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Ces faux sauveurs de la Nature

A la lecture des résultats français des élections européennes, l’attention du veneur est attirée sur deux partis qui ont inscrit l’interdiction de la chasse à courre à leur programme.

C’est peu dire que le premier d’entre eux, Europe Écologie les Verts, apporte de mauvaises réponses à une vraie question. Sous couvert de « sauver la planète », il masque une idéologie que les propos de Yannick Jadot dans Le Parisien du 3 novembre 2018 exposaient sans ambiguïté. Sa percée sur la scène politique conduira les analystes les plus aguerris à dénoncer la complaisance démagogique de l’écologisme. Contre l’écologisme, l’ouvrage que Bruno Durieux vient de faire paraître, contribuera entre autres, à éclairer la vraie nature de ces faux sauveurs de la Nature.

Une autre liste, le Parti Animaliste, mérite qu’on s’y arrête un instant. En lui portant leurs voix, près de 500 000 électeurs, 1% du corps électoral français, auront estimé que l’urgence pour la construction européenne se résumerait à la défense de la « cause animale ». Interdire la chasse à courre, les delphinariums et les animaux dans les cirques : voilà la voie du succès pour la construction européenne ? Promouvoir des sanctuaires à insectes : la solution pour imposer l’Europe dans le commerce international ? Comme l’aurait dit Cyrano de Bergerac, « C’est un peu court, jeune homme ! ». Gageons que ces électeurs, bien éloignés des véritables enjeux politiques européens, auront exprimé là leur sacro-sainte sensibilité.

Winston Churchill le disait déjà en 1947 : « La démocratie est la pire forme de gouvernement à l’exception de tous les autres. »

Pour lire la Chronique « Oui à l’écologie, non à l’écologisme », cliquez sur l’image ci-dessous.

 

Audrey Lemercier, nouvelle championne de France !

Samedi dernier à Fontainebleau, Simon François et son poney Lookout Calla Prince remettaient leur double titre de champion de France en jeu. Félicitation à eux puisqu’ils sont toujours sur le podium et se classent en 3è position. Ils cèdent leur place à Audrey Lemercier Deland’hui et Uruscan, champions de France 2019 ; ils couraient eux aussi sous les couleurs du Rallye Piqu’Harville, 1er du classement par équipage !

Félicitation également à Blanche de la Ferté-Sénectère et Kaline du Verger, 2ème de ce championnat de France au classement général.

En résumé :
Au classement GÉNÉRAL
1. Uruscan Audrey Lemercier & Deland’hui (Équipage Piqu’Harville)
2. Kaline du Verger & Blanche de La Ferté-Sénectère (Équipage Vènerie du Berry)
3. Lookout Calla Prince & Simon Francois (Équipage Piqu’Harville)

Au classement PAR ÉQUIPAGE
1. Équipage Piqu’Harville
2. Rallye Perseigne et exæquo Rallye Nomade
3. Rallye Vielsam

Au classement PREMIÈRE PARTICIPATION du CHEVAL de CHASSE
1. Day Dream Gery & Marion Vercruyce (Rallye Loudunais)
2. Cesar Palace & Natacha Larivière (Rallye Loudunais)
3. Niky de Juillé & Julien Hedge (Rallye Nomade)

>> Découvrez ICI l’intégralité du classement !

Photos : Fabrice Toutée.

A venir, un reportage photos et vidéo dans la prochaine Lettre des Amis de la Vènerie. Vous n’êtes pas encore inscrit ? N’attendez plus. C’est gratuit et cela ne vous prendra que quelques secondes.
>> Je m’inscris

Le permis national deux fois moins cher

C’est une grande victoire pour tous les chasseurs que Willy Schraen, Président de la FNC, vient de remporter. Le tarif du permis de chasser national passera à 200 € pour la prochaine saison. Cette mesure rendra accessible au plus grand nombre la validation nationale, en diminuant son coût de moitié. Elle ouvre de nouvelles possibilités évidentes de mobilité cynégétique pour de nombreux chasseurs.

Rappelons que la Société de Vènerie préconise la validation annuelle du permis de chasser par tous les veneurs. Cette validation constitue même une obligation pour tout membre d’équipage portant soit simultanément le fouet et la trompe (ou corne) de chasse, soit une arme destinée à servir l’animal. >> Télécharger la Lettre ouverte de la Fédération Nationale des Chasseurs

Céline & Adrien en VIP sur notre stand

Nature & Vènerie en Fête, la grande fête de la chasse à courre de Fontainebleau, offrira à son public plusieurs temps forts les samedi 25 et dimanche 26 mai prochain.

Assemblée Générale de vos associations

Ça commence le samedi dès 10h (accueil dès 9h30) à Ury par l’Assemblée Générale de l’Association des Veneurs, de l’Association des Équipages et du Club du Chien d’Ordre ; bilan de la saison écoulée, projets pour la saison prochaine : une opportunité, pour chaque veneur, de « faire le point » sur la situation et de prendre part aux grandes orientations. A la fin de l’Assemblée Générale, vous êtes tous attendus sous la tente VIP située en face du terrain d’Honneur pour le déjeuner afin que tous les veneurs puissent se retrouver autour d’un repas convivial tout en profitant des spectacles (repas 24€ : coupe de champagne, buffet à volonté, fromage et dessert).

Le stand de la Société de Vènerie accueillera deux personnalités qui ont marqué la saison écoulée

Céline Anaya Gautier dédicacera sur le stand de la Société de Vènerie le magnifique livre « chasse à courre, à la croisée des mondes » dont elle est l’auteur. Apportez votre exemplaire si vous l’avez déjà acquis, ou faites-en l’acquisition sur le stand.

Adrien Adam, le vidéaste si original (on dit disruptif en ce moment). Son approche de la chasse à courre donne une image totalement revisitée de notre passion qui a su séduire les centaines de milliers de personnes qui ont visionné ses vidéos. Lui aussi sera présent sur le stand de la Société de Vènerie durant les deux jours de la manifestation.

Régionale d’élevage du Club du Chien d’Ordre

Parmi les 600 chiens présents à Nature & Vènerie en Fête les 25 & 26 mai prochain Grand Parquet, la Régionale d’Élevage du Club du Chien d’Ordre verra concourir, dimanche, 147 chiens des équipages dans 10 catégories :

  • Français Tricolore
  • Grand Anglo-Français Tricolore
  • Français Blanc et Noir
  • Billy
  • Poitevin
  • Grand Anglo-Français Blanc et Orange
  • Foxhound
  • Français Blanc et Orange
  • Lots de six
  • Anglo-Français de Petite Vènerie

Championnat de France du Cheval de Chasse

Durant les deux journées de la manifestation, le Championnat de France du Cheval de Chasse verra s’affronter des concurrents à travers 5 épreuves. Soyez à leurs côtés pour les soutenir. Samedi, le 1er concurrent s’élancera à 10h sur la carrière du Puits du Cormier où se dérouleront successivement les épreuves de présentation et de sagesse. A 11h, début du routier (Cf. plan des carrières). A 17h, reconnaissance du parcours de maniabilité et du cross : RDV devant les tribunes des juges. Dimanche à 9h, début de l’épreuve de maniabilité dans la carrière du Puits du Cormier. Et ne manquez pas l’épreuve du cross à 13h. Remise des prix sur le terrain d’honneur à 17h30.

>> Plan des carrières

Hommage aux Marcheurs

Samedi toujours, à 18h30, un hommage sera rendu aux « Marcheurs », tous ces passionnés de vènerie qui, au cours de la saison écoulée, se sont engagés aux côtés des équipages perturbés par les incursions d’opposants souvent vindicatifs. Neuf équipages leur rendront les honneurs au cours d’un hommage à ne pas manquer.

Nous vous attendons à Fontainebleau dans une semaine pour fêter ensemble la chasse et l’amitié qui unit les veneurs !

A la Une, cette semaine

Même dans l’intersaison, les médias continuent de s’intéresser à la chasse à courre. Assemblées Générales des Fédérations Départementales de la Chasse, Journées « portes ouvertes » des équipages, concerts de trompes, offrent autant d’opportunités d’évoquer la vènerie de façon très positive. C’est aussi la presse picarde qui relate les procédures en cours engagées par l’ONF. Enfin, la revue de presse comprend un article de Mathieu Bock-Côté, le brillant philosophe québécois, sur le radicalisme vegan.

[Le Parisien]
« Nous n’avons pu réaliser nos plans de chasse »
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« Leurs chasses avaient été perturbées par les opposants. L’Office national des forêts (ONF), à qui ils paient un loyer, vient de répondre à leurs demandes en versant 10 000 € d’indemnités. Entre les veneurs et les anti-chasse à courre, il y a le combat de terrain. Celui qui oppose les deux camps chaque semaine en période de chasse. Et puis il y a le combat judiciaire, dans lequel un troisième protagoniste intervient : l’ONF. Ce dernier vient de prendre une décision forte de sens.» + Lire la suite
[France Inter]
« La Vènerie doit s’adapter à la réalité du XXIè siècle et elle est en train de le faire »
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Gérard Larcher, président du Sénat, est l’invité du grand entretien de Nicolas Demorand à 8h20. « J’ai été président de fédération de chasse, je comprends très bien qu’on puisse ne pas aimer la chasse, qu’on ne la partage pas mais la chasse c’est aussi une forme de régulation, une forme d’éthique et la vènerie fait partie de notre héritage. Il faut bien sûr qu’elle s’adapte à la réalité du XXIè siècle, elle est en train de le faire mais ne vous attendez pas à ce que je sois un prohibitionniste de ces traditions. » + Ecouter l’extrait
[FigaroVox]
Mathieu Bock-Côté : « Contre le radicalisme vegal »
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« Il y a dans le véganisme un rapport abstrait à l’animal, qui le coupe de son inscription dans l’histoire humaine et qui l’arrache à la longue histoire de la civilisation. Si le véganisme n’était qu’un régime alimentaire de plus, on pourrait se contenter d’y voir une excentricité parmi d’autres. S’il se contentait de nous mettre en garde contre une consommation excessive de viande, on serait même prêt à l’entendre. Mais il s’agit, pour peu qu’on s’y penche, de tout autre chose. » + Lire la suite
[Le Courrier Picard]
« Quand la chasse à courre tente de se faire connaître autrement à Compiègne »
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« Ce dimanche, l’association de chasse à courre La Futaie des Amis a ouvert au public les portes de son chenil, situé à quelques pas des Beaux-Monts en forêt de Compiègne. L’occasion pour son maître d’équipage, Alain Drach, de casser les clichés liés à une pratique qui passionne ou écœure, mais ne laisse jamais indifférent. Mais le cœur de l’opération séduction se nichait au chenil, où la centaine de chiens de chasse a rivalisé de beauté devant les visiteurs.» + Lire la suite
[Le Courrier Picard]
Pierre-Antoine Delahaye, chef de meute à Compiègne
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En chef de meute, Pierre-Antoine Delahaye 27 ans, sait se faire respecter au milieu de la centaine de chiens de chasse qui l’entourent. Il suffit qu’il pénètre dans l’enceinte du chenil des Vineux pour que les chiens cessent d’aboyer. Depuis deux ans, le jeune homme est le piqueux de l’équipage de chasse à courre la Futaie des amis A ce titre, il élève, éduque et entraîne les chiens de chasse. « La saison de la chasse à courre s’est terminée le 31 mars dernier mais pour moi, le travail redouble. Il y a beaucoup de naissances, il faut continuer à les sortir tous les jours.» + Lire la suite
[Le Courrier Cauchois]
AG des chasseurs en Seine Maritime : « un challenge à venir »
 
Désireux de conserver de bonnes relations avec les autres usagers de la nature, Alain Durand a rappelé que la fédération avait récemment signé un partenariat avec les vététistes et le comité national de la randonnée équestre. Nous partageons le point de vue que nous sommes en capacité de partager cette nature sans avoir à partager les jours de la semaine. C’est dans cet esprit que les chasseurs de Seine-Maritime organisent dimanche au château de Mesnières-en-Bray une grande fête de la ruralité. + Lire la suite
[Le Courrier Picard]
« Des sonorités si émouvantes qui vos poils se hérissent »
 
« Pour la première fois à Besançon, le Débuché de Paris, composé d’une quinzaine de sonneurs, donnera un concert samedi 18 mai, à 20h, en l’église Saint-Claude à Besançon. Un rendez-vous unique. Des sonneurs amateurs vont se déplacer en nombre des quatre coins de la France pour assister à cet événement remarquable. Mais nul besoin de faire partie des initiés du milieu cynégétique ou de la vènerie pour être transporté dans ce voyage musical et sensoriel, magnifié par la merveilleuse acoustique de l’église Saint-Claude.» + Lire la suite
[Le Petit Solognot]
« L’Homme fait partie de la nature »
 
« L’avenir de la chasse a été traité par Pierre de Boisguilbert. En raison du changement des mentalités et l’apparition de philosophies comme l’antispécisme, la chasse pour continuer à exister dans les quarante prochaines années devra s’orienter vers une régulation des espèces en développant davantage le côté sport nature s’inscrivant dans l’écotourisme. L’artificialité de la chasse avec l’engrillagement des propriétés qui est une hérésie est condamnée à court terme. » + Lire la suite
[Le Courrier Picard]
« La chasse : le meilleur outil pour une biodiversité riche »
 
« Tant avec les randonneurs que les agriculteurs, la fédération départementale des chasseurs (plus de 10 000 pratiquants dans la Loire) a joué l’apaisement et le respect mutuel lors de son assemblée générale à Montbrison samedi 20 avril. « On ne veut pas que les points de crispations s’étendent, nous avons besoin des chasseurs » (…) « la chasse demeure le meilleur outil pour maintenir une biodiversité riche. Nous sommes les premiers écologistes de France. » + Lire la suite
 

Le loup, le cerf et l’enfant

Un événement d’importance s’est produit le vendredi 3 mai à Corrençon-en-Vercors dans l’Isère. Là, au petit matin, au beau milieu de la place du village, près de l’arrêt de bus où les enfants montent dans le car scolaire, un cerf éventré a été découvert mort, gisant dans son sang. Très vite le responsable de ce carnage atroce fut identifié : un loup !

La dictature de l’émotion, sous laquelle nous vivons et dont les chaînes d’information en continu et les réseaux sociaux sont les agents les plus actifs, se mit à trembler sur ses bases. Qui était la victime ? Quelle cause fallait-il défendre ? Pour qui installer la fameuse cellule psychologique ? Le loup affamé, le cerf dévoré, l’enfant choqué ou les parents désorientés ? Les âmes les mieux pensantes y perdaient leur latin.

Bien sûr, certains des nôtres, sans cœur, raillèrent le mépris du loup pour les zones d’habitation, dans lesquelles les veneurs, eux, se sont engagés à gracier les animaux sur leurs fins. Ils y virent aussi l’opportunité de dénoncer les incohérences des mouvements à la mode et les limites du triptyque ICI (entendez « Ignorance Compassion Indignation »), trinité des temps modernes qui leur fait office de ressort dialectique. C’était plutôt drôle, mais ça ne répondait pas à la question : quelle était la bonne CAD (entendez « Cause A Défendre ») et, en conséquence, quel était le MAD (entendez « Méchant A Dénoncer ») ?

Les faits sont pourtant simples. La croissance constatée des populations de loups les conduit à quitter les alpages et à rechercher leur nourriture dans la proximité des lieux habités par l’Homme. Le cerf y prospère ; il retrouve avec le loup un de ses prédateurs historiques, dont il a appris à se défendre ; mais chaque confrontation est un combat, que le loup et le cerf perdent alternativement. C’est le grand cycle de la Nature. Le loup poursuit et tue le cerf pour se nourrir ; il mange jusqu’à satiété et abandonne les restes sur place. Le spectacle qui en résulte est peu ragoutant pour des enfants qui attendent le car scolaire ; on leur a appris que le poisson, rectangulaire et pané, vit dans les congélateurs et que le poulet gîte sous cellophane dans la fraîcheur des réfrigérateurs des supermarchés.

La recrudescence des loups, dont il n’est pas question de dire ici si elle est opportune ou pas, confronte l’Homme aux réalités de la Nature. Les Africains ne s’étonnent pas de voir le lion manger le phacochère ou le guépard manger l’antilope. De même, l’Européen doit admettre que le loup mange cerfs et moutons ; et que le chasseur régule la faune sauvage, pour permettre la cohabitation de ses espèces avec les activités humaines.

Éduquons nos enfants à connaître ces lois de la Nature et à accepter l’idée de la mort, celle des animaux comme celle des humains. Car c’est bien ce qui sous-tend les bêlements zoolâtres qui défient le sens commun : faire disparaître la souffrance et la mort. Elles sont pourtant consubstantielles à l’état de vivant.

Bien-être animal : épisode #2

La biodiversité apparaît à travers la physiologie et l’éthologie des animaux. Les cervidés par exemple apprennent à vivre en groupes, instituent une hiérarchie qui affermit les structures sociales et amplifie la qualité de la vigilance. Sur un autre plan, des adaptations physiologiques leur permettent de mobiliser ultra rapidement leurs ressources pour réagir instantanément et positivement à toute agression dans ce monde sauvage : c’est l’effet bénéfique du stress, mécanisme de défense et de survie primitif, mais tout à fait adapté au contexte originel et qui permet, au-delà de l’état d’éveil, de déclencher les processus d’un instinct de survie et de faire face au danger. Le stress peut en effet se définir comme un ensemble de réactions physiques, chimiques et émotionnelles causant des tensions d’ordre musculaire ou mental lorsque l’animal perçoit un stimulus extérieur, un signal d’alarme.

Une situation de stress implique toujours une stimulation de l’hypothalamus, c’est-à-dire de la partie la plus ancienne du cerveau, dans les territoires dits reptiliens. Dès la détection d’une situation de danger, s’enclenche tout un processus instinctif de survie qui se traduit par la production de substances spécifiques grâce à une succession de mécanismes neuroendocriniens… Ainsi, lors d’une agression violente, grâce au stress induit les capacités augmentent, notamment celles permettant une fuite rapide. Le cœur devient plus efficace, les bronches dilatées facilitent l’apport d’oxygène, la douleur paraît atténuée par la libération d’endorphines ou morphines naturelles ; l’apport en sucre est augmenté et le temps subit une distorsion qui permet de pouvoir appréhender, en un même délai, plus d’informations que normalement.

Le stress animal défensif émane donc d’un niveau cérébral fonctionnant de manière essentiellement inconsciente et instinctive, ne nécessitant aucun apprentissage et n’en permettant aucun, ce qui explique le caractère peu contrôlable, du moins directement, des vécus et impulsions qui en proviennent. Il est fondamental au maintien de l’intégrité de l’animal sauvage qui ne le vit, pour l’essentiel, qu’en contexte de danger immédiat, pour préparer son corps à courir pour échapper au pire. Car dans ce monde sauvage-là, celui dans lequel ces mécanismes primitifs de survie ont été sélectionnés selon les lois de l’évolution des espèces, il suffit ordinairement d’une fois, d’une seule erreur, pour mourir !

En revanche, un stress peut être dangereux s’il est dépassé, par exemple s’il est consécutif à une forte pression, des dérangements lourds, incessants, à une compétition inter ou intra spécifique trop intense, à une perturbation profonde des rythmes d’activité… Cette toxicité du stress, lorsqu’il devient permanent, s’explique par la nocivité des substances libérées non consommées par l’organisme en absence d’un effort physique associé…

Le stress a accompagné l’évolution de l’espèce : au fil de l’évolution, avec le développement de la vie en hardes, le perfectionnement des structures cérébrales a en effet permis un meilleur contrôle du territoire de pâture. Plus globalement, l’augmentation des capacités adaptatives a réduit et modulé la forme et le rôle des mécanismes primitifs du stress. Et comme celui de leurs ancêtres le comportement quotidien des animaux que nous observons aujourd’hui reste fondamentalement celui d’un herbivore guidé en permanence par l’opportunité d’une confrontation avec un prédateur, phénomène qui n’est pas anormal en soi, simplement potentiel. En marge du stress vécu comme la réponse immédiate à une situation d’urgence, ce comportement d’adaptation prend la forme d’une réponse acquise grâce à l’expérience du groupe et susceptible d’être transmise à travers les générations.  

Gérard Brousseau nous a quittés

C’est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de Gérard Brousseau. Il nous a quittés hier à l’âge de 70 ans. En 1979, il avait créé le Rallye Court Toujours pour chasser dans la voie du lièvre.

Les obsèques de Gérard seront célébrées vendredi 10 mai à 10h30 à la chapelle Saint Louis à Chambord. Toutes nos pensées vont à l’ensemble de sa famille.

 

La Société de Vènerie vous donne rendez-vous à Fontainebleau

Plusieurs temps forts tout au long du week-end :

Assemblées Générales

Les Associations des Veneurs et des Équipages ainsi que le Club du Chien d’Ordre tiendront conjointement leur Assemblée Générale annuelle le samedi 25 mai à 10h au Novotel d’Ury, près de Fontainebleau.

Ces réunions sont organisées en parallèle de Nature & Vènerie en fête, la fête de la chasse organisée par le Rallye Tempête au Grand Parquet.

Les convocations seront adressées par email à tous les adhérents à jour de cotisation à l’Association des Veneurs.

Le stand de la Société de Vènerie

L’équipe de la Société de Vènerie vous accueillera sur son stand avec l’Association des Jeunes Veneurs. Céline Anaya Gautier y dédicacera son livre « chasse à courre, à la croisée des mondes » durant les deux jours de la manifestation.

Venez aussi rencontrer Adrien Adam, le désormais célèbre vidéaste YouTuber de la chaîne Pas Vegan dont les productions de la saison passée ont largement contribué à renouveler l’image de la vènerie.

Hommage aux Marcheurs

Samedi 25 mai à 19h00, les veneurs rendront hommage à tous ceux qui se sont mobilisés, au cours de la saison écoulée, pour faire face aux agissements de nos opposants.

Une courte cérémonie en présence des équipages dont la saison a été largement facilitée par la solidarité de ces passionnés de chasse à courre.

Le Championnat de France du Cheval de Chasse verra s’affronter les cavaliers veneurs dans 3 épreuves : la présentation (4 tests), le parcours routier (1 test) et des épreuves d’obstacles : la sagesse (5 tests), la maniabilité (1 test) et le cross (1 test). Le cavalier et son cheval seront jugés lors d’épreuves et de tests au plus proche des situations terrain réelles et de l’utilisation que l’on a du cheval de chasse dans le cadre d’une équitation actuelle.

L’inscription au concours est ouverte jusqu’au lundi 13 mai. Tous les détails en cliquant sur ce lien.