaires et de recherches de terrain, elle s’intéresse aux différents dispositifs du paysage (étoiles, coupes de bois, tracés de routes de chasse) ainsi qu’au bâti cynégétique (châteaux, écuries, chenils, pédiluves), son implantation dans le paysage et sa distribution afin de comprendre la place accordée aux animaux et l’organisation sociale des domaines.

Lors du Festival de l’Histoire de l’Art qui s’est tenu au château de Fontainebleau en juin 2023, elle a présenté ce projet de recherche et remporté le premier prix du concours « Ma thèse en 180 secondes ».

Cette thèse, entreprise il y a huit mois et qui devrait durer trois ans, est dirigée par Jean-Philippe Garric à l’université Panthéon-Sorbonne et soutenue par la Fondation François Sommer ainsi que le Fonds Vènerie.

Vous souhaitez plus d’information sur le projet ou vous avez un témoignage à fournir, n’hésitez pas à la contacter : <d.bouteiller@fondationfrancoissommer.org>

13 déc. 2023 : Anthropomorphisme ou anthropocentrisme : tel est le débat !

Humbert Rambaud et Vincent Piednoir, journalistes cynégétiques bien connus*, sillonnent les plateaux de télévision pour parler de leur (excellent) livre « L’Ouverture de la chasse », paru aux Presses de la Cité. Avec une sensibilité rare, ils expriment leur bonheur de « chasser pour chasser », écartant toute autre justification.

Ils étaient en novembre les invités de l’émission de Frédéric Taddeï « les visiteurs du soir » sur Cnews. Face à eux, Thomas Lepeltier, historien, philosophe des sciences et antispéciste. Les échanges sont courtois et parfaitement maitrisés par Frédéric Taddeï ; c’est suffisamment rare pour être souligné. Ces circonstances apaisées permettent de mieux apprécier les arguments qui sont opposés aux chasseurs.

Thomas Lepeltier dénonce la classification des animaux dans la catégorie des « biens meubles. » Ce faisant, il commet une erreur d’appréciation. Le fait que les animaux domestiques soient un bien signifie qu’ils appartiennent à quelqu’un qui, dès lors, assume la responsabilité de leurs conditions de vie ; on dirait aujourd’hui de leur bien-être. Le fait qu’ils soient « meubles » signifie qu’ils peuvent être déplacés – par opposition à un bien immeuble – du latin « mobilis » ; ça ne veut pas dire qu’ils sont assimilés à une chaise ou une table. Un animal domestique qui ne serait pas un « bien meuble », c’est un animal sans propriétaire, un animal abandonné donc ; a contrario, un animal domestique qui est un bien meuble est sous la responsabilité de son propriétaire. Quant aux animaux sauvages, ils sont « res nullius, » c’est-à-dire qu’ils n’appartiennent à personne, jusqu’à ce qu’ils soient chassés ; ils sont alors réputés appartenir à celui qui les chasse et qui en prend la responsabilité. L’inculture juridique ne suffit pas à justifier pareil contre-sens !

Ensuite, Thomas Lepeltier dévoile la révélation messianique due aux animalistes : c’est maintenant prouvé, les animaux sont doués de sensibilité ! Mais de quelle planète vient-il ? Il faut ne jamais avoir eu un chien ou n’avoir jamais croisé un chevreuil en forêt pour ignorer cela. Le chien « parle », avec ses yeux, avec sa gestuelle ; il comprend des dizaines de mots – voire des centaines dans certains cas. Le chevreuil qui semble paitre paisiblement est aux aguets de tout bruit, toute odeur, qui pourrait représenter un danger. Cette sensibilité, c’est, pour les animaux comme pour les hommes, la condition de la survie de leur espèce.

L’antispéciste Thomas Lepeltier accuse aussi nos deux auteurs et tous les chasseurs avec eux d’anthropocentrisme ; il n’y a rien là-dedans de répréhensible, si l’on admet que cela implique pour les hommes une responsabilité centrale à l’égard de l’ensemble du monde vivant. En réalité, si les chasseurs sont des anthropocentristes assumés, les antispécistes, eux, sont anthropomorphistes, en ceci qu’ils prêtent aux animaux, et notamment aux animaux sauvages la même perception du monde que celle des hommes ; et cela n’est pas possible. L’homme est le prédateur suprême en haut de la pyramide alimentaire ; certains peuvent le déplorer mais c’est l’histoire du monde. Les facultés qu’ont développées les animaux, et notamment les animaux sauvages, sont sans commune mesure avec celles des hommes ; les uns sont prédateurs, les autres proies ; une ligne de démarcation infranchissable.

Enfin Thomas Lepeltier en appel à une « rationalité » pour interdire la chasse qui causerait de grandes souffrances. Mais cette rationalité n’existe que dans sa tête ; cette idée que le prédateur ne devrait plus chasser une proie est « venue du ciel » selon l’expression de Vincent Piednoir ; elle ne correspond à aucune réalité tangible.

Antispéciste et végétarien, Thomas Lepeltier a le droit de ne pas manger de viande, et nous serons sans doute de plus en plus nombreux à agir de même parmi les populations bien nourries ; inutile cependant de le proposer, pour le moment, aux 735 millions de personnes qui, dans le monde, souffrent de malnutrition ; le succès de la proposition est loin d’être assuré.

En fait, le problème des antispécistes est celui de toutes les idéologies extrémistes : vouloir imposer MAINTENANT et PARTOUT leur point de vue ; c’est d’ailleurs ce qui constitue la meilleure garantie de leur échec, tant les mutations du monde demandent d’abord et avant tout du temps pour se réaliser. Si leur analyse est la bonne, qu’ils soient rassurés, elle s’imposera avec le temps. Sinon…

*Humbert Rambaud est rédacteur en chef et Vincent Piednoir rédacteur en chef adjoint de Jours de Chasse.

https://www.dailymotion.com/video/x8przt1

12 déc. 2023 : La chasse à courre : “on respecte et on admire les animaux”

Emission spéciale consacrée à une passion méconnue qui fait couler beaucoup d’encre : la chasse à courre. Immersion au cœur d’une pratique vieille de plusieurs siècles, qui rassemble près de 100 000 passionnés en France. Un nombre conséquent, surtout lorsque l’on considère les idées reçues associées à cette tradition.

Une étude récente du CSA et de la société de Vénerie

Parmi les chiffres, 28% des membres d’équipage sont des femmes, bousculant ainsi les stéréotypes traditionnels. De plus, les veneurs, ces amateurs de chasse à courre, investissent en moyenne 1000 euros par an dans leur passion, participant à une dizaine de chasses chaque année. (suite…)

7 déc. 2023 : A la découverte de la chasse à courre

A l’occasion de la Saint-Hubert, les veneurs du Vautrait des Jolivets ont présenté leur activité à des dizaines de curieux. Une fois n’est pas coutume, le soleil a finalement montré le bout de son nez en ce mois de novembre. Une aubaine pour les curieux, rassemblés sur le parvis de l’église d’Urciers pour assister à l’office à l’occasion de la saint Hubert. Sonneurs, chiens et chevaux étaient également présents pour cette journée spéciale.

Le père Vincent, qui présidait la messe, a ainsi rappelé que Saint-Hubert, “avant d’être un saint, était un chevalier qui chassait pour se nourrir sur ses terres”. La légende raconte qu’il devint pèlerin puis évêque à Rome après avoir aperçu une croix entre les bois d’un grand cerf. Il est aujourd’hui reconnu comme le saint patron des Chasseurs. Au cours de la cérémonie, entre les chants et les lectures, deux jeunes chiens de chasse furent notamment bénis, comme le veut la tradition. Les chevaux et les autres chiens sur le parvis l’ont également été. Un instant solennel qui permet, chaque année, d’en savoir un peu plus sur le Vautrait des Jolivets. (suite…)

3 déc. 2023 : La chasse à courre dans les arts

Autrefois réservée aux nobles et aujourd’hui ouverte à tous, la chasse à courre est un joyau du patrimoine cynégétique français. A ce titre, elle n’a cessé de faire l’objet de représentations artistiques, la plupart du temps laudatrices. Le propos se limitera dans cet article à l’art pictural, mais il faut noter que tous les arts se targuent de mettre la vénerie en vedette. Découvrez quelques œuvres d’art dépeignant la vénerie à travers les âges.

La chasse à courre dans l’Antiquité : le mythe d’Actéon
Le Titien est un peintre italien, précisément vénitien. Cette peinture caractérise la dernière période de sa vie. Elle illustre un thème classique de la Renaissance : la traduction picturale de la mythologie gréco-romaine. Le mythe représenté est celui d’ Artémis Diane , chez les Romains) et Actéon . Il s’inspire des Métamorphoses d’Ovide ( livre III) (suite…)