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Jean-Guillaume de Lageneste nous a quittés

Nous apprenons avec beaucoup de tristesse le décès de Jean-Guillaume de Lageneste, Maître d’équipage de l’Équipage de Rivecourt depuis plusieurs décennies. Il était aussi très impliqué dans le monde des courses hippiques. Il a succombé à une maladie implacable après une lutte courageuse.

Ses obsèques auront lieu le jeudi 25 juin à 11 h en l’église du Plessis-Brion

La Société de Vènerie présente à Florence son épouse, déléguée régionale de Picardie, ses plus sincères condoléances.

 

Claude Haricot nous a quittés

C’est avec une grande tristesse que nous apprenons le rappel à Dieu de Monsieur Claude Haricot dans sa 94ème année, créateur du Rallye Parence en 1963  dans la voie du renard puis du chevreuil avec le succès que l’on sait . Veneur accompli, passionné de chiens, il a su transmettre à sa famille et de nombreux amis toutes les valeurs qui nous unissent.

La Société de Vènerie adresse à sa famille ses sincères condoléances

Premier concours virtuel de chiens d’ordre

Votre équipage et sa meute peuvent participer à la première édition du International Virtual Hound Show (IVHS) du 17 juillet jusqu’à mi-aout 2020.

L’objectif de ce concours de chiens virtuel qui réunit les associations de Vènerie du monde entier est de construire une communauté plus forte. En profiter aussi pour enrichir, moderniser et partager notre patrimoine culturel à travers notre passion pour le chien. Plus que simplement participer à cette manifestation en y exposant leurs meilleurs sujets, les équipages contribuent à l’élaboration de « hunting with hound », un annuaire de veneurs international.

En résumé, une exposition canine de chiens d’ordre en ligne pour souder la communauté des veneurs à travers le monde !

Pour tout connaître de ce concours, cliquez sur ce lien

Pour découvrir les classements du concours virtuel, cliquez sur ce lien

 

Chasse à courre et photographie

Les photos de vènerie sont une composante du patrimoine culturel de la chasse à courre.

Au même titre que la peinture et la sculpture, le 8ème art offre son témoignage sur la beauté de notre passion, la grâce de ses animaux, l’enthousiasme des veneurs, la vigueur de leurs chiens, l’endurance de leurs chevaux et l’amitié fraternelle qui unit tous ses adeptes.

Consciente de ce rôle particulier et primordial de la photographie pour la promotion de la chasse à courre auprès du plus grand nombre, la Société de Vènerie a lancé, cette année à nouveau, un grand concours photos dont les inscriptions seront closes le 14 juin. Pour tout savoir sur ce concours et y prendre part vous aussi, cliquez sur ce lien.

Le fonds documentaire réunit à ce jour compte des milliers de photos et de nombreuses vidéos.

Pour le valoriser au mieux, la Société de Vènerie vient d’acquérir un nouvel outil de gestion de sa photothèque.

Les photographes membres d’Objectif Vènerie ou qui aspirent à le devenir y trouveront toutes les facilités pour y déposer leurs photos. Pour toute information sur ce nouveau service, cliquez ici.

Fornet, ce chien exceptionnel

Chaque équipage a, ou a eu, « son chien ». Le meilleur ! Celui dont on parle pendant longtemps, dont on se souvient, dont on cite les exploits pendant des années. Nous n’échappons pas à cette règle. Fornet a été un chien incroyablement doué pour son métier de chien de meute.

Métier ? Non, plutôt une passion viscérale.

Rapide, intelligent, de change … Surtout de change ! Il présentait toutes les caractéristiques du chien exceptionnel. Il aurait pu être un peu plus gorgé. Petit défaut presque insignifiant par rapport à ses autres immenses qualités. Autre détail : C’était un Fox Hound, pas un Poitevin !

Et puis surtout, il y avait son caractère. Cette manière de nous regarder au rendez-vous, quasiment de nous haranguer en posant ses deux pattes avant sur le dos d’un copain pour prendre la hauteur qu’il avait déjà depuis longtemps ! « Eh les gars, vous parlez trop ; on est là pour chasser ». Voilà ce qu’on ressentait en le voyant faire.

Avant la chasse, lors des promenades d’entraînement, même chose. Au milieu de la meute, la tête basse, pas un écart … On s’apercevait à peine de sa présence. Son message était clair : « C’est sympa vos balades de chiens-chiens mais on ne pourrait pas plutôt chasser ? Moi je suis prêt ».

Effectivement, toujours prêt, toujours svelte, Fornet n’avait pas de temps à perdre. Très réservé, il avait une mission à accomplir : trier, chasser et prendre son cerf. Le reste ? Cinéma !

Je me souviens l’avoir vu arriver par la voie, en tête bien sûr, s’apercevoir au saut de l’allée que les copains étaient bien derrière, faire une large volte histoire d’attendre la meute, et repartir de plus belle, en meute mais toujours en tête. Une double … Un défaut … Pas de problème, je démêle !

Lors de notre dernière chasse de Saint-Hubert le 9 novembre dernier, Bien-Aller l’a mis en relais en nous disant : « J’ai voulu lui faire un dernier cadeau ». On avait compris.

Quelques semaines plus tard, en triant les chiens un samedi matin avant de partir à la chasse, Fornet n’était pas le long du muret pour demander à venir. Là aussi, Bien Aller a compris.

Christophe Posty

700 millions de visiteurs dans les forêts françaises

La forêt française reçoit chaque année 700 millions de visites. C’est ce qu’a déterminé une étude de l’Office National des Forêts en 2017. 9 Français sur 10 vont en forêt au moins une fois par an. La forêt est le 2ème espace naturel préféré des Français, juste derrière la campagne. Ces chiffres appellent plusieurs commentaires.

Il faut d’abord se réjouir de voir l’immense majorité de nos contemporains partager ce goût de la forêt qui fait battre le cœur des veneurs. A pied, à cheval ou à vélo, déambuler, courir, galoper ou pédaler sous les frondaisons est un bonheur partagé par la plupart. Sentiment de liberté, de temps arrêté, d’authenticité loin du béton des villes et du goudron des routes, griserie des espaces naturels et rêverie au milieu d’arbres plusieurs fois centenaires qui en ont tant vu. Il y a probablement un peu de tout cela dans ce goût de la forêt.

Les forêts ont une quadruple fonction : produire du bois, protéger la biodiversité, protéger contre les risques naturels et, pour les forêts domaniales, accueillir du public. Les chasseurs contribuent de façon déterminante à la protection de la biodiversité, en assurant notamment l’équilibre entre la présence d’une faune sauvage et les activités sylvicoles et agricoles ; ils accomplissent une mission de service public.

Si le promeneur a toute sa place en forêt, il n’y a pas toutes les libertés. Le respect de la propriété privée constitue le premier impératif ; la forêt privée représente les trois quarts des espaces boisés en France qui ne sont pas « à tout le monde ». Et si la forêt domaniale est un bien commun, c’est aussi le cas du château de Chambord ou du musée du Louvre ; pour autant, on n’y accède pas sans suivre des règlements ; il en va de même de la forêt domaniale dont l’accès est réglementé, afin de garantir sa préservation.

Le promeneur est aussi invité à la prudence, et notamment l’automobiliste. Le risque de collision avec le grand gibier est réel ; dans la France entière, les sociétés d’assurance ont reçu la déclaration de 65 000 collisions véhicule/grand gibier en 2017 (180 par jour !), ces collisions prenant parfois un tour dramatique pour les conducteurs ou leurs passagers.

Enfin ces excellents chiffres de fréquentation mettent en lumière une des nombreuses contrevérités dont les opposants de la chasse se sont fait une spécialité dans leur obsession incessante de manipuler l’opinion. D’aucuns aimeraient faire croire que nos contemporains sont terrorisés à l’idée de se promener dans des forêts que des chasseurs frénétiques accapareraient au mépris du droit des gens. On voit qu’il n’en est rien et que les non-chasseurs s’y pressent en nombre. Et ce n’est pas les « 1 Français sur 10 » qui ne vont jamais en forêt qui démontreront le contraire ; après tout, on a bien le droit de préférer le pavé des villes aux sentiers des bois…

« La forêt, c’est encore un peu du paradis perdu. Dieu n’a pas voulu que le premier jardin fut effacé par le premier péché. » Marcel Aymé