Servir la chasse à courre

Bien avant que n’éclate l’orage médiatique dans lequel la chasse à courre s’est trouvée prise depuis quelques semaines, la Société de Vènerie avait engagé une réflexion pour faire mieux connaître son action. Si le succès du laisser courre exige le calme et la sérénité des bois et des plaines, la défense de la vènerie est un combat autrement plus agité dans un environnement politico-médiatique qui ne lui est pas principalement favorable.

C’est ce combat et ses différentes composantes que nous présentons dans la brochure qui vient de paraître : « Société de Vènerie : servir la chasse à courre, défendre ses pratiquants ». Cette brochure va être insérée dans la prochaine livraison de la revue Vènerie. Elle sera également envoyée à toutes les fédérations départementales de la chasse et aux parlementaires pour faire mieux connaître notre organisation et notre unité qui constituent la condition nécessaire de notre pérennité.

60 millions de Français, 60 millions de sélectionneurs, a-t-on coutume de dire lors de la coupe du monde de football. 10 000 veneurs, 10 000 opinions, pourrait-on dire plus modestement pour la chasse à courre. Et l’équipe de permanents de la Société de Vènerie reçoit toujours avec intérêt les réflexions que nombre de veneurs et de sympathisants lui font partager pour défendre notre cause. Notre exposition médiatique récente a vu se manifester des bonnes volontés par dizaines, nous exprimant leur soutien, nous suggérant des axes d’action, ou tout simplement prêtes à donner du temps. Tous ceux qui se sont ainsi exprimés doivent en être remerciés. Quelques-uns nous ont aussi fait part de leur désaccord sur notre attitude face au drame de la forêt de Retz. De façon pragmatique, nous pensons que la communication de crise se pilote « à vue » en fonction de l’évolution toujours rapide du contexte médiatique. Un soir il nous fallait nous taire ; le lendemain matin, il devenait urgent de parler, avant de nous taire à nouveau. Par-delà notre présence sur les plateaux de télévision ou dans les studios de radio, le réseau de communication dense mis en place depuis deux ans avec les dircoms qui réalisent un travail formidable et l’action énergique de veneurs engagés en région ont contribué à faire entendre notre message.

L’hypothèse d’une surexposition médiatique, soudaine et violente, est devenue le lot commun de tous nos contemporains, dans leur vie professionnelle, familiale ou associative. Quelles que soient nos divergences de vue sur la façon d’aborder ces circonstances exceptionnelles, s’il est une règle immuable, c’est de montrer un front uni face à nos opposants. On n’a jamais vu une guerre gagnée par des armées ergotant sur la stratégie au cœur de la bataille. Cette bataille, nous y sommes engagés ; c’est dans l’unité que nous la remporterons.

Pour gagner la guerre, outre une armée unie, il faut aussi des moyens. Vous le savez, les seules cotisations des veneurs et des équipages ne suffisent plus à couvrir les charges additionnelles qui sont aujourd’hui nécessaires. Les dons qui sont versés au Fonds Vènerie sont indispensables pour y parvenir. Défiscalisés à hauteur de 66%, ils constituent une ressource sans laquelle le combat ne sera pas possible. Chacun de vous peut contribuer : 30€ versés vous en couteront 10; 300 € vous en couteront 100; 3000 € vous en couteront 1000. L’avenir de la vènerie dépend de chacun de nous.

Photo : Stéphan Levoye

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