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Nouvelle saison, nouvelle rengaine

L’inquiétante chaleur de l’été rend son dernier souffle, laissant derrière elle l’herbe brûlée et les cours d’eau asséchés. Camions de chevaux, camionnettes de chiens, bottes cirées et trompes étincelantes. La forêt bruisse à nouveau de cette agitation singulière, ce supplément de vie qu’elle connaît chaque année à la mi-septembre. On se presse aux carrefours des bois, qui résonnent à nouveaux de rires sonores et de récris heureux.

Une énième saison de chasse s’ouvre, avec elle ses joies… et ses inquiétudes. Les années passent, mettant chaque fois un peu plus à l’épreuve la pratique de notre passion commune. L’ouverture de la saison sonne désormais comme une profession de foi. On y voit la légèreté des retrouvailles assombries par la conscience des attaques répétées et des campagnes diffamatoires.

Les idéologies hostiles aux activités cynégétiques se sont développées et occupent aujourd’hui une tribune semblant autoriser ses hérauts à qualifier leur dogmatisme de “combat pour la justice”, pour reprendre les mots de Madame Hélène Thouy (présidente du parti animaliste). Un combat pour lequel la justice s’oublie dans les méandres de l’antispécisme, de celui qui entend faire parler la “voix animale” pour le contentement intellectuel d’une minorité. Un combat qui ne rechigne pas à user du mépris envers les zones rurales et ses acteurs, sans oublier l’insulte et la diffamation envers la communauté des chasseurs.

Malgré la percée raisonnable du parti animaliste aux dernières élections européennes, l’institutionnalisation de ces courants de pensée ne saurait laisser place au doute : nous ne sommes pas au bout de nos peines. Face à ces nombreux assauts, il nous appartient, en ce début de saison et puisque nous avons su nous fédérer pour mieux subsister, de nous questionner sur ce que nous pensons être notre “combat pour la justice”. Pourquoi et comment défendre la Vènerie française ? S’il nous faut demeurer fermes et refuser les torts qui nous sont faits, il est indispensable d’adopter des comportements utiles à notre visibilité et à l’adhésion des personnes extérieures à notre pratique. A cet égard nos fêtes de la Chasse et de la Nature, nos initiatives citoyennes de nettoyage en forêt, notre engagement pour une Chasse responsable : rien ne doit s’éteindre.

Loin d’achever la réflexion que nous avons initiée, il nous faut aiguiser nos consciences et rendre à notre Art ses raisons d’être, qu’elles soient éthiques, écologiques ou culturelles… afin que l’hallali jamais ne sonne.

Bonne saison à tous !