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Antispécisme & véganisme : l’empathie dévoyée

La conviction profonde, l’empathie et l’émotion pures présentent un avantage (ou un inconvénient, c’est selon !) non négligeable : elles sont inaccessibles à la réfutation, donc à la discussion contradictoire. Avoir le monopole du cœur – surtout à une époque où le sens critique se satisfait du cliché ou se réduit à l’insulte –, c’est d’emblée être autorisé à faire l’économie du raisonnement qui, toujours, a pour fonction de mesurer les conséquences pratiques de tel ou tel postulat. Nos chers antispécistes et autres végans font à cet égard figure… d’archétypes. De quoi s’agit-il ?

Partons d’un cas concret, qui n’a pas même l’excuse de la rareté. Interrogée par nos confrères de Marianne en octobre dernier, Alexandra, 34 ans, végane depuis cinq, déclare : « Au début, j’étais en guerre. J’étais tellement révoltée par les images. J’avais tout compris, c’était une obsession. Mais ça ne sert à rien d’agresser les gens. […] Comme on est réveillés, on a envie que tout le monde se réveille… » Nombreux sont ces individus qui, soudain éclairés, n’acceptent pas l’obscurantisme dans lequel d’autres croupissent. Ils ont connu l’instant de la révélation qui transfigure – comment n’éprouveraient-ils pas le besoin d’en partager, d’en imposer la substance ? Le prosélytisme croît sur la ruine du doute.

Élément intéressant, souvent présent dans le récit de l’éveil des véganes : ils ont subi un choc émotionnel en visionnant des images d’animaux maltraités, dans les abattoirs ou autres – en l’occurrence, celles diffusées sans le moindre filtre par L214. Assurément, cela dénote une démission de la faculté critique et, surtout, le primat absolu d’une émotivité sacralisée qui bâillonne ou balaye le discours le plus parcimonieusement pondéré… Affirmation gratuite ? Observons leurs méthodes. Elles sont grosso modo au nombre de deux.

D’abord, l’action violente. Boucheries, poissonneries, abattoirs : on commence, hélas, à connaître la musique… Destruction de vitrines, menaces, incendies – avec un courageux « stop spécisme » pour signature. Et la volonté, parfaitement assumée, d’entrer en conflit ouvert avec les pouvoirs publics. Rien de nouveau, en vérité.

Ensuite, la scénarisation de la tragédie – certains parlent d’holocauste et de génocide – subie par les animaux, lors de manifestations organisées par ces êtres purs qui envisagent systématiquement le consommateur de viande comme un crypto cannibale : ici, une jeune femme portant un porcelet mort dans un linge tel un nourrisson ; là, quelques adeptes se faisant marquer au fer rouge pour sensibiliser le grand public au sort des bêtes destinées à être mangées ; là encore, les mêmes, se badigeonnant de faux-sang, et s’étendant au sol, presque nus, pour que chacun finisse par confondre les notions d’abattage et de meurtre, de steak et de morceau de cadavre, etc. Le tout allègrement relayé par certains médias – notamment de l’image – qui, loin d’exercer leur sens critique, ont bien compris le parti qu’ils pouvaient tirer de l’extrémisme transformé en spectacle.

La conclusion ? Elle est très simple : indignation n’est pas raison. Tout le monde – ou presque – est capable d’empathie. Mais si celle-ci corrige parfois opportunément le discours rationnel, elle ne saurait constituer, à elle seule, le fondement de notre rapport au monde. Or c’est exactement ce que font nos végano-antispécistes.

Jours de Chasse n°75 – Printemps 2019Cliquez sur l’image ci-dessus pour télécharger l’article

Bien-être animal : Episode #1

Xavier Legendre, professeur au Muséum d’Histoire naturelle, avait confié à la revue Vènerie ses analyses sur le rôle de la chasse à courre dans la conservation des spécificités de la faune sauvage. Au fil des prochaines Newsletters, nous revenons sur cette contribution scientifique majeure à la compréhension des atouts de la chasse à courre.

La chasse aux chiens courants, et en particulier la chasse à courre, contribue au bien-être animal. En ces moments où nos opposants voudraient faire interdire ce mode de chasse qu’ils qualifient de cruel, on voit combien ils ignorent ce que représentent les chiens courants pour le bon équilibre naturel… Pour avoir chassé à courre dans de nombreuses régions de France, il ne fait pas l’ombre d’un doute que les animaux qui sont régulièrement chassés aux chiens courants sont beaucoup plus difficiles à prendre que ceux qui vivent dans des régions où ce mode de chasse n’existe pas ou plus : les chiens courants les rendent plus résistants et surtout plus rusés.

Parlons des cerfs. Dans les forêts chassées aux chiens courants, ils seront déjà plus difficiles à rembucher : s’ils prennent connaissance du valet de limier, ils risquent de se mettre debout et on ne les reverra pas. Je me rappelle un territoire où il y avait quelques cerfs de passage. Lorsque le piqueur de l’équipage allait en reconnaissance la veille, à chaque fois le cerf n’était plus là le lendemain au grand désespoir du propriétaire qui se faisait une joie de faire une chasse à courre chez lui. Le maître d’équipage lui dit « si tu veux que l’on attaque un cerf chez toi, il ne faut pas que mon piqueur y aille la veille car il sent le chien ». La fois suivante nous attaquâmes un cerf…

Comme tout être vivant, l’animal sauvage s’intègre dans la grande chaîne de la prédation. Vivant en interaction avec toutes les autres espèces, il obéit en permanence à une loi immuable : manger ou être mangé. Cette compétition interspécifique rythmée par la succession des générations fait qu’au cours de millions d’années, d’innombrables mutations génétiques ont façonné les espèces vivantes, les plus favorables permettant l’apparition, la transformation et l’insertion de ces espèces dans les places laissées vacantes tandis que d’autres disparaissent. C’est la loi de l’évolution.

Les êtres vivants remplissent donc sur terre une double mission : celle de maintenir les équilibres et celle de perpétuer les espèces en transmettant à leur descendance les meilleurs gènes susceptibles d’en assurer la pérennité, participant ainsi activement au maintien d’un patrimoine planétaire immensément riche, la biodiversité.

Cette biodiversité s’exprime par des acquis anatomiques et fonctionnels. Prenons le cas de la longue évolution des ongulés dont on pourrait fixer un « début » il y a 60 millions d’années, à la suite des cataclysmes ayant anéanti la plupart des espèces, notamment les dinosaures. Cette formidable opportunité a permis aux mammifères de se diversifier et de coloniser la plupart des milieux. Ceux qui adoptent un régime herbivore s’inscrivent définitivement dans la catégorie des proies et au fil des millénaires, élaborent des stratégies de survie face à la menace permanente des prédateurs, stratégies que les plus forts, ceux qui survivent le plus longtemps, transmettent à leurs descendants dans cette lutte impitoyable.

Dans les territoires herbacés ouverts qui les exposent à un danger permanent, certains inventent la rumination, afin de pouvoir rapidement ingérer les quantités nécessaires et aller ensuite digérer à l’abri du couvert végétal ; leurs sens se perfectionnent ; la longueur accrue du cou permet de brouter au sol et en relevant la tête d’embrasser rapidement l’horizon avec un angle visuel très large ; une ouïe et un odorat hypersensibles permettent une détection sensible de la proximité de prédateurs. Ils y réagissent par l’alerte et la fuite et dans ce but, ils acquièrent des perfectionnements à la locomotion : la fusion de leurs métapodes en un os canon en fait des onguligrades.

A la Une, cette semaine

Les penseurs contemporains se penchent sur la relation de l’Homme à l’animal ; philosophe, politologue, essayiste, leur propos est d’autant plus recevable par la majorité de nos contemporains qu’il n’émane pas de supporters inconditionnels de la chasse à courre mais d’observateurs érudits et reconnus de notre époque. Alain Finkielkraut, Natacha Polony, Paul Ariès nous livrent leur réflexion tout en nuance sur les mouvements qui tentent d’emprisonner notre réflexion dans une émotivité larmoyante bien loin des véritables enjeux de notre époque. Face à Paul Ariès sur France Culture, Brigitte Gothière, fondatrice de L214, le mouvement animaliste, fait pâle figure et ses arguments radicaux ne portent pas. La lutte se poursuit aussi au niveau régional, où nos Dircom’s entretiennent une relation de proximité avec les journalistes, de l’Orne jusqu’au Tarn.

[Jours de Chasse]
« Je plaide pour une coopération entre les militants éclairés de la cause animale et les chasseurs »
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« Je ne suis pas un adversaire de la chasse, parce que les chasseurs entretiennent un rapport véritable à la nature et aux animaux. Pour ma part, je considère que la chasse ou la corrida ne sont pas prioritaires : nos modernes devraient plutôt faire le ménage dans le monde qu’ils ont créé. L’urgence, c’est l’élevage industriel, plus précisément nommé par Jocelyne Porcher production animale. Là, il faudrait mobiliser les écologistes, les chasseurs, les aficionados. Or on n’en prend pas le chemin.» + Lire la suite
> L’intégralité de l’entretien à lire dans le dernier numéro de Jours de Chasse.
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[France Culture]
« L’opposition n’est pas entre protéines végétales et protéines animales, mais entre la production industrielle et d’un autre coté l’agriculture paysanne et l’élevage fermier »
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« Guillaume Herner a reçu sur France Culture hier la co-fondatrice de l’association L214, qui dénonce à travers des vidéos la maltraitance animale dans les élevages intensifs et abattoirs français, Brigitte Gothière. Elle est rejointe en deuxième partie d’émission par Paul Ariès, politologue spécialiste de l’alimentation, militant écologiste, auteur de la Lettre ouverte aux mangeurs de viandes qui souhaitent le rester sans culpabiliser, également animateur d’un appel pour la défense de l’élevage paysan et des animaux de fermes. » + Lire la suite
[Figaro.fr]
« Les minorités et leur dogme étouffent nos libertés ! »
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« Natacha Polony a publié un livre dénonçant la tyrannie de minorités de plus en plus autoritaires. La culpabilisation qu’elles exercent menace selon elle les libertés démocratiques. Les restrictions de nos libertés se multiplient mais, comme c’est au nom d’une «juste cause», on doit l’accepter. Résister devient extrêmement délicat et difficile. Il ne s’agit pas, pour eux, de déboucher sur un compromis, d’écouter des points de vue, de débattre, mais de lutter contre le mal. Or le mal, on ne transige pas avec, on l’éradique, c’est normal. C’est ce qui nourrit leur aspect autoritaire. » + Lire la suite
[L’Orne Hebdo]
Les anti-chasse à courre ULTRA minoritaires
 
À la suite du pique-nique pour l’abolition de la vénerie (OH du mardi 2 avril), les chasseurs à courre de l’Orne répondent : « Au plus près du comportement des animaux sauvages et de leurs biotopes naturels, la chasse à courre est un acteur engagé dans l’écologie. Sauvegarde de la biodiversité, territoires ouverts, libre circulation des animaux sauvages, équilibre sylvo-cynégétique, protection du milieu sont autant de centres d’intérêt que les veneurs ont en commun avec les forestiers, les environnementalistes et les autres chasseurs. » + Lire la suite
[L’Indépendant]
« Si la chasse est un droit, les chasseurs ont aussi des devoirs »
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« Je comprends que cette loi puisse sembler radicale pour certaines personnes. Je pense au contraire qu’elle ouvre une soupape de sécurité. Créée par le Sénat dans le contexte de la dernière réforme de la chasse et dans le cadre du futur Office français de la biodiversité, elle pose désormais des limites, des jalons. Sachez que si la chasse est un droit – et doit le rester – les chasseurs ont des devoirs. Ce serait bien que nos opposants en aient aussi conscience lorsqu’ils déboulent sur le terrain ». + Lire la suite
[La Dépêche du Midi]
« Dans le Tarn, la chasse se porte bien »
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« Pour la première fois, nous avons des actions du collectif AVA contre la chasse à courre, cela m’inquiète. Jusqu’alors, les chasseurs ont eu une attitude raisonnable. Je ne sais pas combien de temps cela peut durer ? Il faut que les pouvoirs publics prennent les choses vraiment en main. Nous sommes dans un état de droit, on ne peut pas ainsi interdire cette pratique. C’est un sujet extrêmement préoccupant.» + Lire la suite
[Chassons.com]
La gestion adaptative des chasseurs préserve la biodiversité
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« Est-il vraisemblablement possible de se passer des chasseurs pour réguler la faune. Évidemment, si l’on nous pose cette question, nous répondront que c’est impossible. Mais cette justification est-elle réaliste ?  Existe-t-il d’autres moyens pour réguler les animaux et notamment les espèces envahissantes. La chasse est-elle si nécessaire dans le paysage rural et environnemental que nous connaissons aujourd’hui ? Pour répondre à cette question, nous avons sollicité Manue Piachaud, étho-anthropotechnologue qui vient de réaliser une étude et un suivi précis et chiffré sur plusieurs mois dans un canton sans chasse, celui de Genève.» + Lire la suite

 

Robert Rochais nous a quittés

C’est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de Robert Rochais, Maître d’équipage d’honneur du Rallye Chouan. Toutes nos pensées vont à l’ensemble de sa famille.

Robert nous a quitté hier soir dans son sommeil à l’âge de 94 ans. Il y a 45 ans,  avec audace et passion, entouré de ses cousins Claudine et Nano, Robert créa le Rallye Chouan dont il sera le Maître d’équipage durant 19 années de 1975 à 1994. C’est tout le Rallye Chouan qui est en deuil en ce jour.

Les obsèques de Robert seront célébrées le samedi 13 avril en l’église de Saint Prouant à 14H30. Il reposera à partir d’aujourd’hui au funérarium Soulard au Boupère.

 

Stage cavalier-veneur : plus que quelques jours pour s’inscrire !

Être veneur, c’est aussi être cavalier, répète souvent Pierre de Roüalle, à l’initiative de ce projet. L’équitation à la chasse est exigeante ; ce stage s’inscrit dans une volonté de tirer vers le haut cette discipline. Financé par le Fonds Vènerie, il est animé par des hommes de chevaux ultra-compétents, connaissant parfaitement l’exigence de notre discipline.

>> Je m’inscris

Fort du succès des années précédentes, cette année nous organisons 2 sessions : la première session des ateliers sera organisée à Chantilly (Oise), le samedi 13 avril 2019. La deuxième session aura lieu à Saint Hilaire le Vouhis (Vendée), le 14 septembre 2019. Ces 2 sessions se veulent très pragmatiques, afin que vous ayez la certitude à la fin de la journée – quel que soit votre niveau – d’avoir appris quelque chose d’utile, qui vous servira ensuite pour le bien-être de votre cheval. Cette année, en guest star, le colonel Loïc de la Porte du Theil, ancien Écuyer en chef du Cadre Noir sera en charge d’un des 6 ateliers pratiques qui portera sur les conseils pour acheter un cheval de chasse.

>> Télécharger la brochure

Infos Pratiques : accueil entre 9h15 et 9h30. Par petits groupes de 10 personnes, assistez pendant toute une journée à 6 ateliers successifs dédiés à l’équitation à la chasse et animés par des professionnels reconnus. RAPPEL : munissez-vous tous de votre pique-nique pour le déjeuner. Fin du stage vers 17h. Plus d’informations lors de votre inscription.

Participation gratuite. Inscription obligatoire en écrivant à lbesancenot@venerie.fr
Pour l’agrément du stage, le nombre de places est limité.
Les inscriptions seront validées dans l’ordre d’arrivée.

Diffusez cette information à tous vos amis veneurs et venez à plusieurs, pour que le « bien-être du cheval de chasse » ne soit pas qu’une formule !

Expertise et modestie

La saison qui s’achève aura été, pour la vènerie française, celle de tous les dangers. Nos opposants avaient mis l’été dernier à profit pour étendre leur emprise malveillante sur tout le territoire ; les sabotages de quelques équipages se sont multipliés. Ce 30 mars devait apparaître comme le point d’orgue de l’action de nos opposants. Avec quatre lieux de manifestations dans les régions où ils s’étaient montrés les plus acharnés au cours de la saison (Picardie, Bretagne, Rambouillet et Tarn), ils allaient nous montrer leur force, la justesse de leur lutte et la perspective de leur victoire prochaine. Vantardise bientôt démentie par les faits. Ils auront attiré au total de ces quatre rassemblements la moitié des « militants » qui les avaient soutenus l’année passée dans la seule Picardie. Un des échecs les plus cuisants fut assurément celui de Paimpont en Bretagne, où nos opposants, pourtant parmi les plus virulents, ne furent que 60 à se retrouver samedi pour manifester quand les veneurs bretons et leur grand mouvement pour la défense de la ruralité et de ses traditions y étaient 3 000 !!!

Démonstration est ainsi faite, s’il en était besoin, que ces quelques agitateurs professionnels ne représentent qu’eux-mêmes. La ficelle était trop grosse ou l’ignorance trop évidente. En appeler à la souffrance animale et à la lutte des classes n’allait attirer que des associations animalistes dont on connaît maintenant les objectifs réels et quelques politiques en mal de réélection.

La souffrance animale est un leurre anthropomorphique brandit par nos opposants. Les animaux que nous chassons à courre ont développé les aptitudes physiques et sensorielles qui leur ont permis de lutter face aux prédateurs qui les ont chassés depuis la nuit des temps et en face desquels leurs espèces ont survécu jusqu’à être aujourd’hui en abondance dans nos territoires. La course en elle-même n’est pas un moment de souffrance mais plutôt la mise à l’épreuve de l’instinct des animaux courus par les chiens courants. La mort de nos animaux de vènerie est rapide, donnée par les chiens instantanément ou par l’homme avec le souci d’agir vite dès lors que la meute a triomphé de sa proie – ce qui n’arrive qu’une fois sur quatre, rappelons-le !

Quant à la lutte des classes, elle n’existe tout simplement pas à la chasse à courre, ainsi que l’ont démontré deux chercheurs du CNRS il y a trente ans ; c’est au contraire le lieu d’un brassage social sans équivalent. Bien sûr la vènerie n’est pas un monde sans classes sociales (utopie marxiste dont on a vu les limites) ; mais s’il est une différence qui prévaut entre les hommes qui se côtoient les jours de chasse, et qui structure leurs relations, c’est celle de l’expertise. Un de mes plus grands bonheurs à la chasse tient dans l’admiration portée à des veneurs, maîtres d’équipage, piqueux ou valets de limier, d’hier et d’aujourd’hui, qui possèdent l’expertise, l’art du noble déduit. Une expertise jamais infaillible et qui va généralement de pair avec une grande modestie. Une belle école de la vie, en somme.

Photo : Arnaud Fréminet, Rallye Meilleraye

A la Une, cette semaine

Fin de saison en fanfare pour la chasse à courre dans les médias. Les différentes manifestations pro- et anti-chasse à courre programmées ont attiré les feux des projecteurs, avec quelques très jolis moments dont les veneurs se sont sortis de façon plus qu’honorable.

La guerre médiatique n’est pas près de s’achever ; mais petit à petit, grâce à une argumentation qui se perfectionne chaque fois, l’image de la chasse à courre s’améliore, d’abord aux yeux des journalistes eux-mêmes, et sans doute, peu à peu, dans l’opinion publique. Ecoutez ainsi l’émission de Wendy Bouchard sur Europe 1. Les veneurs qu’elle avait invités face à l’un de nos opposants les plus déterminés ont d’évidence infléchi son appréciation des choses en notre faveur ; ils lui ont fait sentir qu’un autre monde existe, et qu’il est respectable.

[29 mars 2019]
Wendy Bouchard : pourquoi la chasse à courre a-t’elle encore des amateurs ?
 
«Plaisir morbide pour les uns», «mise à mort respectueuse» pour les autres. Pro et anti se renvoient dos à dos deux visions de la préservation des espèces et de leur régulation. Tradition ou aberration ? Pour répondre à cette question, Wendy Bouchard a invité sur son plateau Laurent Facques, Céline Anaya Gautier et Stanislas Broniszewski. + Lire la suite
[Avril 2019]
DVA & les marcheurs : la contre-attaque !
 
« Le collectif Défendons la Vènerie Aujourd’hui (DVA) s’oppose sur les réseaux sociaux à la propagande du collectif AVA. Leurs objectifs : dénoncer les fake news d’AVA et rétablir la stricte vérité, montrer le vrai visage de leurs militants et leurs leaders – des activistes antispécistes radicalisés et non des riverains comme le prétend AVA et informer le public sur leurs méthodes (menaces de mort, vol de chiens, insultes, lynchage médiatique…) Sur le terrain en revanche, ce sont les « Marcheurs » qui encadrent et filment les éventuels méfaits commis par les manipulateurs antispécistes. Écoutons donc ce qu’on à nous dire ces courageux défenseurs de toutes les chasses, de la ruralité et d’un art de vivre+ Lire la suite
[Avril 2019]
Gloire aux marcheurs
Espace

«Petit à petit le voile se lève sur le mouvement antispéciste, dont les fanatiques de l’AVA (Abolissons la Vénerie Aujourd’hui) qui depuis l’automne 2017 tentent de semer trouble et terreur dans les forêts françaises ou découplent les équipages de vénerie. Des repentis du mouvement décrivent des pratiques sectaires avec endoctrinement, désinformation, manipulation, malversation, intimidation… Concomitamment, les actes de vandalisme contre les boucheries, fromageries, poissonneries se sont multipliées. Régulièrement, miradors, affûts, rendez-vous de chasse et véhicules de chasseurs sont saccagés. En Seine-et-Marne, ces terroristes alimentaires ont été pris en flagrant délit… Plus personne, à l’exception des acquis à la cause, ne sont dupés.» + Lire la suite

[5 Avril 2019]
A la reconquête de l’opinion publique
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Willy Schraen, président de la Fédération nationale, régionale et départementale des chasseurs a fait salle comble pour l’assemblée générale de la fédération du Pas-de-Calais ; une réunion où l’on a vu de nombreuses similitudes entre chasse et agriculture. Pour le président des chasseurs de France, rien n’est toutefois perdu : « Si nous voulons reconquérir le cœur des Français, nous devons expliquer notre passion, ce que nous faisons. C’est comme cela que nous y arriverons, même si cela doit prendre du temps. » + Lire la suite
[5 Avril 2019]
Une chasse à courre au lièvre
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«C’est un moment inoubliable qu’ont vécu les amateurs de vènerie  en participant à cette chasse à courre au lièvre sur le site de St Hilaire. Durant cette chasse plusieurs levées de lièvres ont eu lieu, compliquant la voie des chiens, qui ont abandonné vers 19 h, la5 issant ainsi le lièvre gagner ! À noter que c’est la quatrième chasse à courre aux lièvres organisée cette saison sur le site de Plumeliau. Tous se sont ensuite rassemblés au local des chasseurs pour partager le pot de l’amitié. » + Lire la suite

[3 Avril 2019]
Le monde de la chasse en force
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« À Rambouillet, samedi matin, bastion de la vénerie et de la chasse tout court, les chasseurs ont su mobiliser, arrivant à 400 devant le préfet, le maire et le président de la fédération de chasse d’Ile-de-France. Puis ils ont poussé leur marche jusqu’au château aux cris de « fiers d’être chasseurs ». «  On sait compter. Nous sommes deux fois plus qu’eux ! » clame Thierry Clerc, le président de la FICIF. Il a quitté exceptionnellement le salon de la chasse de Mantes où il ouvrait l’assemblée générale de la fédération, pour revenir à Rambouillet « et manifester en tête d’un cortège digne » aux côtés des jeunes.»  + Lire la suite

[31 mars 2019]
Des groupuscules qui manipulent le mensonge
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« L’Association de défense de la ruralité et des traditions (ADRT) organisait un grand rassemblement près de la salle polyvalente. C’est le rendez-vous de tous les gens qui ont envie d’affirmer la fierté d’être des acteurs du monde rural, explique Romain Legoaster, secrétaire et porte-parole de l’ADRT. Tous les jours, on subit l’agribashing, le pêchebashing, le chassebashing… On est là pour réaffirmer qu’il fait bon vivre dans nos campagnes et que ce sont des endroits où règne la concorde depuis des siècles. Et on peut aussi continuer, dans notre pays, à être omnivore sans être insulté. » + Lire la suite

[1er Avril 2019]
Pro et antichasse ne se sont pas croisés
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« À quelques rues de là, l’ambiance est toute autre, un peu plus disciplinée, un peu plus raide. Des hommes jouent de la trompe tandis que d’autres scandent la défense de leur loisir. Tellement de préjugés circulent sur nous, déplore Nicolas Dauchez, l’un des cinquante membres de l’équipage de vénerie de Rambouillet, qui dit chasser depuis ses 5 ans. Nous ne sommes pas des tueurs ! Cette année, nous avons prélevé seize cerfs sur 55 sorties. La plupart du temps, l’animal s’en sort donc vivant. Selon ce passionné, la France compterait » + Lire la suite

[31 mars 2019]
Équipage du Bois d’Hirley
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« Le collectif Défendons la Vènerie Aujourd’hui (DVA) s’oppose sur les réseaux sociaux à la propagande du collectif AVA. Leurs objectifs : dénoncer les fake news d’AVA et rétablir la stricte vérité, montrer le vrai visage de leurs militants et leurs leaders – des activistes antispécistes radicalisés et non des riverains comme le prétend AVA et informer le public sur leurs méthodes (menaces de mort, vol de chiens, insultes, lynchage médiatique…) Sur le terrain en revanche, ce sont les « Marcheurs » qui encadrent et filment les éventuels méfaits commis par les manipulateurs antispécistes. Écoutons donc ce qu’on à nous dire ces courageux défenseurs de toutes les chasses, de la ruralité et d’un art de vivre.»+ Lire la suite
[30 Mars 2019]
Il y a une méconnaissance du monde rural
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«Nous voulons réaffirmer notre fierté d’être des acteurs de la ruralité : agriculteurs, éleveurs, maraîchers, artisans boucher, charcutier, poissonniers et pêcheurs, chasseurs, élus, familles rurales », expliquent les organisateurs dans un communiqué. Les militants antispécistes sont des gourous. Sous couvert de défendre le bien-être animal, ils ne veulent rien d’autres que supprimer les animaux sur terre et dans les eaux pour qu’ils ne souffrent plus. Il faut le dire ! » insiste François Palut, maire dans le Finistère et président de l’association pour le maintien de l’élevage en Bretagne(Ameb).» + Lire la suite

[25 Mars 2019]
Une retraite paisible pour ce cheval de l’équipage

«Nous voulons réaffirmer notre fierté d’être des acteurs de la ruralité : agriculteurs, éleveurs, maraîchers, artisans boucher, charcutier, poissonniers et pêcheurs, chasseurs, élus, familles rurales », expliquent les organisateurs dans un communiqué. Les militants antispécistes sont des gourous. Sous couvert de défendre le bien-être animal, ils ne veulent rien d’autres que supprimer les animaux sur terre et dans les eaux pour qu’ils ne souffrent plus. Il faut le dire ! » insiste François. + Lire la suite

[22 Mars 2019]
Le sanglier a gagné !
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«Le rallye Chanteau de Ychoux (40) était invité à diriger cette manifes­tation qui attire un grand nombre de spectateurs, chasseurs ou non, mais tous amateurs de vénerie. Patrick Margareti, le maître d’équi­page, est venu pour la quatrième année consécutive avec 15 bou­tons, gilets et le piqueux, dans le ca­mion et les vans, sont descendus 12 chevaux de type selle français ainsi qu’une meute de 35 chiens anglo-­français créancés à la vole du cerf.» + Lire la suite

Attaquée toute la saison par des extrémistes végans, la chasse à courre s’est organisée et renforcée

La saison de chasse à courre s’achève aujourd’hui, dimanche 31 mars. Pratiquée, à pied ou à cheval, dans 70 départements par 390 équipages, la chasse à courre est aujourd’hui plus dynamique en France qu’elle ne l’a jamais été et se voit de plus en plus soutenue par les acteurs de la ruralité.

Les membres d’AVA (mouvement hétéroclite composé de néo-ruraux, végans, animalistes, antispécistes plus ou moins politisés à l’extrême gauche) ont, pour leur part, multiplié leurs actions de sabotage dans 5 zones géographiques : Compiègne, Rambouillet, Bretagne, Touraine et Grésigne.

Les AVA se sont radicalisés : violences, kidnapping de chiens, violation de propriétés privées, harcèlements, mises en scène, victimisation, manipulations de l’opinion via des communiqués de presse calomnieux envoyés tous les trois jours à la presse et relayés par des animalistes médiatiques. La couverture médiatique de ce groupuscule est sans rapport avec sa représentativité : les AVA sont en réalité très peu nombreux sur le terrain. Les grandes manifestations anti-chasse à courre organisées par AVA samedi ont rassemblé 700 personnes dans toute la France alors que, rien qu’en Bretagne, 3000 agriculteurs, pêcheurs et éleveurs se sont joints aux veneurs pour défendre la ruralité. Les AVA ne sont en aucun cas soutenus par la population locale qui voit à l’inverse dans la chasse à courre une activité traditionnelle parfaitement ancrée dans les campagnes et fédérant autour d’elle plus de 100.000 suiveurs passionnés de nature.

Tenter, par des moyens violents, de sauver un cerf ou un sanglier par an démontre en outre la méconnaissance totale qu’ont les AVA de la gestion de la faune sauvage en France. Les chasseurs (tous modes de chasse confondus) prélèvent en moyenne 800.000 sangliers, 600.000 chevreuils et 60.000 cerfs et biches par an, en France, dans le cadre de plans de chasse rigoureusement élaborés. Les populations sont en pleine augmentation et de nombreux agriculteurs et forestiers réclament d’augmenter les quotas pour limiter le dégât que le gibier cause à leurs cultures. Le but même du plan de chasse est de maintenir un équilibre entre agriculture, gestion forestière et présence de populations d’animaux sauvages en bonne santé.

La modification en mars dernier de l’arrêté de 1982 relatif à l’exercice de la vènerie où dorénavant un animal qui tient les abois dans une zone urbanisée sera gracié et les chiens aussitôt retirés est venue apporter les précisions nécessaires pour inscrire durablement la continuation de sa pratique parmi les autres activités cynégétiques. Les veneurs respectent scrupuleusement cette réglementation.

Selon Pierre de Roüalle, président de la Société de Vènerie : « sur le terrain, auprès des tribunaux comme dans les médias, les veneurs se sont organisés pour contrer les sabotages d’AVA et préserver la liberté républicaine. Les veneurs n’ont rien à cacher : ils se sont ouverts aux journalistes et aux néophytes pour faire partager leur passion. Le vent semble d’ailleurs en train de tourner : les manifestations anti-vènerie de ce week-end n’ont rassemblé que 500 animalistes dans toute la France, alors que plus de 400 personnes à Rambouillet et 3000 en Bretagne étaient venues défendre la ruralité et la chasse à courre. Cette chasse authentique qui mêle dressage des chiens, entraînement des chevaux et connaissance de la nature est une science autant qu’un patrimoine vivant à protéger et transmettre aux générations futures ».