Actualités22 janvier 2026

Apprendre ou endoctriner : l’espoir contre la tyrannie de la bien-pensance

Au début du mois de décembre, les élèves de terminale du lycée agricole de La Roche-Jaudy, paisible commune des Côtes d’Armor qui compte 2 643 habitants au dernier recensement, se sont rendus à l’invitation d’un équipage de vènerie et ont visité son chenil.

Cette sortie a lieu chaque année, mais elle a ému, cette fois-ci, une association récemment créée qui entend œuvrer pour « éveiller les consciences sur notre place en tant qu’humanité, notamment en ce qui concerne notre relation avec les autres animaux » (sic) ; l’observateur le moins attentif aura tôt fait d’identifier, sous ce vocable doucereux, un militantisme animaliste, et donc anti-chasse. L’association déplore ainsi que les élèves aient été « confrontés à une pratique d’un autre âge : trois jours d’observation d’une chasse à courre et du milieu de la vénerie aux côtés de leurs acteurs. »

Tout est dit ainsi mais ça mérite pourtant un rapide commentaire. La question de la « pratique d’un autre âge » a déjà été traitée dans un précédent édito : la vènerie connaît, en ce début de XXIème siècle, un essor sans précédent, avec un nombre de veneurs et d’équipages jamais égalé ; elle n’est donc pas « d’un autre âge » mais plus dynamique que jamais.

L’effroi de l’association qui entend éveiller nos consciences tient dans ce que ce lycée a donné à voir à ses élèves la vie d’un équipage de vènerie, dont l’essentiel se déroule d’ailleurs au chenil ; plutôt que de limiter leurs élèves à l’idéologie animaliste les professeurs de ce lycée leur ont proposé de se forger leur propre opinion en découvrant la vérité de la vènerie. Qu’y avait-il donc à craindre pour les zamis des zanimaux à ce que ces élèves voient ce qu’est la vènerie sur le terrain ? Si nos opposants sont si sûrs d’eux-mêmes, ils n’ont rien à redouter à ce que nos contemporains aillent vérifier leurs dires sur le terrain. Oui, mais non. Aller à la rencontre de la vènerie, c’est se faire sa propre opinion au vu des explications données par les veneurs, des chenils visités et des laisser-courre suivis. C’est faire fi des discours et de la pensée prémâchés pour faire connaissance. Et c’est bien ce que redoutent les activistes animalistes, qui préfèrent leur idéologie à la connaissance. Quand on travaille à imposer un point de vue en interdisant d’étudier une option alternative, cela à un nom : la dictature.

Dans le cas qui nous intéresse, les élèves viennent explorer un environnement professionnel où le chien est au centre des préoccupations : préparation physique, alimentation, suivi sanitaire, dans le strict respect de la réglementation en vigueur. L’objectif de l’équipage qui accueille cette sortie scolaire est simple : ouvrir les portes d’un quotidien professionnel centré sur le chien, afin que chacun puisse se forger une opinion éclairée, à partir de faits et non de rumeurs.  Il ne s’agit pas d’un enseignement militant, encore moins d’un prosélytisme cynégétique.

D’ailleurs les élèves de ce lycée ne s’en laissent pas compter. Ainsi qu’en témoigne l’article qu’y consacre le Télégramme de Brest, ils savent très bien ce qu’ils font en visitant un chenil : « On y va pour se former et se faire notre propre avis. Personne ne va nous monter la tête, croyez-moi ! » Sans a priori, une lycéenne déclare : « C’est notre formation donc oui, on se forme sur toutes les facettes du monde canin. »

Cette anecdote nous donne beaucoup d’espoir et doit renforcer notre détermination à faire découvrir notre mode de chasse autour de nous ; nous avons tout à y gagner. La visite d’un chenil est certainement la meilleure façon d’aborder la vènerie. Ouvrons grand les portes de nos chenils à nos contemporains ! La connaissance est à la clé.


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