Chasse à courre : le militant anti-vènerie Stanislas Broniszewski jugé au tribunal de Senlis le 4 mai prochain
Le Petit Bleu d’Agen – lun 4 mai 2026
Figure de proue du collectif AVA (Abolissons la Vènerie Aujourd’hui), Stanislas Broniszewski comparaîtra devant le tribunal de Senlis le 4 mai prochain. Il est mis en cause pour avoir organisé sans autorisation un rassemblement perturbateur en marge de la Fête de la Vènerie, le 14 juin 2025.
C’est un nom que les défenseurs de la chasse à courre connaissent bien. Stanislas Broniszewski, l’une des chevilles ouvrières du collectif AVA, Abolissons la Vènerie Aujourd’hui, sera jugé lundi 4 mai prochain au tribunal correctionnel de Senlis. En cause : un rassemblement non déclaré qui a sérieusement compromis le bon déroulement de la Fête de la Vènerie l’été dernier.
Une journée festive tournée à l’affrontement
Le 14 juin 2025, Senlis célébrait en grande pompe les 90 ans de son Musée de la Vènerie, dans une atmosphère de fête populaire. Au programme : défilé de meutes dans les rues de la ville, animations pour le grand public, petits et grands confondu. Une belle journée en perspective pour les amateurs de vènerie.
Mais le collectif AVA, flanqué du réseau Pythagore : un groupuscule aux accents extrémistes, mêlant idéologie écologiste et mouvance animaliste, a choisi de transformer l’événement en terrain de confrontation.
Certains militants s’étaient présentés en tenue paramilitaire, de quoi alimenter la tension dans les rues de la cité. Tout au long du cortège des veneurs, les protestataires ont semé le trouble, huant et harcelant les chasseurs à courre sur leur passage.
Face à la situation explosive, les forces de l’ordre avaient heureusement anticipé et déployé des effectifs importants afin d’éviter tout dérapage grave.
Interpellation et garde à vue
En fin de journée, Stanislas Broniszewski a été interpellé et placé en garde à vue par les policiers. Le grief retenu : l’organisation d’un attroupement non déclaré aux abords de la manifestation équestre.
Un chef d’accusation que l’intéressé balaie d’un revers de main, se défendant de toute responsabilité dans la coordination du rassemblement et endossant volontiers le costume du martyr.
Dans une vidéo diffusée depuis, il a exhorté ses partisans à poursuivre le combat pour l’abolition de la vènerie, y glissant une lecture franchement politique : « C’est assez représentatif du rôle que joue l’État au service de la classe dominante, même quand celle-ci génère du chaos constant dans la vie des gens. »
Il appartiendra au tribunal de Senlis, lundi prochain, de trancher sur sa part de responsabilité dans les événements de ce 14 juin.
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