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Les expressions françaises inspirées par la vènerie : « Donner le change »

Change est un terme de vènerie très ancien. Ce nom est formé à partir du verbe changer, lui-même issu du latin tardif cambiare, « échanger ». Le change, c’est un animal, tout animal autre que les chiens ont lancé au début du laisser-courre. En effet, pour échapper à la meute, l’animal de chasse fait partir un autre animal afin de détourner sur celui-ci la poursuite des chiens. L’animal ainsi levé et mis sur la voie suivie par les chiens s’appelle animal de change ou change. « Le daguet cherchait le change, faisait partir d’autres cers mais que les chiens sûrs d’eux ne chassaient pas » (Paul Vialar).

Les expressions donner le change et prendre le change, fréquentes dans les récits de chasse à courre, sont passées dans la langue courante. Toutefois, seuls les locuteurs initiés en matière cynégétique perçoivent les scènes qu’elles évoquent.

Au sens propre, l’animal poursuivi donne le change lorsqu’il fait lever un autre animal pour que les chiens de meute suivent dorénavant la voie de la bête de change ou du change.

Au sens figuré, donner le change à quelqu’un signifie « le tromper en lui faisant adroitement prendre une chose pour une autre en lui donnant une fausse impression ». C’est « le lancer sur une fausse piste ».

Construite de façon absolue, l’expression donner le change prend le sens de détourner l’attention, les soupçons ». « Pour éviter cet esclandre, nous donnerons le change pour quelques jours encore. Nous conservons donc ce dangereux psychopathe jusqu’à la fin du prochain week end » (Ph Labro).

En termes de vènerie, les chiens qui abandonnent la voie de l’animal de chasse pour suivre la voie d’un autre animal prennent le change ou chassent le change.

Au figuré, on dit qu’un homme prend le change quand il « se laisse abuser, se laisse convaincre ou persuader par un faux-semblant ». « À qui n’est-il pas arrivé de douter son affection la plus profonde et de se demander s’il ne prenait pas le change ? » (Flaubert).

Chasse du 22 décembre de l’équipage La Futaie des Amis : éclaircissements

Le 22 décembre dernier s’est produit en forêt de Compiègne un incident de chasse relaté dans le communiqué joint.

L’infraction est reconnue par l’équipage qui la condamne tout comme la Société de Vènerie. Contrairement à ce que disent nos opposants, les veneurs sont des citoyens justiciables comme les autres. Lorsqu’ils commettent des actes répréhensibles ils sont poursuivis et sanctionnés. Ils ne bénéficient pas de passe-droit. Ils n’usent pas de moyens de pression auprès des gouvernants.

Il n’en va pas de même de nos opposants ; dans l’incident de Compiègne, il est établi qu’un animateur de télévision – Hugo Clément – et notre Secrétaire d’Etat se sont entretenus des sanctions à infliger à La Futaie des Amis, et que la Secrétaire d’Etat a ensuite fait connaître ses souhaits à l’autorité préfectorale. Qui exerce des pressions ? Qui tente d’intimider ?

Par ailleurs, reconnaissons que ce genre de poursuites et les sanctions qui s’ensuivent à l’encontre des veneurs sont rares. Cela prouve très simplement que durant les 18 000 journées de vènerie annuelles, nous commettons très peu d’infractions. Ne soyons pas les premières victimes de la propagande de nos opposants qui fabriquent de toute pièce des prétendus incidents dans les rares forêts où ils sévissent ! Si les accusations de nos opposants étaient fondées et répréhensibles, nous serions poursuivis.

Restons unis face à l’opposition.
Dénonçons et maitrisons les entraves faites à nos chasses.
La vènerie vaincra !

Lire le communiqué

La chasse du 22 décembre de l’équipage La Futaie des Amis sanctionnée

Le mercredi 22 décembre, le cerf que chassait l’équipage La Futaie des Amis a été tiré dans des circonstances qui contreviennent à l’arrêté ministériel du 22 février 2019 relatif aux fins de chasses en zone urbanisée. Une enquête de gendarmerie est en cours ; elle rendra ses conclusions au Parquet dans le cadre d’une probable procédure judiciaire.

Par ailleurs, après en avoir informé la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS), la Préfète de l’Oise a décidé de suspendre l’équipage pour 15 jours. Elle envisage, de plus, de demander au veneur concerné de se dessaisir de ses armes.

La Société de Vènerie regrette vivement ce déplorable incident qui ne correspond en rien à la discipline qu’elle préconise ; elle tiendra compte des suites administratives et judiciaires.

8 janvier 2022 – Éleveurs amateurs : « Les chiens font partie intégrante de notre vie »

Jean Cabassot élève des beagles dans son chenil de Torreilles. Comme tous les éleveurs amateurs passionnés de chiens il les aime et fait tout pour leur bien-être.

Agriculteur, éleveur d’âne et passionné de chasse, Jean Cabassot élève aussi des beagles en tant qu’amateur depuis 1982. « La passion, c’est ce qui conduit tous les éleveurs, insiste Jean Cabassot. Moi c’est la chasse courante de petite vénerie, pour d’autres ce sera le troupeau, le chien de travail, ou de compagnie. (suite…)

19 décembre 2021 – La chasse à courre attire les cavaliers

Après avoir décrit le rôle primordial des chiens dans une chasse à courre, nous abordons aujourd’hui l’importance des chevaux, une activité équestre à part entière via l’équipage Piqu’Avant- Bourgogne, basé à l’abbaye du Val des Choues, dans le creux d’un vallon, au cœur de la forêt de Châtillon.

L’équipage Piqu’Avant-Bourgogne a été créé en 1999 par Inès et Michel Monot. « La chasse à courre attire les cavaliers qui souhaitent allier deux passions : la chasse et l’équitation », explique Michel Monot, maître d’équipage de Piqu’Avant-Bourgogne, qui chasse dans la voie du sanglier dans la forêt de Châtillon.

(suite…)

16 décembre 2021 – Mathieu Berge est passionné de chasse à courre

Depuis sa plus tendre enfance, Mathieu Berge, qui vit près d’Aumale, est passionné par la chasse à courre. Il possède une cinquantaine de chiens et de solides arguments face aux critiques de certains activistes anti-chasse.

Il y a ceux qui se passionnent pour le sport, d’autres pour la généalogie ou bien encore les décorations de Noël. Et il y a ceux qui se passionnent pour la chasse à courre. C’est le cas de Mathieu Berge, 65 ans. Et ce depuis son plus jeune âge. « J’ai trouvé cela extraordinaire » (suite…)

Notre découverte de la chasse à courre

Témoignage de Caroline, chasseresse dans les Landes : « Lorsque je publiais des stories Instagram, Annabelle me répondait bien souvent que la chasse à courre était quelque chose d’horrible, que nos chiens étaient malheureux. Quand l’occasion s’est présentée lors de son passage dans les Landes, nous l’avons conviée, avec son ami Adrien, à venir visiter le chenil du Rallye Chanteau, afin de leur expliquer et surtout, comme les mots ne suffisent pas, leur montrer comment les chiens vivent, mangent etc…

Après la visite du chenil, autour d’un apéro, Annabelle et Adrien posaient pleins de questions sur la chasse. Nous leur avons donc proposé naturellement de nous suivre le lendemain : grosse réticence de leur part au début. Au fil de nos échanges, Annabelle a quand même demandé à voir nos tenues. Faisant la même taille qu’elle, je lui ai fait essayer ma redingote qu’elle appelait au début un déguisement. Mais finalement, l’idée a fait son chemin et nous avons fini par prêter un cheval à Annabelle. Elle s’est rendue compte très rapidement, et ça ne faisait aucun doute, du bonheur d’être à cheval en forêt. Adrien, non cavalier, a quant à lui suivi en voiture avec un passionné de notre équipage. Il ne pouvait pas être mieux accompagné.

Malgré de nombreuses courbatures et après 35 km de chasse, il ne fait plus aucun doute qu’Annabelle et Adrien ont été agréablement surpris par notre passion, loin des clichés véhiculés par certains fanatiques opposés à la vènerie. Cela prouve que le meilleur moyen pour nous veneurs de convaincre, c’est de faire plonger les novices en immersion dans un équipage de chasse à courre. Bref, découvrir de l’intérieur qui sont les veneurs et leurs animaux !

Il était primordial pour nous qu’Adrien et Annabelle se fassent un avis objectif sur la chasse à courre, c’est-à-dire après y avoir participé. C’est pari gagné pour nous car ils semblent avoir apprécié notre mode de vie. »

Témoignage d’Annabelle et Adrien, invités à la chasse pour la première fois : « Cavalière de concours hippique depuis 20 ans et propriétaire d’un poney club en Bretagne, je vis avec Adrien qui est pompier professionnel à Rennes. Nous avons eu l’opportunité grâce à nos amis Caroline et Ladislaw de participer à une pratique qui ne nous était pas familière et dont la réputation nous rendait réticents : la chasse à courre.

J’ai d’abord commencé par poser des questions à une amie pour comprendre le « pourquoi ». La réponse fut simple : passion.

Après de nombreuses hésitations, car nous pensions tout savoir de la chasse à courre grâce à ce qu’on en voyait sur les réseaux sociaux, nous avons décidé d’assister à une chasse. Après avoir exploré pendant plus de 6 heures la forêt landaise, pour ma part à cheval, pour Adrien en voiture, nous pouvons aujourd’hui émettre un avis. Nous avons trouvé incroyable le respect mutuel entre hommes, femmes, et animaux. L’organisation entièrement structurée et réglementée où chacun a un rôle bien déterminé dans l’équipage. Le travail d’équipe entre les animaux (chevaux et chiens) et les hommes et tout cela dans le respect des règles que la nature leur impose. Et la confiance qui s’installe obligatoirement. La mise à mort de l’animal est effectuée en tout pudeur et dans le respect. »

Les expressions françaises inspirées par la vènerie : « Être aux abois »

« Les six chiens, la gueule levée, l’entouraient de ces cris profonds, gutturaux, sauvages qu’ils ont seulement pour les abois »

M.DRUON

L’expression être aux abois désigne le moment où l’animal poursuivi, sur ses fins, s’arrête, se retourne, fait tête aux chiens qui l’entourent et donnent de la voix. L’animal est aux abois, il tient les abois ou il est à l’hallali.

La langue de la vènerie étant considérée comme noble et valorisante, certaines expressions employées au sujet des animaux de vènerie et des chiens de meute s’appliquent à l’être humain et aux réalités abstraites, sans nuance dégradante. Ainsi l’expression être aux abois est-elle entrée dans la langue courante où elle s’utilise au sens figuré.

Être aux abois signifie en particulier « dans une situation matérielle désespérée ». Des créanciers aux abois. Le sens premier d’aboi était « cri du chien ». Il a disparu et est passé dans le dérivé aboiement. Dans l’usage métaphorique de la locution aux abois, les abois ou les aboiements c’est dire les cris du chien, n’apparaissent quasiment plus.

Corrélativement, l’usage d’abois étant réservé aux veneurs, le terme s’est chargé d’une valeur littéraire qui tient au caractère noble de la langue de la vènerie. Cet usage a permis de donner vie à des emplois figurés fondés sur un moment de la chasse à courre, même si l’évolution de la société, qui a réduit l’importance de la vènerie, a entraîné une régression de ces emplois. De plus, la langue actuelle tend à préférer des métaphores moins dures, plus filées, qu’à l’époque classique.

Au figuré, plus largement, être, paraître, se sentir aux abois signifie « avoir épuisé toutes ses ressources et ne pas savoir comment sortir d’une situation difficile », en parlant soit d’une personne, souvent dangereuse, mais pas nécessairement : un criminel aux abois ; soit d’une chose abstraite, surtout dans la langue classique : l’idolâtrie aux abois, chez Bossuet ; la prudence aux abois chez Voltaire. « Il faut, pense le peuple, que Napoléon III soit aux abois pour en venir à un tel déploiement de forces de police pour une simple rumeur ».

Mettre un homme aux abois, le réduire aux abois, c’est « le pousser dans une telle situation ».

11 décembre 2021 – Le cheval de chasse à courre, résistant et respectueux

Après avoir évoqué la place du chien dans la pratique de la chasse à courre, zoom aujourd’hui sur le cheval avec le Vautrait de Ragy qui chasse le sanglier dans les forêts de la région chalonnaise.

Le Vautrait de Ragy, dont les maîtres d’équipage sont Pierre Ackermann et Céline Vogel, secondés par Mathieu Guignier, a obtenu son certificat de vénerie en 2012. L’équipage est composé de 40 membres.

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8 décembre 2021 – Irlande : le projet de loi anti chasse à courre n’a pas été adopté

C’est une victoire pour les chasseurs Irlandais, les derniers à pratiquer encore la chasse à courre dans le Royaume Uni, le projet de loi visant à interdire la chasse à cour a été rejeté à l’assemblée.

Une victoire des chasseurs, mais plus généralement une victoire du monde rural et de ses traditions. Cette victoire, les Irlandais la doive aussi à la Countryside Alliance, une organisation militante qui promeut le mode de vie rural au Parlement, dans les médias et sur le terrain. Son objectif est de promouvoir la compréhension et l’acceptation du mode de vie rural et des activités telles que la chasse et le tir dans un paysage géré, et de les protéger des préjugés, de la désinformation et de la réglementation excessive. (suite…)

9 décembre 2021 – PAROISSE. Patron des chasseurs, Saint-Hubert a été célébré

La messe de Saint-Hubert a eu lieu ce samedi 4 décembre en l’église Saint-Jean du Caule-Sainte-Beuve. Elle s’est ouverte par une marche de vénerie sonnée par les trompes de chasse. L’abbé Jean-Claude Varin a célébré le saint patron des chasseurs, invitant les paroissiens à« se rappeler que l’on est au service des 3 C  : l’amour du Créateur, de la Création et des Créatures ». (suite…)

Les expressions françaises inspirées par la vènerie : « L’attaque »

Il fallait aux veneurs des mots pour se raconter, parler, échanger sur l’art de chasser à courre. Depuis des siècles, ils utilisent des termes qui leur sont propres. Termes que la langue française s’est appropriée. Chaque mois, via la Newsletter, nous vous proposons d’en découvrir une sélection. Ce mois-ci : « L’attaque ».
L’attaque est le premier moment d’un laisser-courre. On attaque un cerf lorsque les chiens le lancent, le forcent à partir. Ils commencent à le chasser. Seulement depuis la fin du XIXème siècle, par analogie avec l’état d’esprit de l’attaquant, être d’attaque signifie familièrement « être en forme, prêt à agir avec vigueur, avec énergie », le sens originel étant « être capable d’attaquer (un travail, une tâche de longue haleine) ». « Ce matin, je me sens d’attaque » (Acad.) – « Mais ma femme n’était pas d’attaque, elle n’en pouvait plus, à bout de course, recrue de fatigue » (Fr. Mauriac).