Revue de presse19 janvier 2026

Originaire du Gâvre, Margaux est une passionnée de chasse à courre depuis l’enfance

Actu.fr – sam 17 janvier 2026

Elle ne chasse pas pour tuer mais par passion. La vénerie est une affaire de famille et bien plus encore. Depuis petite, Margaux Guihard pratique la chasse à courre.« La chasse à courre, je suis dedans depuis toute petite. C’est une tradition familiale », confie Margaux Guihard. Originaire du Gâvre (Loire-Atlantique), elle a grandi en tant que fille unique, avec deux parents qui travaillent dans le milieu équestre. Un monde qu’elle côtoie depuis sa naissance, tout comme la vénerie d’ailleurs.

Originaire du Gâvre, Margaux raconte sa passion qu’elle pratique depuis l’enfance

Aussi connue sous le nom de vénerie, la chasse à courre « utilise l’instinct naturel des chiens pour chasser les animaux », explique la jeune femme de 25 ans. « Il y a des petites et grandes véneries et chaque race de chiens en dépend pour chasser soit des lièvres, ou plus grand, des cerfs. Ils sont entraînés pour ».Pratiquer la chasse à courre est une affaire de famille pour Margaux. Il y a d’abord eu ses grands-parents maternels, puis sa maman.

« Elle a ensuite mis mon papa dans ce milieu, par le biais du cheval », raconte celle qui est aujourd’hui institutrice.Car en effet, il faut des chevaux pour encadrer le groupe lors d’une période de chasse, ou bien des vélos ou des voitures. « Chacun est libre de faire ce qu’il veut. L’animal ne meurt ni de stress, ni de fatigue. Les chiens le suivent et les cavaliers aussi jusqu’à ce que les chiens l’entourent. Une personne est chargée (c’est son métier) de tuer l’animal à ce moment-là. L’animal a énormément de ruses et s’en sort très souvent ! On ne prélève pas un animal à chaque chasse », poursuit Margaux.Dans une vénerie, les différents postes sont reconnaissables par les tenues vestimentaires. Il y a les suiveurs, les gilets et les boutons.

Pour ma part, je suis gilet et je chasse le cerf. Je suis aussi cavalière, je fais de l’équitation depuis que je suis toute petite.Margaux Guihard, pratique la chasse à courre

Votre région, votre actu ! Recevez chaque jour les infos qui comptent pour vous. S’incrireLa période de chasse se déroule sur la période du 15 septembre au 31 mars. Pendant ce laps de temps, avec sa vénerie, ils chassent principalement en Bretagne, mais aussi en forêt du Gâvre et sur des terrains privés.Le reste de l’année, ils participent à des salons de chasse, mais aussi à l’élevage des chiens et à l’entretien des milieux forestiers.

« On se fait parfois insulter »

Pour la jeune femme, la chasse à courre est une véritable passion. Même s’il y a encore quelques années, elle n’aurait sûrement pas osé le clamer haut et fort. La chasse est encore tabou et critiquée aujourd’hui.« Quand on est cession de chasse à courre, il y a toujours des gens qui vont soit klaxonner soit nous insulter. La chasse ne plaît pas à tout le monde. Mais ce n’est pas parce que je chasse que je suis pour l’élevage intensif par exemple. Bien au contraire », livre Margaux. « J’ai aussi des amies qui sont végétariennes et je peux l’entendre. Je peux aussi comprendre que la chasse ne plaise pas à tout le monde ».C’est pour cela aussi qu’elle a récemment lancé un compte TikTok, afin d’informer et de partager l’image d’une vénerie jeune et féminine. Elle confie d’ailleurs que, selon elle, « réduire la chasse à la mort, c’est ignorer tout ce qui la précède et la dépasse : la nature, l’élevage, les chiens, les chevaux et leur reconversion ».

Margaux Guihard partage aussi sa passion pour la chasse à courre avec son compagnon. ©Margaux Guihard
Margaux Guihard partage aussi sa passion pour la chasse à courre avec son compagnon. ©Margaux Guihard

De plus en plus de femmes chassent

Dans la société de vénerie, les femmes sont en effet beaucoup moins nombreuses que les hommes. « La répartition est environ à un tiers pour les femmes et deux tiers pour les hommes », chiffre-t-elle.Mais dans son équipage, les femmes se font voir. « Nous sommes plus nombreuses qu’à une certaine époque. C’est important de montrer cette image de la femme dans la chasse à courre ».Son compagnon aussi partage avec elle cette passion de la chasse à courre. « C’est une tradition française qui dure depuis des siècles et il faut la faire perdurer ». Comme sa description le mentionne, Margaux est avant tout une amoureuse de la nature et des trésors qu’elle offre.Suivre son compte TikTok : @thelittlehuntress.

par  Audrey Desnos


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