Cause animale et environnement
Evoquant la convocation récente d’un militant AVA bien connu devant le tribunal de Senlis, France 24 titrait : « Le procès sera suivi de près par le monde de la chasse et les défenseurs de l’environnement. » Nos opposants s’étaient déjà emparés de « la cause animale. » Les voilà maintenant, selon France 24, érigés en « défenseurs de l’environnement ». Bien joué ! Joseph Goebbels, le sinistre ministre de la Propagande du Troisième Reich, affirmait : « Nous ne voulons pas convaincre les gens de nos idées, nous voulons réduire le vocabulaire de telle façon qu’ils ne puissent plus exprimer que nos idées. » Il semble bien que nos opposants s’inspirent de cette méthode.
Depuis quand ce collectif, qui se prétendait anonyme jusqu’à ce que son responsable soit clairement désigné lors de son récent procès, serait-il le défenseur de l’environnement et de la cause animale ? quelle expertise lui confère cette mission ? Pas de problème pour Philomé Robert, la journaliste de France 24 ; elle proclame « défenseurs » les agitateurs éberlués que réunit le dit-collectif, témoignant, au choix, de son militantisme aveugle ou de son lavage de cerveau, deux caractéristiques aux antipodes du journalisme.
Le projet est, il est vrai, séduisant. Un défenseur suppose un attaquant (les veneurs en l’occurrence), et quoi de plus beau que de défendre une « cause » ? La Grande Cause Nationale est même un label officiel attribué depuis 1977. Y sont inscrits des thématiques – vraiment – fondamentales : maladie, pauvreté, racisme, sexisme, handicap, prévention routière. Toute honte bue, nos opposants prétendent à y faire siéger celle qu’ils veulent s’approprier (cause animale, environnement), en cachant difficilement un combat d’une tout autre nature.
En effet, le leader d’AVA, désormais officiellement reconnu comme tel par la justice, Stanislas Madre-Broniszewski ne fait pas mystère d’un engagement politique dont la lutte des classes constitue le terreau. Et c’est méconnaître du tout au tout (ou feindre de méconnaître) la vènerie que d’y voir, de près ou de loin, le théâtre de la lutte des classes ; c’est tout à l’opposé le lieu où les gens de toute condition se retrouvent autour d’une même passion.
Mais revenons à cette cause animale et à cet environnement qu’on entend défendre contre les chasseurs ? Affirmons, à l’inverse, que les véritables défenseurs de la cause animale et de l’environnement sont les chasseurs eux-mêmes. Deux raisons principales permettent d’y prétendre.
Tout d’abord, les chasseurs comme les agriculteurs et les sylviculteurs vivent dans la nature, contrairement aux enragés de la « cause animale » qui n’en ont qu’une vision fantasmée. Ils connaissent les caractéristiques de ces territoires naturels où les espèces animales et végétales luttent pour conserver ou accroitre leur place. La prédation de tous à l’égard de tous y constitue la règle.
Ensuite, les veneurs entretiennent avec les espèces qu’ils chassent une relation qui leur est salutaire et ce n’est pas un paradoxe. On le sait, les chiens des veneurs prennent l’animal qu’ils chassent une fois sur quatre ; trois fois sur quatre, l’animal chassé sort donc victorieux de cette confrontation. Les veneurs ne prélèvent, en conséquence, que les animaux les moins « armés » pour faire face à leurs prédateurs et il en découle une sélection naturelle, où les animaux les plus robustes et les plus rusés survivent.
Continuons inlassablement d’expliquer qui nous sommes et comment nous intervenons dans la nature ; c’est le seul moyen de combattre utilement la propagande de nos opposants.
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