Jugée pour avoir organisé une manifestation antichasse, la procureure de la République requiert 3 000 euros d’amende contre Stanislas Broniszewski, porte-parole d’AVA France
Le Petit Bleu d’Agen – mer 6 mai 26
Le procès d’un militant anti-vénerie, jugé à Senlis pour l’organisation d’un rassemblement non déclaré, relance le débat autour des actions militantes contre la chasse à courre. Le parquet a requis 3 000 euros d’amende. La justice rendra son verdict le 1er juin prochain.
Une manifestation anti-chasse au cœur d’un procès. Les faits remontent au 14 juin 2025, lors d’un événement organisé à Senlis à l’occasion des 90 ans du musée de la Vénerie. Ce rendez-vous, marqué notamment par un défilé de chiens de chasse à courre, a été perturbé par la présence de militants opposés à cette pratique. Stanislas Broniszewski, porte-parole du collectif AVA (Abolissons la Vénerie aujourd’hui), est poursuivi pour avoir organisé un rassemblement non déclaré en marge de cette manifestation. Les opposants ont fait entendre leur contestation tout au long de la journée, provoquant des tensions avec les participants.
Une amende de 3 000 euros requise
L’audience s’est déroulée le 4 mai. La procureure de la République a requis une amende de 3 000 euros à l’encontre du militant, dont une partie assortie de sursis, comme le précise Chassons.com. Le prévenu conteste son rôle d’organisateur, affirmant s’être contenté de relayer un appel à manifester. De leur côté, les parties civiles dénoncent la perturbation d’un événement autorisé et un trouble à l’ordre public. Un point de vue partagé par certains défenseurs de la chasse à courre, qui estiment que ce type d’action dépasse le cadre de la simple expression d’une opposition.
Des réquisitions jugées « timorées »
Dans un article publié par So Chasse, plusieurs acteurs du monde cynégétique estiment que les réquisitions sont trop laxistes. Le média spécialisé autour de la chasse titre même des instructions « plus que timorées » de la part de la procureure de la République. Certains défenseurs de cette pratique dénoncent un climat de plus en plus tendu autour de la vénerie, marqué selon eux par une hostilité croissante et des actions militantes jugées agressives. À l’inverse, les opposants à la chasse à courre défendent des actions qu’ils considèrent comme relevant de la liberté de manifester.
Le jugement, mis en délibéré, sera rendu le 1er juin prochain. Il pourrait constituer un signal important sur la manière dont la justice entend encadrer les actions militantes anti-chasse.
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