Contre la chasse à courre, Pierre Rigaux remet son costume de militant payant et de pleureuse gratuite
Le militant animaliste Pierre Rigaux peste contre l’annulation par le maire d’une commune de Seine-et-Marne d’une « conférence » sur la chasse à courre qu’il prévoyait d’organiser le 11 février prochain.
Pierre Rigaux, militant animaliste bien connu pour ses coups d’éclat – les chasseurs de la baie de Somme en savent quelque chose -, devait tenir le 11 février une conférence contre la chasse à courre à Barbizon. Une «
réunion publique », certes, mais payante : 10 euros l’entrée. Pour ce qu’il présente comme une expression de droit du public à l’information, la ficelle est grosse.
Quand le maire Gérard Taponat décide d’annuler l’autorisation de mise à disposition de la salle municipale, Rigaux n’y voit pas une décision administrative relevant de la police du maire — ce qu’elle est juridiquement — mais le début d’une vaste conspiration cynégétique.
La grande pleureuse entre en scène
La réaction du militant est immédiate, et n’est en rien différente de ses précédents : posture victimaire, soupçons, mise en cause personnelle, pathos à tous les étages. Pierre Rigaux sort le violon et joue la complainte du conférencier martyrisé. Sur ses réseaux sociaux, dans une lettre ouverte adressée au maire de Barbizon, il écrit :«
Je n’ose croire que votre revirement soudain puisse être le fruit d’une quelconque pression du milieu de la vénerie. On ne peut pas imaginer qu’en tant que Maire, vous puissiez avoir fait preuve d’une telle lâcheté. » Traduction : soit le maire obéit à Rigaux, soit il est lâche.
De la salle municipale au pilori électoral
Et il ne s’arrête pas là. Non content de contester la décision, Pierre Rigaux brandit ouvertement la menace politique, visant un élu en période électorale. « Si notre conférence est annulée, nous serons contraints d’utiliser d’autres canaux pour informer les habitants de Barbizon (…) des pressions politiques mises en œuvre par les veneurs sur les élus les moins courageux. » En clair : soit le maire met à disposition sa salle municipale, soit il est affiché. Ce n’est plus du militantisme, c’est du chantage en clair-obscur, version écologiste indignée.
Le droit municipal, cet inconnu
Dans sa lettre ouverte, Rigaux feint de ne pas comprendre ce qui pourrait justifier l’annulation d’« une simple conférence donnée par un écologue ». Il demande quels sont ces mystérieux « éléments suffisamment graves ». Or, un maire a parfaitement le droit — et même le devoir — d’interdire une manifestation lorsqu’il estime qu’elle peut troubler l’ordre public. Ce pouvoir ne dépend ni du sujet, ni de l’opinion exprimée, ni du nombre de sanglots versés sur Facebook. Mais pour Pierre Rigaux, le droit devient suspect dès qu’il ne lui sert pas.
L’auto-portrait du saint persécuté
Comme toute bonne pleureuse militante, Rigaux se présente en modèle de paix universelle : « Je vous ai clairement dit que nous étions totalement pacifiques, ce qui a toujours été le cas malgré les agressions physiques répétées que nous subissons de la part de certains veneurs », se défend-il. Puis, dans un accès d’indignation, il poursuit : « Vous insinuez que je ne le serais pas, ce qui est une accusation foireuse, totalement infondée. » Le message auprès de ses fans est clair : moi, ange persécuté ; vous, élu lâche ; les autres, violents ; et la salle municipale, naturellement, m’est due pour faire ma propadange.
Pleurs et menaces
Pierre Rigaux invoque enfin la liberté d’expression, comme si celle-ci incluait un droit imprescriptible à disposer d’une salle communale pour vendre une conférence militante à 10 euros l’entrée.
Petit rappel, néanmoins. La liberté d’expression n’implique ni la gratuité, ni l’obligation pour une collectivité de mettre ses locaux à disposition, surtout lorsque des tensions sont prévisibles. Mais cela, Pierre Rigaux semble l’ignorer ostensiblement.
D’une conférence sur la chasse à courre, cette affaire est en train de devenir une chasse à l’élu sous couvert d’écologie; et cela, ce n’est pas acceptable.

Le militant animaliste Pierre Rigaux lors d’une chasse à courre en forêt de Fontainebleau en janvier 2025.
© Capture d’écran – Facebook
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