Recevez chaque mois la newsletter en vous inscrivant ici

La proposition de loi sur les animaux, portée par Cédric Villani, n’a pas abouti

Jeudi 8 octobre, un ordre du jour particulièrement chargé n’a pas permis aux députés de se prononcer sur les différentes mesures d’interdiction envisagées par la proposition de loi relative aux « premières mesures d’interdiction de certaines pratiques génératrices de souffrance chez les animaux et d’amélioration des conditions de vie de ces derniers », dont le rapporteur était le député Cédric Villani du groupe Ecologie Démocratie Solidarité (EDS).

La PPL concernait les animaux sauvages dans les cirques, les delphinariums et la fourrure du vison. Il avait été décidé, en commission la semaine dernière, de retirer notamment de la proposition initiale les textes relatifs à l’interdiction des chasses traditionnelles et de la chasse à courre. Cependant, neuf amendements visant à interdire la vènerie avaient été déposés à la suite des travaux de cette commission. Quatre amendements demandaient une interdiction immédiate de la chasse à courre, quatre autres une interdiction progressive, et le neuvième suggérait de substituer des robots-gibier aux animaux chassés (sic).

Durant deux heures, les débats préliminaires ont été riches d’enseignements sur l’engagement de terrain de nos élus et leur connaissance des dossiers. Nombre d’entre eux se sont attachés à dénoncer les mauvaises réponses que proposait cette PPL, les pans entiers de la condition animale qu’elle omettait, le peu de cas qu’elle faisait du travail des éleveurs, le dogmatisme et les intérêts capitalistiques qui la sous-tendaient.

L214, ses techniques de harcèlement, ses financements occultes comme ses méthodes transgressives soutenues par un sectarisme antispéciste ont été vigoureusement dénoncés par deux députés. Les arguments développés dans les amendements par les initiateurs de la PPL s’appuyaient sur des contre-vérités flagrantes, révélatrices d’une méconnaissance totale des sujets ou d’une idéologie animaliste assumée, à moins que ce ne soit les deux. Même si le sujet de la vènerie n’a pas été abordé, ils démontraient une vision totalement erronée de notre mode de chasse, documentée uniquement par des associations engagées dans un combat pour le faire disparaître. Plusieurs parlementaires se sont exprimés pour dénoncer ces faits et regretter qu’ils ne permettent pas un examen apaisé de la question.

Les interventions de nos députés nous ont très majoritairement démontré leur fort ancrage dans les réalités de la ruralité, bien loin des postures racoleuses et déconnectées de nos opposants.

Cependant ne nous leurrons pas. Cet échec « technique » ne suffira pas à désarmer nos adversaires endoctrinés. Les initiateurs de cette PPL ne tarderont pas à trouver de nouvelles occasions de propager leur idéologie et de tenter de la traduire dans la loi. Plus que jamais, il est du devoir de chaque veneur de faire découvrir et apprécier notre mode de chasse par ses élus, députés et sénateurs, mais aussi maires, conseillers départementaux et régionaux, afin que longtemps encore résonnent les trompes dans nos campagnes.

Maurice Velge nous a quittés

Maurice Velge nous a quittés hier soir. Maître de l’équipage de Villers Cotterets depuis plus de 20 ans jusqu’à la saison dernière, il avait ensuite transmis le fouet à Henri d’Aillières.

Maurice avait une très grande personnalité. Grand cavalier, amoureux de la vènerie, des arts et de la vie qu’il menait à 100 à  l’heure. Par monts et par vaux, il était à cheval à Villers le samedi et à l’autre bout du monde dès le lendemain matin pour ses affaires. Toujours gai et enthousiaste malgré les soucis de santé de ces derniers mois, il comptait remonter à cheval fin octobre pour rejoindre sa chère forêt de Villers.

 C’était un très grand ami qui avait reçu et soutenu notre équipage à de multiples reprises quand nous manquions d’animaux. Il nous avait ouvert les portes de Villers pour que nos chiens puissent continuer à chasser.

Suppression de l’article 4 de la PPL sur le bien-être animal

La commission des affaires économiques avait en charge de préparer ce jour le texte de la Proposition de Loi portée par Cédric Villani et Mathieu Orphelin qui sera débattue le 8 octobre dans l’hémicycle. Elle vient d’adopter l’amendement qui supprime l’article 4, relatif à l’interdiction de la chasse à courre, de la PPL.

Les veneurs saluent la forte implication du député Alain Péréa, président du groupe chasse à l’Assemblée Nationale, qui a fortement soutenu la vènerie dans ce débat. Les prises de position très claires en notre faveur des députés Anne-Laure Blain, David Corceiro, Julien Aubert, et Frédéric Descrozaille ont également contribué au succès de ce vote.

Cette première étape est très positive ; pour autant, il est nécessaire d’attendre la séance du 8 octobre à l’Assemblée Nationale pour avoir confirmation que la chasse à courre sera définitivement exclue de cette PPL.

Incident de Compiègne le 19 septembre

Ce samedi 19 septembre, l’Équipage la Futaie des Amis chassait un cerf en forêt de Compiègne.

En milieu de matinée, l’animal est arrivé en bordure de l’agglomération où il a arrêté sa course.

Conformément aux directives relatives aux fins de chasse en zone urbanisée, la chasse a été immédiatement arrêtée et l’animal gracié. À midi, le cerf avait regagné, naturellement, la forêt.

Référendum d’initiative partagée pour les animaux : vivre ensemble malgré nos différences est-il encore possible ?

Alors que parlementaires et citoyens sont sollicités pour déclencher un Référendum d’Initiative Partagée (RIP) visant notamment à l’interdiction de la chasse à courre et des chasses traditionnelles, la Société de Vènerie lance un appel au respect des différences.

Un Référendum d’Initiative Partagée (RIP) pour les animaux a été lancé le jeudi 2 juillet. Il vise à interdire la chasse à courre et les chasses traditionnelles, les cirques avec animaux, certaines formes d’élevage et l’expérimentation animale : 185 parlementaires et 4,7 millions d’électeurs doivent l’approuver pour qu’il soit mis en œuvre.

La chasse à courre fait partie du patrimoine historique et culturel de la France et passionne plus de 100.000 ruraux. La Société de Vènerie souhaite interpeller sur le respect de la différence et la préservation de la ruralité.

  1. Le respect de la différence

Aujourd’hui c’est la chasse à courre, demain ce sera la pêche à la ligne, l’équitation, la corrida, les animaux en appartement… Les questions qui concernent les animaux sauvages ou domestiques sont par essence complexes. Certains pensent que chasser un animal sauvage dans une forêt, le tuer et le manger est la chose la plus naturelle qui soit ; d’autres considèrent que c’est cruel et envisagent tranquillement de consommer de la viande de synthèse, comme le souhaitent nos détracteurs.

Le respect de l’altérité et de la diversité sont des valeurs essentielles

Pour nous veneurs, la chasse à courre est un mode de vie ; elle va avec notre passion des chiens, de la nature, des chevaux ; elle réunit famille et amis. Qu’on puisse ne pas aimer la chasse à courre se comprend. Mais la question n’est pas là : alors que la tolérance, le respect de l’altérité et de la diversité sont des valeurs essentielles de notre société ; pourquoi seuls les chasseurs à courre se verraient-ils dénier ces principes fondamentaux ? Face à ce RIP, la vraie question est : tout ce qu’on n’aime pas doit-il être interdit ?

  1. La chasse à courre, une chasse respectueuse des animaux

L’authenticité de ce mode de chasse séduit de nombreux adeptes. Pratiquée par 390 équipages, à pied ou à cheval, la chasse à courre est présente dans 70 départements ; elle réunit 10 000 veneurs et 100 000 « sympathisants » passionnés, de toute catégorie sociale, qui suivent gratuitement des chasses, des promenades en forêt et tous les événements organisés par les équipages, qui rythment la vie de la campagne.

La chasse à courre est, par essence, une chasse écologique

A la chasse à courre, ce sont les chiens qui chassent leur proie en poursuivant l’odeur qu’elle laisse sur son passage. Elle se pratique en milieu ouvert ; les animaux chassés y déploient l’ensemble des ruses dont ils usent pour échapper à leurs prédateurs depuis la nuit des temps. Les veneurs sont attachés à la préservation des espèces qu’ils chassent ; ils en ont une connaissance profonde et sont respectueux de leur nature sauvage.

  1. Une chasse accueillante au cœur de la ruralité

Nos forêts sont ouvertes, nos équipages sont accueillants ; venez découvrir ce que nous vivons avant de vous prononcer sur la légitimité de notre existence. La chasse à courre est une chasse authentique qui mêle dressage des chiens, entrainement des chevaux et connaissance de la nature. C’est une science – un art – autant qu’un sport. Elle a inspiré nombre de peintres et d’écrivains.

La vènerie est un patrimoine vivant à transmettre aux générations futures

Les veneurs ruraux intéressent peu les médias parisiens ; ils vivent et travaillent à la campagne et ne passent pas leurs journées sur les réseaux sociaux. Etrangement, 4 millions de chasseurs, veneurs et sympathisants sont moins visibles que trois patrons de la Tech associés à Hugo Clément, supporter d’associations animalistes, bien éloignés de la réalité de nos campagnes.

Que vous n’aimiez pas la chasse à courre est votre droit, mais d’autres gens que vous ont-ils le droit de l’aimer ? En démocratie, les citoyens ont-ils encore le droit de penser différemment les uns des autres, de ne pas vouloir ou apprécier les mêmes choses, de ne pas avoir les mêmes opinions philosophiques ou politiques ? Ou faut-il désormais systématiquement accéder aux exigences animalistes de quelques privilégiés des médias, du cinéma ou de la finance et interdire à jamais la passion de dizaine de milliers de Français en un revers de main ?

La République a créé des droits et les a protégés. Parlementaires et citoyens doivent désormais choisir entre créer des interdits ou défendre ces libertés.

Choisir entre créer des interdits ou défendre des libertés.

 

Télécharger le communiqué

Nos chiens et le covid-19

Dans le contexte épidémique que nous vivons, il est important de ne pas subir des confusions générées par des sources non contrôlées. Il nous a semblé important de vous faire part des connaissances actuelles quant au risque de contamination des carnivores domestiques par le virus SARSCoV-2, agent de la maladie Covid-19.

Si, à travers le monde, de rares contaminations de chiens et de chats détenus par des personnes atteintes du Covid-19 ont été identifiées, si une contamination expérimentale de carnivores domestiques ou le passage en laboratoire vers d’autres animaux de la même espèce ont eu lieu, aucun cas de contamination de l’homme par les carnivores domestiques n’a à ce jour été décrite. Vous trouverez en pièce jointe deux communications de l’Académie Vétérinaire de France qui font le point sur les connaissances actuelles sur le sujet.

Il convient donc pour le moment d’être raisonnable. Il faut respecter scrupuleusement pour les animaux les mêmes règles de protection élémentaires que l’on met en œuvre pour les hommes. Toute personne malade ou suspectée de l’être doit impérativement éviter tout contact avec les animaux. On note, en outre, que les seules contaminations décrites à ce jour vont de l’homme vers l’animal.

Vous pouvez obtenir les dernières informations sur le sujet en vous connectant sur le site de l’Académie Vétérinaire de France : academieveterinaire-defrance.org Je vous souhaite à tous beaucoup de courage en ces temps troublés.

Paul Chauvin, Docteur Vétérinaire et Président du Club du Chien d’Ordre

>> Point sur le risque zootique au 5 avril par le Professeure Jeanne Brugère-Picoux

>> Communiqué de l’Académie vétérinaire de France

Covid 19 – Lettre ouverte aux chasseurs

[Message du Président Schraen à l’attention de tous les chasseurs]

 

Chers amis chasseurs,

Au vu de la situation sanitaire du pays et comme l’a indiqué hier soir le Président de la République, nous entrons en phase de confinement. Chacun doit faire preuve de bon sens, et on comprend parfaitement ce qui est à risque ou pas.

Alors ne prenons pas de risques inutiles pour nos proches, comme pour nous-mêmes. J’en appelle à votre sens des responsabilités.

J’ai attendu quelques jours avant de m’adresser à vous, parce que je voulais pouvoir vous donner l’ensemble des informations dont vous avez besoin en une seule fois.

En premier lieu, comme vous l’avez compris, toutes nos assemblées générales sont annulées. Ce sont les conseils d’administration de vos fédérations qui vont prendre les décisions pour la prochaine saison de chasse. Même si certains tiendront des assemblées générales plus tard, il y a des décisions à prendre avant la fin mai, et nous ne pouvons attendre.

Deuxièmement, toutes les chasses collectives sont interdites, mais certaines chasses individuelles restent possibles dès lors qu’elles ont un enjeu sanitaire. Je pense par exemple à celle des corvidés qui sont très importantes pour limiter les dégâts sur les semis de printemps, ou l’approche du sanglier là où c’est nécessaire, pour les mêmes raisons (selon les modalités en vigueur dans vos départements). Je reviendrai vers vous si les consignes de confinement évoluent et deviennent plus strictes.

Troisièmement, vous pouvez aller nourrir vos appelants sur les sites où ils se trouvent, comme le remplissage de vos agrainoirs, à condition de le faire seul.

Quatrièmement, l’ensemble des manifestations liées à la chasse sont supprimées jusqu’à nouvel ordre, y compris bien sûr tous les fields.

Cinquièmement, les piégeurs et les gardes particuliers peuvent continuer à œuvrer sur leurs territoires respectifs, à condition d’être seul.

Pour tous vos déplacements qui concernent des activités liés à la chasse, au nourrissage, au piégeage et au gardiennage, n’oubliez pas de remplir l’attestation jointe (ou à éditer à partir du site du ministère de l’intérieur) en cochant :

– la première case pour les professionnels ;

– la dernière case dans les autres cas.

Je vous conseille également d’avoir sur vous votre permis de chasser, ou vos agréments de garde particulier ou de piégeur.

Même si la situation est grave, je voulais également féliciter les nombreux chasseresses et chasseurs qui ont été élus dimanche dans leurs communes, et je suis sûr que chacun veillera à ce que les intérêts des ruraux soient parfaitement préservés.

Je ne peux encore savoir si cette pandémie aura un impact sur notre prochaine saison de chasse, mais ce sont bien nos attitudes qui réduiront le développement de la maladie, et qui nous ferons sortir plus vite de cette situation.

Prenez soin de vous !

Amitiés en St Hubert

Willy SCHRAEN

> Attestation dérogatoire de déplacement

> Actualisation de la situation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.venerie.org/wp-content/uploads/2020/03/attestation_de_deplacement_derogatoire.pdf

Affaire Elisa Pilarski : statut de témoin assisté pour le maître d’équipage

La juge d’instruction du tribunal judiciaire de Soissons, en charge du décès d’Elisa Pilarski survenu le 16 novembre en forêt de Retz, a fait droit à la demande de Maître Guillaume Demarcq, avocat de Sébastien van Den Berghe, maître d’équipage du Rallye la Passion, de bénéficier du statut de témoin assisté.

Depuis la mort tragique d’Elisa Pilarski, Sébastien van Den Berghe est publiquement présenté par plusieurs opposants à la chasse à courre comme ayant vraisemblablement une part de responsabilité dans le décès de cette jeune femme, survenu le 16 novembre dans la forêt de Retz.

Son avocat, Maître Guillaume Demarcq, spécialisé en droit pénal, précise : « C’est une satisfaction. Le statut de témoin assisté permettra à Monsieur van Den Berghe de devenir partie à la procédure et de se défendre judiciairement. Rappelons qu’à ce jour, il n’est pas mis en cause par la justice. » En l’état actuel de l’enquête, aucun élément ne démontre l’implication des chiens de chasse à courre dans le décès de cette femme.

Pierre de Roüalle, président de la Société de Vènerie, indique : « La décence élémentaire impose de ne pas instrumentaliser cette terrible mort. Accuser un homme ou la chasse à courre, sans aucune preuve, est aussi bas qu’illégal. Pour ma part, je fais pleinement confiance à la justice pour faire toute la lumière sur ce drame ».

Régulièrement interrogé sur le comportement des chiens de vènerie, Pierre de Roüalle ajoute « nos 30 000 chiens de chasse à courre sont dressés pour obéir en toute circonstance à l’Homme. Ils sont d’un contact très affectueux avec les enfants comme avec les adultes (et même avec les opposants anti-chasse). Au cours des 18 000 journées de chasse à courre organisées chaque année à travers 70 départements, jamais aucun accident corporel humain impliquant des chiens de vènerie n’a été relevé ».

Polémique après la mort d’un cerf en forêt de Laigue

Polémique après la mort d’un cerf : la Société de Vènerie dénonce une dérive antispéciste et anthropomorphique qui refuse toute régulation de la faune sauvage

Samedi 4 janvier 2020, l’équipage de Rivecourt a chassé et pris un beau cerf. La chasse s’est déroulée normalement et en toute légalité. Ce cerf fait partie des 62.000 cerfs tués chaque année pour maintenir les populations sauvages dans une densité compatible avec l’agriculture et la sylviculture. La chasse implique la mort d’un animal. S’en émouvoir, c’est refuser la régulation de la faune sauvage tout en niant le principe même de la prédation.

La question n’est pas de savoir si ce cerf est beau ou non, mais s’il a été chassé légalement. Contrairement à ce qu’avance l’association AVA, l’équipage a parfaitement respecté tant la loi que le règlement intérieur de la vènerie.

Lors d’une chasse à courre, la meute de chiens chasse comme le ferait une meute de loups : elle poursuit un animal pour le prendre. Si elle change d’animal pendant la chasse, elle se fatigue avant lui. C’est une des raisons pour lesquelles l’animal chassé à courre est pris une fois sur quatre. Contrairement à ce qu’affirme AVA, l’équipage n’a donc en aucun cas « changé » d’animal pour chercher un plus beau trophée. Il est courant qu’en tout début de chasse à courre, plusieurs animaux se lèvent avant que la meute en sélectionne un. Elle tentera dès lors de ne suivre que celui-ci.

Pierre de Roüalle, président de la Société de Vènerie, précise : « A force de méconnaître les lois de la nature et de la prédation, à force de délires anthropomorphiques, on finit par dire n’importe quoi.  La chasse joue un rôle majeur dans la régulation des espèces ongulées. »

4 chasseurs à courre agressés et un blessé grave

Mardi 10 décembre, en forêt de Chantilly, un opposant à la chasse à courre s’en est violemment pris à 4 cavaliers en frappant la croupe de leurs chevaux. Désarçonné par son cheval effrayé, l’un des cavaliers est tombé et a été admis en urgence à l’hôpital de Creil. L’agresseur a été appréhendé par les forces de l’ordre.

Mardi 10 décembre en forêt de Chantilly, vers 15h30, un opposant à la chasse à courre s’en est violemment pris à plusieurs cavaliers en frappant la croupe de leurs chevaux avec un bâton. Un veneur, tentant de calmer l’agresseur, a subi le même sort. Son cheval effrayé s’est emballé et il a chuté. Bilan : pied cassé, poignet fracturé et contusions au visage. Yves Bienaimé, cavalier émérite, fondateur du Musée Vivant du Cheval, a de même été gravement mis en danger.

Depuis deux ans, le collectif AVA et les militants animalistes opposés à la vènerie, instaurent un climat de détestation et de violence à travers des opérations de sabotage incessantes et des campagnes délétères sur les réseaux sociaux. Les accusations récentes et infondées sur la dangerosité des chiens courants, les faux témoignages de militants et les appels à la désobéissance civile pour entraver cette activité légale ont conduit à un regain de tension devenu insupportable.

La cohabitation entre les chasseurs et les autres usagers de la forêt s’est toujours bien déroulée. La chasse à courre et les chiens de meute n’ont jamais été dangereux alors que cette pratique existe depuis des siècles, notamment dans les forêts de cette région.

Si 10 équipages sont régulièrement sabotés par quelques dizaines de militants AVA, les 380 autres équipages de France chassent à courre paisiblement, avec le soutien des riverains qui y voient une activité participant pleinement à la vie locale.

Il est temps que cessent ces campagnes calomnieuses et ces manifestations d’hostilité qui mettent en danger la vie des cavaliers chasseurs. La Société de Vènerie demande à ses opposants de retrouver le cadre du dialogue républicain pour exprimer leurs opinions.

La Société de Vènerie va contacter les autorités politiques et administratives de la région pour tirer le signal d’alarme et faire en sorte que ce mode de chasse parfaitement légal et réglementé puisse se poursuivre dans des conditions normales.

Mort d’une femme en forêt : en l’état actuel de l’enquête, rien ne démontre l’implication des chiens de chasse à courre

Samedi dernier, en forêt de Retz dans l’Aisne, une femme enceinte d’une trentaine d’années est retrouvée morte à la suite de morsures de chien. Elle-même promenait son chien de race Amstaff en forêt. La Société de Vènerie tient, en tout premier lieu, à adresser à la famille de la victime toute sa compassion face à ce drame tragique.

Ce même samedi 16 novembre, une chasse à courre se déroulait dans cette forêt comme tous les samedis. 21 chiens de meute y participaient. Cette coïncidence des faits a conduit la Gendarmerie à auditionner les responsables de l’équipage et à effectuer des prélèvements salivaires sur ses chiens. Il semblerait que plus de 70 prélèvements identiques aient été effectués. Les résultats des tests ne sont pas encore connus.

La Société de Vènerie, qui représente l’ensemble des veneurs, tient à apporter les précisions suivantes :

> L’information du médecin légiste sur l’heure du décès semble ne pas correspondre avec la présence de la meute en forêt dans ce secteur au moment des faits.

> L’absence de traces de morsures sur les chiens de l’équipage prouve qu’il n’y a pas eu de bagarres et probablement pas de rencontres directes avec le chien de la défunte.

> Nos 30 000 chiens de chasse à courre sont dressés pour chasser uniquement un animal sauvage et obéir en toute circonstance à l’Homme. En aucun cas, ces chiens ne sont agressifs vis-à-vis des humains. Tout au contraire, ils sont d’un contact très affectueux avec les adultes comme avec les enfants.

> Au cours des 18 000 journées de chasse à courre organisées chaque année à travers 70 départements, jamais aucun accident corporel humain impliquant des chiens de vènerie n’a été relevé.

La Société de Vènerie rappelle qu’en l’état actuel de l’enquête, rien ne démontre l’implication des chiens de chasse dans le décès de cette femme. La sagesse oblige donc à attendre les résultats de l’enquête avant de commenter cette affaire. La Société de Vènerie est sereine quant à ces résultats et fait entièrement confiance à la Gendarmerie et à la justice pour révéler les circonstances de ce drame.

Chasse à courre : un week-end de Saint Hubert marqué par la radicalisation des anti-chasse

La saison de chasse à courre a repris depuis sept semaines. Si depuis deux ans, la vènerie est fortement attaquée par des associations animalistes et antispécistes, les rassemblements qui se tenaient ce week-end à l’occasion des fêtes de Saint Hubert, ont révélé à la fois l’essoufflement du mouvement anti-chasse et sa radicalisation.

  • Les opposants à chasse à courre de moins en moins nombreux

Avec ses nombreuses fêtes de Saint Hubert (le saint patron des chasseurs) le week-end de la Toussaint devait être celui des manifestations monstres, perturbations des messes de Saint Hubert, entraves décisives à l’acte de chasse, et triomphe du mouvement anti-chasse à courre. Les opposants, notamment AVA (Abolissons la Vènerie Aujourd’hui), avaient planifié 4 manifestations dans l’Orne, l’Oise, la Vendée et l’Ille-et-Vilaine, mais n’ont réuni au total que 150 manifestants contre 450 l’année passée, soit une baisse de 66%. Même dans l’Oise, berceau historique des saboteurs, AVA n’est parvenu à rassembler qu’une centaine de manifestants contre 300 en 2018.  

  • Revers judiciaires pour les associations animalistes

AVA et les organisations animalistes ont également connu des revers judiciaires ces derniers temps. La plainte déposée, il y a deux ans, suite à l’affaire très médiatisée du « cerf de La Croix Saint Ouen », par les associations animalistes (OneVoice, Fondation Brigitte Bardot et 30 millions d’amis) vient d’être classée sans suite puisque le cerf, animal sauvage aux réactions imprévisibles, avait été abattu pour des raisons de sécurité évidentes à la demande des gendarmes présents.

  • Radicalisation et violence

Si les soutiens baissent, la violence croît. Récemment encore, en Bretagne, après avoir multiplié les provocations et faute de réussir à faire perdre leur calme aux chasseurs et aux « marcheurs » qui encadrent les journées de chasse, les anti-chasse ont agressé physiquement les veneurs : attaques à la bombe lacrymogène, vols de caméras et de téléphones, étranglement, morsures, coups de poing et de pied, violence en réunion… Trois chasseurs à courre ont dû être évacués par les pompiers à l’hôpital compte-tenu de la gravité de leurs blessures. Les veneurs, conscients des risques de dérapage, restent vigilants et s’attachent à ne répondre à aucune provocation.

Au-delà de la chasse à courre, la négation de la ruralité avec sa culture, ses traditions, et plus largement, la remise en cause de la relation entre l’Homme et l’animal peinent à rassembler. Plus personne n’est dupe des provocations et mensonges propagés par les mouvements animalistes pour salir notre mode de chasse. Nous n’avons rien à cacher et voulons, tout au contraire, faire connaître notre passion au plus grand nombre. La chasse à courre requiert une connaissance profonde et passionnante de la nature et de la faune sauvage. Seuls nos chiens chassent et trois fois sur quatre l’animal sort vainqueur. Venez voir nos chenils, nos écuries, venez écouter nos trompes, essayez de comprendre ce que nous faisons et comment nos chiens chassent, avant de juger sans connaître. Nos portes sont ouvertes à tous.

Pour rappel, les chasseurs, tous modes de chasse confondus, prélèvent en moyenne 800.000 sangliers, 600.000 chevreuils et 65.000 cerfs et biches par an, en France, dans le cadre de plans de chasse rigoureusement élaborés et validés par l’Autorité Publique. Ces populations sont en pleine augmentation et de nombreux agriculteurs et forestiers réclament une augmentation des quotas pour limiter les dégâts que le gibier cause à leurs cultures. Les manœuvres d’obstruction des anti-chasse témoignent, dans ce contexte, de leur totale méconnaissance de la situation de la faune sauvage en France.