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La chasse à courre sort renforcée d’une saison agitée

La saison de chasse à courre s’achève demain, mercredi 31 mars. Pratiquée, à pied ou à cheval, dans 70 départements par 390 équipages, la chasse à courre a, sur le terrain, subi des attaques plus rares mais aussi plus violentes de la part de saboteurs radicalisés. Les tentatives de remise en cause législative ont toutes échoué. En revanche, ces attaques ont déclenché un soutien de l’ensemble des acteurs de la chasse, de la ruralité et de nombreux parlementaires. La chasse à courre en sort renforcée.

 

  • Division et radicalisation des militants anti-chasse

 Le mouvement AVA (Abolissons la Vènerie Aujourd’hui) a fortement reculé : fin des sabotages en Touraine et Grésigne et quasi-disparition en Bretagne. Avec un leader, Stanislas Broniszewski, de plus en plus contesté en interne, le mouvement s’est également divisé, donnant naissance à des sous-groupes, Amis des bois, PACCT, auxquels s’ajoutent des individus beaucoup plus radicalisés, comme la Section anti-chasse. Les opposants à la chasse à courre sont désormais majoritairement concentrés sur deux massifs forestiers : Compiègne et Rambouillet. La méthode est toujours la même : provocations, harcèlements, arrêt des chiens, montages d’images hors contexte avec une mise en scène angoissante,

plaintes factices déposées à la gendarmerie, diffamation sur les réseaux sociaux, et envoi quotidien de communiqués pour des incidents créés de toute pièce.

Le mouvement anti-chasse s’inscrit dans une idéologie antispéciste plus large (qui s’est notamment illustrée ces dernières semaines par des attaques de L214 contre la viande, ou de Peta contre le lait). Cette opposition a déclenché une solidarité nouvelle de l’ensemble des acteurs de la chasse et de la ruralité (agriculteurs, éleveurs, sylviculteurs, cavaliers, etc.).

 

  • Elisa Pilarki : après un an de lynchage, la chasse à courre mise hors de cause

En novembre 2019, dans la forêt de Retz (Aisne), une femme enceinte était découverte morte de morsures de chien. Durant un an, la chasse à courre a été présentée comme responsable de ce drame et lynchée sur les réseaux sociaux et dans certains médias. Le rapport de deux vétérinaires, experts indépendants mandatés par les cours d’appel de Reims et Toulouse, concluait pourtant « Le chien Curtis est l’unique auteur des morsures ayant causé le décès ». En novembre 2020, l’instruction a révélé qu’aucune trace ADN de chiens de chasse à courre n’avait été retrouvée sur le corps et que seules celles de Curtis, le pitbull de son compagnon Christophe Ellul, y étaient présentes. Christophe Ellul, propriétaire de Curtis, qui ne cessait d’accuser la chasse à courre pour tromper la justice, a depuis lors été mis en examen pour homicide involontaire. La Société de Vènerie poursuivra en justice ceux qui ont diffamé la chasse à courre et ses pratiquants.

 

  • Attaques politiques contre la chasse à courre

Au cours de l’année 2020, trois initiatives parlementaires ont tenté de faire interdire la chasse à courre : le Référendum d’Initiative Partagée pour les animaux, et deux propositions de loi, l’une à l’Assemblée Nationale et l’autre au Sénat. Aucune de ces initiatives n’a abouti. Les élus ont ainsi majoritairement démontré leur attachement à protéger cette chasse naturelle, faisant partie intégrante du patrimoine historique et culturel de la France ; la Société de Vènerie salue cet élan spontané. Elle s’est exprimée pour dénoncer les dérives de l’idéologie antispéciste qui ne correspond pas aux attentes de nos concitoyens.

Toutefois, à l’approche des échéances électorales, certains candidats et partis attaquent de nouveau la chasse à courre pour « verdir » leur programme politique.

« Le bien-être animal devient un thème politique majeur, remarque Pierre de Roüalle, président de la Société de Vènerie. La caricature de la chasse à courre est courante, pourtant c’est le mode de chasse le plus naturel et le plus écologique qui soit. Dès lors qu’elles s’inscrivent dans le respect de plans de chasse légalement établis, les chasses traditionnelles, mêmes minoritaires, ont le droit d’exister. Les divergences d’opinions sont légitimes en démocratie ; elles n’impliquent cependant pas de vouloir faire disparaître ses contradicteurs ».

 

08/02/2021 : Tribune AVA dans Oise Hebdo, voici notre réponse !

Il y a quelques jours, les rédactions des quotidiens locaux Oise Hebdo et le Courrier Picard publiaient dans leurs colonnes une tribune anti-chasse à courre et signée, entre autres, par une petite dizaine de parlementaires. Cette tribune ne pouvant s’expliquer que par un manque d’information de la part des signataires, voici notre réponse.

La chasse est nécessaire. La préservation des espèces sauvages, dans les espaces naturels français, passe par la régulation. On peut ne pas aimer la chasse à courre ; il est cependant important de la comprendre, avant de juger la pratique de dizaines de milliers de passionnés de chasse aux chiens courants.

Des passionnés partout en France & des incidents extrêmement rares

De toute l’Histoire de France, la chasse à courre n’a jamais été autant pratiquée qu’aujourd’hui. 390 équipages chassent le lapin, le lièvre, le renard, le cerf, le chevreuil ou le sanglier. Désormais totalement démocratisés, ils regroupent des dizaines de milliers de passionnés dans 70 départements.

Sur les 10 000 journées de chasses à courre qui se sont déroulées en France depuis le début de la saison 2020-2021, le collectif AVA prétend avoir identifié seize incidents, dont seulement douze sont cités dans la tribune parue le 1er février dans vos colonnes. A l’exception de la perturbation du trafic ferroviaire entre Paris et Chantilly ce 12 janvier (pour laquelle les veneurs sont en relation avec la SNCF) pas un seul n’a donné suite à une procédure. Ce n’est pas que la chasse à courre bénéficie d’une impunité particulière ; son exercice fait l’objet d’une réglementation très stricte. Mais le collectif s’acharne à surmédiatiser des incidents mineurs ; ainsi, un chien mordu et une poule mangée, cités parmi les douze incidents, constituent des événements certes regrettables mais dont le règlement relève au mieux d’un arrangement à l’amiable – ce qui fut le cas pour les deux – et au pire de la justice de proximité. Rien qui ressemble à des « frictions sociales incessantes. »

La chasse à courre, qu’est-ce que c’est ?

C’est le mode de chasse le plus écologique qui s’approche le plus de la prédation naturelle ; des chiens poursuivent un animal sauvage qui a développé, au fil des millénaires, les capacités physiques et sensorielles pour échapper à ses prédateurs. Il en va de même du chat qui attrape la souris, du faucon qui capture le pigeon, de la martre qui vole la poule, de la buse qui s’empare du lapin, ou de la fouine qui dérobe des œufs. L’intérêt de la chasse à courre réside dans la capacité des chiens à déjouer les ruses multiples mises en œuvre par ces animaux chassés pour leur échapper ; les chiens n’y réussissent qu’une fois sur quatre.

Derrière la chasse à courre, un combat politique

En réalité, les motivations des leaders d’AVA sont purement politiques. Ils prétendent, bien à tort, que la chasse à courre est réservée à une élite ; les termes qu’ils emploient pour la décrire comme l’appel à une « écologie populaire » démontrent qu’ils veulent y voir un des bastions que la lutte des classes doit conquérir. Or ils se trompent. La vènerie réunit, autour de la passion du chien courant, des dizaines de milliers d’adeptes de toute condition sociale, jeunes et vieux, hommes et femmes, urbains et ruraux. Deux sociologues du CNRS*, pourtant connus pour leurs idées peu « bourgeoises », l’ont démontré lorsqu’ils se sont intéressés au sujet dans les années 90 ; ils concluaient ainsi leur étude : « La vènerie est un fait social « total », dans la mesure où il parle de la vie, de la mort, de la nature, de la sauvagerie, de la tradition, du sacré, des rituels, de l’art, de la spiritualité, de la philosophie et des rapports sociaux. »

« La chasse à courre dans certaines régions relève de la tradition » ajoutait Georges Marchais, elle est « le vecteur d’une certaine culture qui se perpétue depuis des centaines d’années. Elle fait l’objet de fêtes et de rassemblements populaires, et à ce titre dépasse la seule pratique de la chasse. En toute conscience, peut-on interdire cela ? » s’interrogeait le secrétaire général du Parti Communiste Français.

S’informer avant de signer

Il y a fort à parier qu’aucun des 91 signataires de cette tribune n’a jamais suivi une chasse à courre avec un veneur, ni visité le chenil d’aucun équipage. Et c’est dommage. Dans une société où règne la transparence, les veneurs ont à cœur d’expliquer la chasse à courre pour permettre à chacun d’en juger.

Et fondamentalement, en démocratie, les citoyens ont-ils encore le droit de penser différemment les uns des autres, de ne pas vouloir ou apprécier les mêmes choses ? Tout ce qui ne vous plaît pas doit-il être interdit ?

 

* Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, « La chasse à courre. Ses rites et enjeux. » Paris, Payot, 1993

 

 

Contacts Presse :

Antoine Gallon

Directeur de la Communication de la Société de Vènerie

agallon@venerie.fr / 06 24 59 09 82 / 01 47 53 93 93

 

Timothée Gaget

Relations Médias

timothee.gaget@artcher.fr / 06 23 65 01 73

21/01/2021 : Hommage au cerf inconnu, l’antispécisme au service des ambitions politiques de la candidate EELV

La députée européenne, Karima DELLI, cheffe de file d’EELV pour les élections régionales dans les Hauts-de-France, a invité l’ensemble de la presse à assister à un dépôt de gerbe en « hommage au cerf inconnu ».

Un cerf s’est égaré sur les rails de la gare de Chantilly la semaine dernière, les chasseurs à courre ont présenté leurs excuses pour cet incident rarissime ayant occasionné des retards de trains. Mais cela ne semble pas avoir suffi à Mme la députée Karima Delli : elle a décidé de déposer une gerbe en mémoire de ce « cervidé inconnu ».

La Société de Vènerie, qui représente l’ensemble des chasseurs à courre de France, tient à préciser que :

  • Contrairement au soldat inconnu, ce cerf n’est pas mort.
  • Contrairement au soldat inconnu, ce cerf n’est pas un être humain.
  • Contrairement au soldat inconnu, ce cerf n’a pas fait partie des victimes de la première guerre mondiale tombées au champ d’honneur pour défendre leur pays.
  • Les 800.000 sangliers, 700.000 chevreuils et 60.000 cerfs tués chaque année, ne sont ni victimes de guerre, ni victimes de génocide, mais constituent du gibier régulé, selon des plans de chasse légalement établis, pour maintenir un équilibre entre la faune sauvage et les activités humaines (circulation automobile, agriculture, sylviculture).

 Pierre de Roüalle, président de la Société de Vènerie déclare : « qu’une élue écologiste qui ne connaît pas la chasse à courre, l’instrumentalise à des fins politiques, je peux le comprendre ; ça n’est pas nouveau. Ce qui m’attriste bien davantage, c’est la percée de l’idéologie antispéciste dans le débat politique. Cet hommage au « cerf inconnu » qui se veut le pendant de celui au soldat inconnu constitue une insulte aux soldats morts pour la France. A mettre les animaux sauvages et les êtres humains sur le même plan, on détruit les fondements de notre civilisation humaniste ».

La chasse à courre reprend le 15 décembre

Les dernières déclarations du Premier Ministre Jean Castex, hier jeudi, annoncent le remplacement du confinement par un couvre-feu de 20h00 à 06h00. En conséquence, les trois contraintes de distance, de temps, et de regroupement restreint au cercle familial seront levées dès le 15 décembre inclus. Cela signifie que la chasse à courre pourra reprendre à cette date, ainsi que le précise le communiqué de la Fédération Nationale des Chasseurs, daté d’hier soir, repris ci-après :

Le Premier Ministre, Jean Castex, vient de nous révéler les nouvelles dispositions qui rentreront en vigueur le 15 décembre prochain, dans le cadre de la lutte contre la COVID 19.

Pour ce qui touche le domaine cynégétique, et à partir de cette date, l’exercice de la chasse se fera normalement de 6h00 à 20h00. Il n’est donc plus nécessaire de se munir d’une attestation pour les chasses de jour. Elles peuvent s’effectuer toute la journée, et à l’endroit que vous souhaitez, puisque les 20 kilomètres et les 3 heures seront supprimés dès le 15 décembre, ainsi que les démarches et attestations liées à la battue de grand gibier. La chasse retrouve donc une pratique normale en dehors des horaires du couvre-feu.

Pour les chasseurs de grand gibier qui devront se déplacer sur de longues distances pour pratiquer la chasse, et seront contraints de partir avant 6h00 ou/et de revenir après 20h00, il leur faudra utiliser une attestation de déplacement, en cochant la case  » intérêt général « . Pour les chasseurs de gibier d’eau qui chassent de nuit, il leur faudra rejoindre leur lieu de chasse avant 20h00, et n’en repartir qu’après 6h00 du matin. Pour les chasseurs de petit gibier, de migrateurs et comme les chasseurs à courre, ils devront respecter les horaires du couvre-feu, en ne partant qu’après 6h00, et en rentrant avant 20h00.

Vous l’avez tous compris, la pandémie COVID-19 ne semble pas vouloir diminuer aussi vite que nous l’espérions, malgré les mesures de confinement appliquées par l’état. C’est pourquoi, lorsque vos chasseurs pratiqueront la chasse sous n’importe quel mode, ils devront faire preuve d’une extrême prudence dans l’application des règles sanitaires. Ayons bien à l’esprit que la lutte contre le virus est l’affaire de tous, et chaque chasseur doit être exemplaire sur ce point.

Si la situation sanitaire générale ne s’améliore pas d’ici début janvier, le risque d’un nouveau confinement n’est pas à exclure, et c’est pourquoi chacun doit être un exemple de bonne conduite pour les autres comme pour lui-même. Comme vous pouvez l’imaginer, un nouveau confinement en période de chasse compromettrait fortement l’avenir économique et social de la chasse française. Je vous demande donc d’insister fortement sur ce point auprès de vos chasseurs.

Un arrêté préfectoral, produit dans chaque département, devrait confirmer la mise en oeuvre de ces dispositions nouvelles.

Dans la période de déconfinement progressif qui devrait s’achever le 20 janvier, le port de la tenue des membres à la chasse reste à l’appréciation du maître d’équipage. La Société de Vènerie exprime plusieurs recommandations : respect des gestes barrière, rapport et curée en petit comité.

Chasser ou pas : attendons d’en savoir plus

L’allocution prononcée hier soir, mardi 24 novembre, par le Président de la République présentait les grandes lignes du déconfinement progressif du pays qui va s’étaler sur une période courant du 28 novembre au 20 janvier.

Il serait abusif de vouloir trouver dans ces propos une interprétation qui constituerait une autorisation formelle de chasser à nouveau à partir de samedi prochain. Il nous faut notamment comprendre ce que l’autorisation de sortie dans un périmètre de 20 km pendant trois heures recouvre.

Il convient donc d’attendre les précisions que nous allons chercher auprès de la FNC et du Ministère de la Transition Ecologique si possible aujourd’hui. Nous reviendrons vers vous au plus vite et quoiqu’il en soit au plus tard vendredi.

Décès d’Elisa Pilarski : le rapport d’expertise met définitivement hors de cause la chasse à courre

Affaire Élisa Pilarski, le rapport d’expertise des deux vétérinaires est formel : « Le chien Curtis est l’unique auteur des morsures ayant causé le décès ». La chasse à courre a été accusée à tort par de nombreux militants animalistes, associations anti-chasse et personnalités médiatiques ; le président de la Société de Vènerie appelle à tirer les leçons de ce déferlement de haine et de mensonges.

Samedi 16 novembre 2019, une femme enceinte est retrouvée morte à la suite de morsures de chien dans la forêt de Retz (Aisne). Le rapport des deux vétérinaires, experts près les cours d’appel de Reims et Toulouse est formel : « Le chien Curtis est l’unique auteur des morsures ayant causé le décès ». Les comparaisons des mâchoires ne laissent aucun doute selon les vétérinaires : « Les morsures individualisables sont compatibles avec la mâchoire du seul Curtis, et non des chiens de chasse ».

Les experts relèvent en outre que le pitbull Curtis fait preuve d’un comportement de « prédation détourné de sa finalité » en raison de son dressage « contre nature », qui relève d’une « forme de maltraitance animale ». Non déclaré, interdit en France, et importé illégalement par Christophe Ellul, le pitbull Curtis est « obnubilé par le fait de mordre, quel que soit l’objet, et ne connaît pas l’inhibition de la morsure sur les humains, même familiers » constatent les experts.

Pour Me Guillaume Demarcq, avocat du maître d’équipage du Rallye La Passion, « Curtis a bel et bien tué Elisa Pilarski ce 16 novembre 2019, le doute n’est plus permis. Depuis un an, tout le monde attendait l’expertise ADN mais ce qui importe pour connaitre les causes du décès est l’analyse des morsures. Le résultat est sans appel, ce sont celles de Curtis, la chasse à courre est donc définitivement mise hors de cause. La chasse à courre toute entière, et au-delà l’ensemble des chasseurs, ont été trainés dans la boue, traité de meurtriers et jetés en pâture sur les réseaux sociaux».

Dès le début de l’enquête, la Société de Vènerie n’a eu de cesse de rappeler que les 30 000 chiens de chasse à courre sont affectueux avec les adultes comme avec les enfants ; jamais aucun accident corporel humain n’a été relevé.

De nombreuses associations animalistes et personnalités médiatiques avaient en effet accusé sans ambiguïté la chasse à courre d’être responsable de ce tragique décès. Brigitte Bardot, adressait le 19 novembre, un courrier à la ministre de la Transition Écologique, expliquant qu’« une jeune femme enceinte de six mois partie promener son chien s’est retrouvée prise pour cible par la meute de chiens de l’équipage de chasse à courre. Cette jeune femme et son enfant n’ont pas survécu à cette attaque ».

 Stanislas Broniszewski, leader du mouvement AVA (Abolissons la Vènerie Aujourd’hui) invité sur BFM TV peu après déclarait « oui, les chiens de vènerie sont dangereux ; oui, les riverains des forêts ont peur (…) [qu’elle ait été tuée par des chiens de chasse] « est ce qu’il y a de plus probable ». L’humoriste Rémi Gaillard interpellait le Président de la République sur Twitter : « Bonjour @EmmanuelMacron Le compagnon d’Elisa, tuée par une meute de chasse, témoigne : « elle était à découvert, déshabillée entièrement, dévorée de partout ». Elle était pas la banque, elle était pas Total, elle était pas ta femme. Mais pour une fois, putain fais quelque chose ! ».

Le célèbre journaliste vegan Hugo Clément, connu pour sa volonté d’interdire la chasse à courre, laissait lui aussi volontairement planer le doute sur la responsabilité des chiens de chasse.

Pierre de Roüalle, président de la Société de Vènerie, appelle à tirer les leçons du traitement de cette affaire « les chasseurs à courre sont victimes d’accusations sans fondement, de calomnies et de menaces : les mouvements animalistes ont instrumentalisé de manière ignoble cette mort tragique uniquement pour tenter de faire interdire notre mode de chasse ». Il présente à nouveau à la famille Pilarski toute sa compassion.

Vous trouverez ci-dessous le lien des vidéos relatant l’affaire :

> Nos chiens ne sont pas méchants : https://youtu.be/yr_QANuEgAU

> L’instrumentalisation du drame par les militants animalistes  : https://youtu.be/VP2nAJzIDXI

 

La proposition de loi sur les animaux, portée par Cédric Villani, n’a pas abouti

Jeudi 8 octobre, un ordre du jour particulièrement chargé n’a pas permis aux députés de se prononcer sur les différentes mesures d’interdiction envisagées par la proposition de loi relative aux « premières mesures d’interdiction de certaines pratiques génératrices de souffrance chez les animaux et d’amélioration des conditions de vie de ces derniers », dont le rapporteur était le député Cédric Villani du groupe Ecologie Démocratie Solidarité (EDS).

La PPL concernait les animaux sauvages dans les cirques, les delphinariums et la fourrure du vison. Il avait été décidé, en commission la semaine dernière, de retirer notamment de la proposition initiale les textes relatifs à l’interdiction des chasses traditionnelles et de la chasse à courre. Cependant, neuf amendements visant à interdire la vènerie avaient été déposés à la suite des travaux de cette commission. Quatre amendements demandaient une interdiction immédiate de la chasse à courre, quatre autres une interdiction progressive, et le neuvième suggérait de substituer des robots-gibier aux animaux chassés (sic).

Durant deux heures, les débats préliminaires ont été riches d’enseignements sur l’engagement de terrain de nos élus et leur connaissance des dossiers. Nombre d’entre eux se sont attachés à dénoncer les mauvaises réponses que proposait cette PPL, les pans entiers de la condition animale qu’elle omettait, le peu de cas qu’elle faisait du travail des éleveurs, le dogmatisme et les intérêts capitalistiques qui la sous-tendaient.

L214, ses techniques de harcèlement, ses financements occultes comme ses méthodes transgressives soutenues par un sectarisme antispéciste ont été vigoureusement dénoncés par deux députés. Les arguments développés dans les amendements par les initiateurs de la PPL s’appuyaient sur des contre-vérités flagrantes, révélatrices d’une méconnaissance totale des sujets ou d’une idéologie animaliste assumée, à moins que ce ne soit les deux. Même si le sujet de la vènerie n’a pas été abordé, ils démontraient une vision totalement erronée de notre mode de chasse, documentée uniquement par des associations engagées dans un combat pour le faire disparaître. Plusieurs parlementaires se sont exprimés pour dénoncer ces faits et regretter qu’ils ne permettent pas un examen apaisé de la question.

Les interventions de nos députés nous ont très majoritairement démontré leur fort ancrage dans les réalités de la ruralité, bien loin des postures racoleuses et déconnectées de nos opposants.

Cependant ne nous leurrons pas. Cet échec « technique » ne suffira pas à désarmer nos adversaires endoctrinés. Les initiateurs de cette PPL ne tarderont pas à trouver de nouvelles occasions de propager leur idéologie et de tenter de la traduire dans la loi. Plus que jamais, il est du devoir de chaque veneur de faire découvrir et apprécier notre mode de chasse par ses élus, députés et sénateurs, mais aussi maires, conseillers départementaux et régionaux, afin que longtemps encore résonnent les trompes dans nos campagnes.

Maurice Velge nous a quittés

Maurice Velge nous a quittés hier soir. Maître de l’équipage de Villers Cotterets depuis plus de 20 ans jusqu’à la saison dernière, il avait ensuite transmis le fouet à Henri d’Aillières.

Maurice avait une très grande personnalité. Grand cavalier, amoureux de la vènerie, des arts et de la vie qu’il menait à 100 à  l’heure. Par monts et par vaux, il était à cheval à Villers le samedi et à l’autre bout du monde dès le lendemain matin pour ses affaires. Toujours gai et enthousiaste malgré les soucis de santé de ces derniers mois, il comptait remonter à cheval fin octobre pour rejoindre sa chère forêt de Villers.

 C’était un très grand ami qui avait reçu et soutenu notre équipage à de multiples reprises quand nous manquions d’animaux. Il nous avait ouvert les portes de Villers pour que nos chiens puissent continuer à chasser.

Suppression de l’article 4 de la PPL sur le bien-être animal

La commission des affaires économiques avait en charge de préparer ce jour le texte de la Proposition de Loi portée par Cédric Villani et Mathieu Orphelin qui sera débattue le 8 octobre dans l’hémicycle. Elle vient d’adopter l’amendement qui supprime l’article 4, relatif à l’interdiction de la chasse à courre, de la PPL.

Les veneurs saluent la forte implication du député Alain Péréa, président du groupe chasse à l’Assemblée Nationale, qui a fortement soutenu la vènerie dans ce débat. Les prises de position très claires en notre faveur des députés Anne-Laure Blin, David Corceiro, Julien Aubert, et Frédéric Descrozaille ont également contribué au succès de ce vote.

Cette première étape est très positive ; pour autant, il est nécessaire d’attendre la séance du 8 octobre à l’Assemblée Nationale pour avoir confirmation que la chasse à courre sera définitivement exclue de cette PPL.

Incident de Compiègne le 19 septembre

Ce samedi 19 septembre, l’Équipage la Futaie des Amis chassait un cerf en forêt de Compiègne.

En milieu de matinée, l’animal est arrivé en bordure de l’agglomération où il a arrêté sa course.

Conformément aux directives relatives aux fins de chasse en zone urbanisée, la chasse a été immédiatement arrêtée et l’animal gracié. À midi, le cerf avait regagné, naturellement, la forêt.

Référendum d’initiative partagée pour les animaux : vivre ensemble malgré nos différences est-il encore possible ?

Alors que parlementaires et citoyens sont sollicités pour déclencher un Référendum d’Initiative Partagée (RIP) visant notamment à l’interdiction de la chasse à courre et des chasses traditionnelles, la Société de Vènerie lance un appel au respect des différences.

Un Référendum d’Initiative Partagée (RIP) pour les animaux a été lancé le jeudi 2 juillet. Il vise à interdire la chasse à courre et les chasses traditionnelles, les cirques avec animaux, certaines formes d’élevage et l’expérimentation animale : 185 parlementaires et 4,7 millions d’électeurs doivent l’approuver pour qu’il soit mis en œuvre.

La chasse à courre fait partie du patrimoine historique et culturel de la France et passionne plus de 100.000 ruraux. La Société de Vènerie souhaite interpeller sur le respect de la différence et la préservation de la ruralité.

  1. Le respect de la différence

Aujourd’hui c’est la chasse à courre, demain ce sera la pêche à la ligne, l’équitation, la corrida, les animaux en appartement… Les questions qui concernent les animaux sauvages ou domestiques sont par essence complexes. Certains pensent que chasser un animal sauvage dans une forêt, le tuer et le manger est la chose la plus naturelle qui soit ; d’autres considèrent que c’est cruel et envisagent tranquillement de consommer de la viande de synthèse, comme le souhaitent nos détracteurs.

Le respect de l’altérité et de la diversité sont des valeurs essentielles

Pour nous veneurs, la chasse à courre est un mode de vie ; elle va avec notre passion des chiens, de la nature, des chevaux ; elle réunit famille et amis. Qu’on puisse ne pas aimer la chasse à courre se comprend. Mais la question n’est pas là : alors que la tolérance, le respect de l’altérité et de la diversité sont des valeurs essentielles de notre société ; pourquoi seuls les chasseurs à courre se verraient-ils dénier ces principes fondamentaux ? Face à ce RIP, la vraie question est : tout ce qu’on n’aime pas doit-il être interdit ?

  1. La chasse à courre, une chasse respectueuse des animaux

L’authenticité de ce mode de chasse séduit de nombreux adeptes. Pratiquée par 390 équipages, à pied ou à cheval, la chasse à courre est présente dans 70 départements ; elle réunit 10 000 veneurs et 100 000 « sympathisants » passionnés, de toute catégorie sociale, qui suivent gratuitement des chasses, des promenades en forêt et tous les événements organisés par les équipages, qui rythment la vie de la campagne.

La chasse à courre est, par essence, une chasse écologique

A la chasse à courre, ce sont les chiens qui chassent leur proie en poursuivant l’odeur qu’elle laisse sur son passage. Elle se pratique en milieu ouvert ; les animaux chassés y déploient l’ensemble des ruses dont ils usent pour échapper à leurs prédateurs depuis la nuit des temps. Les veneurs sont attachés à la préservation des espèces qu’ils chassent ; ils en ont une connaissance profonde et sont respectueux de leur nature sauvage.

  1. Une chasse accueillante au cœur de la ruralité

Nos forêts sont ouvertes, nos équipages sont accueillants ; venez découvrir ce que nous vivons avant de vous prononcer sur la légitimité de notre existence. La chasse à courre est une chasse authentique qui mêle dressage des chiens, entrainement des chevaux et connaissance de la nature. C’est une science – un art – autant qu’un sport. Elle a inspiré nombre de peintres et d’écrivains.

La vènerie est un patrimoine vivant à transmettre aux générations futures

Les veneurs ruraux intéressent peu les médias parisiens ; ils vivent et travaillent à la campagne et ne passent pas leurs journées sur les réseaux sociaux. Etrangement, 4 millions de chasseurs, veneurs et sympathisants sont moins visibles que trois patrons de la Tech associés à Hugo Clément, supporter d’associations animalistes, bien éloignés de la réalité de nos campagnes.

Que vous n’aimiez pas la chasse à courre est votre droit, mais d’autres gens que vous ont-ils le droit de l’aimer ? En démocratie, les citoyens ont-ils encore le droit de penser différemment les uns des autres, de ne pas vouloir ou apprécier les mêmes choses, de ne pas avoir les mêmes opinions philosophiques ou politiques ? Ou faut-il désormais systématiquement accéder aux exigences animalistes de quelques privilégiés des médias, du cinéma ou de la finance et interdire à jamais la passion de dizaine de milliers de Français en un revers de main ?

La République a créé des droits et les a protégés. Parlementaires et citoyens doivent désormais choisir entre créer des interdits ou défendre ces libertés.

Choisir entre créer des interdits ou défendre des libertés.

 

Télécharger le communiqué

Nos chiens et le covid-19

Dans le contexte épidémique que nous vivons, il est important de ne pas subir des confusions générées par des sources non contrôlées. Il nous a semblé important de vous faire part des connaissances actuelles quant au risque de contamination des carnivores domestiques par le virus SARSCoV-2, agent de la maladie Covid-19.

Si, à travers le monde, de rares contaminations de chiens et de chats détenus par des personnes atteintes du Covid-19 ont été identifiées, si une contamination expérimentale de carnivores domestiques ou le passage en laboratoire vers d’autres animaux de la même espèce ont eu lieu, aucun cas de contamination de l’homme par les carnivores domestiques n’a à ce jour été décrite. Vous trouverez en pièce jointe deux communications de l’Académie Vétérinaire de France qui font le point sur les connaissances actuelles sur le sujet.

Il convient donc pour le moment d’être raisonnable. Il faut respecter scrupuleusement pour les animaux les mêmes règles de protection élémentaires que l’on met en œuvre pour les hommes. Toute personne malade ou suspectée de l’être doit impérativement éviter tout contact avec les animaux. On note, en outre, que les seules contaminations décrites à ce jour vont de l’homme vers l’animal.

Vous pouvez obtenir les dernières informations sur le sujet en vous connectant sur le site de l’Académie Vétérinaire de France : academieveterinaire-defrance.org Je vous souhaite à tous beaucoup de courage en ces temps troublés.

Paul Chauvin, Docteur Vétérinaire et Président du Club du Chien d’Ordre

>> Point sur le risque zootique au 5 avril par le Professeure Jeanne Brugère-Picoux

>> Communiqué de l’Académie vétérinaire de France