3 déc. 2023 : La chasse à courre dans les arts
Autrefois réservée aux nobles et aujourd’hui ouverte à tous, la chasse à courre est un joyau du patrimoine cynégétique français. A ce titre, elle n’a cessé de faire l’objet de représentations artistiques, la plupart du temps laudatrices. Le propos se limitera dans cet article à l’art pictural, mais il faut noter que tous les arts se targuent de mettre la vénerie en vedette. Découvrez quelques œuvres d’art dépeignant la vénerie à travers les âges.
La chasse à courre dans l’Antiquité : le mythe d’Actéon
Le Titien est un peintre italien, précisément vénitien. Cette peinture caractérise la dernière période de sa vie. Elle illustre un thème classique de la Renaissance : la traduction picturale de la mythologie gréco-romaine. Le mythe représenté est celui d’ Artémis Diane , chez les Romains) et Actéon . Il s’inspire des Métamorphoses d’Ovide ( livre III)
A en croire l’auteur latin, Actéon, accompagné de ses chiens, aurait surpris au bain Diane, déesse de la nature sauvage et de la chasse. Commettant un sacrilège par son insolente présence, Actéon est transformé en cerf. Diane lâche alors sur l’audacieux sa propre meute, courant à ses trousses. Ne reconnaissant plus leur maître, ceux-ci l’attaquent et le terrassent.
La violence du mythe transparaît dans tout le tableau par l’usage de couleurs sombres. On constate que la figure féminine, Diane, voit sa beauté et sa sensualité – figurées par son sein découvert – ombragées, aux sens propre et figuré. Des nuages menaçants flottent au-dessus d’elle. Objet du désir d’Actéon, elle est dans le même temps implacable et source de destruction.
Ce contraste, voire cette contradiction, dans la représentation de la déesse, est métaphorique du caractère changeant de la nature, du cycle de la vie . Elle donne naissance à toutes choses et suscite les passions. Pourtant, elle sème la mort et le carnage. Actéon, de même que tout être vivant, ne peut échapper à ce jugement cosmique.
Le jeune homme est débordé, puis déchiré par ses propres chiens. Le naturel revient au galop, et avec fracas. Ainsi ce tableau nous donne-t-il une leçon intemporelle, issue du fond des âges. La nature se rappelle toujours à l’homme. Elle ne se laisse jamais complètement domestiquer. Les veneurs le comprennent aisément. Ce respect de la nature et de ses droits est au cœur de leur pratique.
La gloire du père des veneurs : les tentures de chasse de François I er
S’il est un chasseur prenant plaisir à la compagnie des bêtes, il s’agit bien de François I er . Comme on l’a montré par ailleurs, il est véritablement le “ père des veneurs ”, celui qui a porté aux nues la chasse à courre. Durant son règne, il l’a élevée au rang d’art royal.
Les autres actualités de la Vènerie
Abonnez-vous à la Lettre des Amis pour rester informé de l’actualité de la chasse à courre par mail chaque mois
Les autres communiqués
Les autres revues de presse
9 mars 2026
Saône-et-Loire. Sans fusil mais avec des chiens : avec Charline et Laurie, la chasse se conjugue au féminin
Le Journal de Saône et Loire - Sam 7 mars 2026 À l’occasion de la journée des droits des femmes, rencontre avec deux…
23 janvier 2026
Il fabrique des trompes de chasse
Le Berry Républicain - ven 23 janvier 2026 La vie est parfois simple comme une annonce. Celle parue dans la presse en…
23 janvier 2026
Pierre Rigaux privé de salle municipale pour sa conférence sur la chasse à courre
Le Chasseur Français - jeudi 22 janvier 2026 Le refus d'un maire de Seine et Marne de mettre à disposition une salle…
23 janvier 2026
Protection animale : des chasses à courre… avec des êtres humains comme proies
Samuel Martin - Boulevard Voltaire - 22 janvier 2026 Cette pratique anglaise est digne des Monty Python, mais…
20 janvier 2026
Contre la chasse à courre, Pierre Rigaux remet son costume de militant payant et de pleureuse gratuite
Vincent Fermon - L'Action agricole picarde - lun 19 janvier 2026 Le militant animaliste Pierre Rigaux peste contre…




