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30 novembre 2021 – Belle cérémonie à la collégiale en l’honneur de saint Hubert

Samedi soir, sous l’égide de la Fondation pour la sauvegarde de la collégiale de Thann, Marc Schmitt, vicaire épiscopal et curé des communautés de paroisses, a présidé la messe de la Saint-Hubert.

Elle était animée par les sonneurs de trompe Rallye trompes du Ballon d’Alsace et du Kastenwald. Aux orgues de la collégiale, officiait Christian Fischer.

La cérémonie en hommage au patron des chasseurs et des forestiers est traditionnellement imprégnée par la ferveur répandue en ce début du temps de l’avent. Elle est rehaussée par la solennité des interventions à l’orgue de Christian Fischer, les chants entonnés par la chorale de Sainte-Cécile dirigée par Cécile Kotlinski et les intermèdes éclatants assurés par des trompes de chasse du Ballon d’Alsace et du Kastenwald. Redingote rouge ou bleue, galon de vénerie, gilet et pantalon côtelés bleu marine, bottes et bombes noires, ils ont rendu un hommage vibrant à saint Hubert. (suite…)

30 novembre 2021 – Luneray. Les trompes de chasse reviennent sur le devant de la scène

Les trompes de chasse des Echos de Luneray ont sonné la messe de Saint-Hubert dimanche dernier.

Cette tradition s’inscrit dans la vénerie : la messe de Saint-Hubert est dédiée aux chasseurs et à ses musiciens. Il existe une formation de trompes de chasse à Luneray, les Echos de Luneray sous la présidence de Michel Tessier et la direction musicale d’Olivier Lefrançois. Les quatorze sonneurs ont sonné quelques pièces musicales écrites pour la messe de Saint-Hubert dimanche dernier à l’église Saint-Rémi de Luneray. Un concert apprécié des paroissiens qui ont pu entendre quelques incontournables comme l’Hommage à Notre-Dame de Paris, l’Elévation des Vinay ou encore le Clocher dans le soir. (suite…)

24 novembre 2021 – De la messe jusqu’à la chasse, la tradition a été respectée

Saint Hubert fêté en fanfare

Les chasseurs de La Roche-l’Abeille ont fêté leur saint patron avec la participation de l’équipage Piqu’Avant Limousin, de ses sonneurs et d’amis invités.

« Cette chasse à courre au chevreuil est exceptionnelle à La Roche-l’Abeille »

La journée a commencé par une messe en l’église de La Roche-l’Abeille, assurée par le Père Michel Lateras, prêtre de la paroisse Saint-Aurélien, et animée par les sonneurs, suivi de la bénédiction des chiens de l’équipage par le prêtre. Le président de l’Acca de La Roche-l’Abeille, Antony Mathieu, et le maître d’équipage Piqu’Avant Limousin (chevreuil), Jean-Pierre Combrouze, ont pris la parole. Ils ont, entre autres, rappelé que sans l’accord de passages sur leurs terres des propriétaires et des agricultures, chasseurs ou non, il ne pourrait pas y avoir de chasse.

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23 novembre 2021 – 90 chiens bénis à la messe de la Saint-Hubert

L’église n’a pu accueillir tous les fidèles, samedi, pour la messe de la Saint-Hubert, sur l’invitation de Jean-François Nègre, maître d’équipage de la vénerie Le Rallye de Perseigne. L’abbé Christian Le Meur a célébré l’office religieux avec le concours des sonneurs du Bien Aller Sarthois, devant plus de 250 fidèles venus des communes périphériques du massif forestier de Perseigne.

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23 novembre 2021 – La Saint-Hubert fêtée à Cast par un concert de trompes de chasse

Samedi après-midi, Les sonneurs des Echos de Kéroual de Landerneau, sont venus honorer saint Hubert, en l’église Saint-Jérôme, qui possède un patrimoine religieux datant du XVIe siècle et est classée monument historique depuis 1914.

La soixantaine de fidèles présents au sein de l’église, a apprécié la sonorité de la trompe, au travers des sonneries de la vénerie, la « Saint Hubert », le « Volcelet », « Quêter et requêter », etc. Ils ont aussi appris l’histoire de cet instrument, moyen de communication des chasseurs, au travers de textes lus entre chaque morceau, par Anaëlle. (suite…)

22 novembre 2021 – La chasse est un sujet politique et idéologique

Pour l’ethnologue Sergio Dalla Bernadina, les conflits autour de la pratique charrient de problèmes plus profonds entre urbains et ruraux.

Professeur d’ethnologie à l’université de Brest et auteur dela Langue des bois : l’appropriation de la nature entre remords et mauvaise foi, Sergio Dalla Bernardina axe ses recherches sur les rapports entre l’homme et l’environnement, la question animale et l’anthropologie symbolique. Selon lui, la chasse est une question intrinsèquement idéologique.

La nature appartient-elle davantage aux espèces, aux chasseurs, aux promeneurs, aux agriculteurs ?

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22 novembre 2021 – Chasse à courre à Plouguenast : pas d’infraction pour la société de vénerie de Bretagne

Suite à l’article paru ce mercredi 17 novembre sur une chasse à Courre à Plouguenast-Langast, la société de vénerie de Bretagne a tenu à donner sa version des faits.

Le mardi 16 novembre vers 16 h, sur la commune de Plouguenast-Langast, au moulin des Essarts, une chasse à courre s’est terminée dans la cour d’une maison et certains chiens étaient même entrés dans la demeure. Les faits avaient mis en émoi deux des fils de Lucienne Gaudin, la locataire des lieux, âgée de 92 ans.

Mais pour Hervé Schwerer, porte-parole de la société de vénerie de Bretagne, aucune infraction n’a été commise par la chasse à courre organisée ce jour-là sur la commune de Plouguenast-Langast. « Le cerf a débuché et, conformément au droit de suite dont dispose l’équipage, il a continué à être chassé, estime Hervé Schwerer. Les lieux des évènements sont ceux d’un moulin, faisant partie d’une propriété – celle du château des Essarts — qui loue le droit de chasse à l’équipage. Par ailleurs, le chemin qui vient desservir la cour du moulin et qui la coupe en deux est un chemin communal qui va jusqu’à la passerelle de la Lié ». (suite…)

Quelques chiens dans une cour de ferme : l’imagination des opposants à la chasse à courre s’enflamme

Mardi 16 novembre, l’équipage de la Hardouinais chasse à courre en forêt de Loudéac (Côtes d’Armor) sur son territoire. A proximité d’une rivière où se trouve le moulin Essarts, la chasse est arrêtée car les chiens ont perdu la trace de l’animal qu’ils poursuivent. Le piqueux décide de traverser la rivière avec plusieurs chiens en empruntant le chemin communal qui traverse la ferme du moulin. A cet instant, deux des fils de l’habitante du moulin, connus pour leur engagement anti-chasse, s’interposent et refusent que le passage au piqueux sur le chemin communal. Le temps de l’échange, les chiens attendent auprès de la ferme. Une photo montre l’un d’eux à la porte d’une remise. Le piqueux récupère les huit chiens et repart.

Il n’en faut pas plus aux opposants bretons à la chasse à courre pour enflammer leur imagination débordante, qu’ils auraient profit à mettre au service des scénaristes de Netflix. Un récit délirant est élaboré avec le concours des deux fils de l’habitante, opposants déclarés à la chasse à courre. Et la presse locale s’empare de cette affabulation, beaucoup plus mélodramatique que la réalité.

Hystériser le débat, dénoncer à la vindicte populaire une partie de nos concitoyens serait-ce au prix de mensonges éhontés constituent les procédés bien connus de mouvements extrémistes qui sévirent dans les années 30. On voit que certains de nos compatriotes rêvent de ressusciter cette période de triste mémoire.

Extraits de la « stratégie de manipulation de masse » de Noam Chomsky

  • Créer des problèmes puis offrir des « solutions »
  • Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
  • Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Une vie de chien : les « i », millésime exceptionnel

Si de nos jours la Vènerie incite davantage à mettre en avant et laisser s’exprimer la jeunesse, notre expérience est en tout état de cause bien moins riche que celle de nos aînés. Ma petite carrière de jeune veneur m’a tout de même permis – et me permet encore – de croiser la route de merveilleux compagnons de chasse.

L’un d’eux se nomme Interprète. Ce chien, impressionnant par sa taille et son ossature, n’est en réalité qu’un grand chiot joueur et débordant de gaîté. La discipline favorite d’Interprète était celle tant admirée des veneurs de sanglier : le rapproché. Il y a quelques années de cela, la forêt de Châtillon était loin d’être aussi giboyeuse que de nos jours. Avant de pouvoir prendre ou même chasser, fallait-il encore lancer…

 Interprète avait toutes les qualités d’un grand rapprocheur à mes yeux. Il était évidemment fin de nez mais pas trop, évitant ainsi ces rapprochés interminables, qui ne nous laissent que trop peu de temps pour défier la robustesse des bêtes noires de Châtillon. Profondément gorgé, il était extrêmement explicite et matérialisait tout son cheminement de coups de gueule réguliers, nous faisant ainsi comprendre une multitude de détails sur les nuitées des sangliers. S’il était à l’époque inconcevable de lancer un sanglier autrement qu’avec une poignée de rapprocheurs, certains vautraits optent désormais pour un départ de meute à mort. C’est également notre manière de procéder, ce qui demande aux chiens beaucoup de sang-froid. Interprète avait cette grande qualité d’être imperturbable, peu importe ce qu’il se passait autour de lui, il maintenait avec conviction et minutie.

Mon meilleur souvenir d’un laisser-courre avec Interprète restera celui du 14 mars 2020, veille du premier confinement et par conséquent dernière chasse de la saison. L’un de nos Valets de limier avait connaissance d’un sanglier. Arrivé aux branches, Interprète en reconnait timidement, ce qui laisse présumer une voie haute. Toutefois il travaille méticuleusement, sous le regard discipliné des 33 autres chiens. La tâche va pourtant se compliquer avec la présence de nuitées bien plus récentes d’une compagnie, que les autres chiens commencent à percevoir. Malgré cela, Interprète maintient son animal et continue à décortiquer les indices, tandis que nous contenons le reste de la meute et ses chants de sirène. Après une bonne heure de rapproché, la meute au grand complet finit par lancer ce sanglier, baugé à une centaine de mètres de la compagnie. Si Interprète n’a guère participé au 4 heures 50 de chasse qui ont suivies, sa prestation restera pour le moins mémorable.

Il va sans dire qu’Interprète fut le sujet de nombreuses saillies, donnant naissance à plusieurs chiots, parmi lesquels Neptune. Neptune est aujourd’hui l’un de nos meilleurs chiens et excelle quant à lui dans le change.

Les vraies légendes ont toutes en commun de se retirer ou de mourir au sommet de leur art. Interprète est toujours des nôtres, pour notre plus grand bonheur. Toutefois, force est d’admettre qu’il n’a guère su s’adapter à l’accroissement fulgurant de la population d’animaux dans notre forêt ; nous avons donc jugé préférable de réduire ses activités au bois le matin et de le laisser couler une paisible retraite dans notre chenil.

Joyeuses Saint Hubert !

Depuis les derniers jours d’octobre et jusqu’à la fin novembre, partout en France, des hommes et des femmes se seront retrouvés par centaines pour célébrer Saint Hubert, le patron des chasseurs. Au total, ce sont sans doute plus de 100 000 personnes qui auront communié dans le souvenir de ce veneur passionné, avec l’intérêt constant des médias locaux, et c’est déjà beaucoup.

Ces rassemblements qui débutent invariablement par une messe sont une curiosité à l’heure où elles sont de moins en moins fréquentées. Et pourtant, la fête de Saint Hubert est le jour de prédilection pour de nombreux amis, riverains, élus, responsables de terrain, qui viennent assister à la messe de Saint Hubert, à la chasse, et, lorsque tout se passe au mieux, à la curée. Ce rassemblement autour d’une journée particulière dit beaucoup de l’attachement de nos contemporains à notre mode de chasse et à ses fastes : trompes, tenues, chiens et aussi chevaux pour certains de nos équipages. On connaît même des gens qui organisent leurs vacances pour assister à la Saint Hubert de tel ou tel équipage. Et il faut être entré en procession dans une église bourrée à craquer d’un public attentif et y avoir écouté résonner les trompes pour être véritablement saisi du bel enthousiasme qui anime l’assistance. L’enthousiasme, un autre mot pour l’inspiration.

Mais derrière la beauté de ces instants, quelles sont les réelles motivations de ce si nombreux public ? Quelle inspiration y trouve-t-il ? Revenons un instant à Saint Hubert, ou plutôt à Hubert (656-727), pas encore saint ni même évêque de Liège. On sait de lui qu’il était un chasseur acharné qui « en poursuivant le gibier à la trace » le « forçait sous l’élan des chevaux ». Il en eut un jour la révélation de sa foi qui le conduisit à « dire au courre un méprisant adieu » et à consacrer sa vie à Dieu, ce qui lui vaudra d’être canonisé.

Tous les veneurs n’aspirent pas à la sainteté et tous n’abandonneront pas les plaisirs du noble déduit pour la mission sacerdotale. Mais, pour autant, cela ne signifie pas que la quête mystique qui anima Hubert de Liège soit étrangère aux veneurs du XXIème siècle. Lorsqu’aux côtés de leurs chiens de meute, ils tentent de déjouer les ruses des animaux qu’ils chassent, c’est à une communion avec un autre monde à laquelle les veneurs sont conviés : le monde sauvage, celui que l’Homme n’a pas domestiqué, et dont il n’a pas percé les mystères. Cette « altérité qui lui résiste » selon les termes de l’anthropologue Charles Stépanoff dans son dernier ouvrage paru aux éditions de La Découverte : L’animal et la mort. Et dès lors la prise prend tout son sens : le moment où le veneur servant ses chiens réussit à pénétrer ces mystères, à entrer pour un court instant en relation/communion avec cette altérité. La victoire est éphémère ; chaque chasse la remet en question. Cela enseigne au veneur la modestie de sa condition face aux mystères de la nature, et le respect des animaux qu’il chasse et de leur pouvoir.

Alors amis, riverains, élus, attachés à nos forêts et à nos campagnes, continuez de prendre part aux Saint Hubert de nos équipages. Votre présence dit votre curiosité, finalement très moderne, pour cette rencontre avec un autre monde, le monde sauvage, que les veneurs n’aspirent surtout pas à domestiquer mais dont ils cherchent inlassablement à percer les mystères.

Un cerf, un grillage, un terrain de football : les ingrédients de la nouvelle supercherie d’AVA !

Alors que les 390 équipages de chasse à courre ont repris depuis deux mois partout en France, les opposants de la vènerie, cantonnés à trois forêts de la région parisienne, sont manifestement à cran pour obtenir des images. Malgré leurs provocations incessantes, ils n’ont pas encore réussi à créer l’incident tant espéré, pour tenter de discréditer notre mode de chasse.

Ce samedi 13 novembre 2021, l’équipage la Futaie des Amis a, une fois de plus, subi le harcèlement systématique de quelques opposants, fanatisés par un leader autoproclamé prêt à tout pour fabriquer un buzz médiatique.

Galvanisés par la présence du directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, les opposants n’ont cessé de multiplier les provocations durant la journée, mettant tout en œuvre pour compromettre la chasse, avec leurs habituels procédés : intrusion dans les zones qui leur sont interdites par arrêté préfectoral, outrages aux forces de l’ordre, détournement des chiens, aspersion de produits toxiques pour perturber l’odorat des chiens.

A l’approche du terrain de football de Saint Sauveur, implanté en pleine forêt domaniale et à plus d’1km de la première habitation, l’équipage a décidé comme il se doit d’arrêter sa chasse et de retirer ses chiens dans le calme.

Mais les opposants n’entendaient pas laisser passer pareille occasion pour théâtraliser le « sauvetage » d’un cerf ; vociférant dans la parcelle, ils poussent le cerf jusqu’en bordure du terrain de football. Signalons que ce terrain de football est ceinturé par un grillage de deux mètres de haut, qui protège la pelouse des dégâts de sangliers et interdit son franchissement par tout animal sauvage.

A aucun moment, le cerf n’a été en situation de pénétrer sur le terrain de football protégé par ce grillage haut de deux mètres. A aucun moment, les enfants qui y pratiquaient leur activité sportive n’ont « risqué » d’assister aux abois du cerf, puisque les chiens avaient été retirés depuis un moment, ce que prouve la vidéo postée par les opposants, dans laquelle aucun cri de chiens n’est entendu. Sans les opposants qui l’y ont acculé, le cerf ne se serait jamais approché du grillage qui protège le terrain de football.

Créer les incidents pour mieux stigmatiser ceux qu’on prétend en être responsable. Rien de nouveau sous le soleil ; les régimes autoritaires qui inspirent Stanislas Broniszewski ont fait cela bien avant lui.

Société de Vènerie

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