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16 septembre 2021 – Pourquoi, de la Sibérie aux chasseurs du Perche, l’homme est un « prédateur empathique »

L’anthropologue Charles Stépanoff est spécialiste des nomades de Sibérie. Mais la maladie et la pandémie l’ont obligé à se concentrer sur un terrain proche : les chasseurs du Perche. Il en tire un livre fascinant sur des aspérités animistes survivant au « grand dépeuplement » des campagnes.

Les chasseurs ont-ils raison de dire qu’ils sont les « premiers écologistes de France » ? Trouve-t-on encore dans les campagnes françaises des regards animistes proches de ceux des Indiens d’Amazonie ? Comment les habitants du monde rural vivent-ils la disparition rapide des oiseaux ? C’est un livre original, protéiforme, que publie l’anthropologue Charles Stépanoff, connu pour ses travaux sur le chamanisme sibérien (partant de l’opposition entre deux sortes de rituels, ceux de la « tente obscure » et ceux de la « tente claire », il a montré l’importance des images qui guident l’imagination et hiérarchisent les sociétés).

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14 septembre 2021 : Manifestation des chasseurs dans les Landes : 160 bus viendront, a minima, de tout le Grand Sud-Ouest

Cent-soixante, voire peut-être même 200 bus d’ici la fin de semaine selon les dernières estimations de la Fédération de chasse des Landes.

Soit un delta de 8 800 à 11 000 manifestants, si l’on compte une moyenne de 55 passagers par bus. Si ces chiffres restent encore à affiner, ils semblent déjà montrer une forte mobilisation du monde cynégétique pour la manifestation des chasseurs, prévue le 18 septembre, à Mont-de-Marsan. « Pratiquement chaque département des deux régions – Nouvelle-Aquitaine et Occitanie – sera représenté ce jour-là », se félicite Régis Hargues, le directeur de la structure landaise.

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14 septembre 2021 – Le succès de la fête de la Sange 2021 résumé en trois chiffres

La fête de la Sange a connu un grand succès ce week-end selon ses organisateurs, aidé notamment par une météo clémente.

Il n’y avait pas besoin de voir le visage de Rodrigue Léveillé, ce lundi 13 septembre, pour deviner son enthousiasme.

Un simple coup de téléphone et l’écoute du ton de la voix du responsable de la communication de la fête de la Sange suffisaient à déduire que cette 24e édition s’est déroulée de la meilleure des manières. « C’était une sacrée édition ! Les allées étaient noires de monde, c’était inespéré, confie ce dernier. Nous avons aussi eu droit à une météo clémente. C’est une très grosse satisfaction. »

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Nous les piqueux !

Nous, les piqueux, il y a longtemps que nous avons compris ce que sont le bien-être animal et l’écologie, et ce pour plusieurs raisons.

Depuis toujours et plus encore aujourd’hui, nous, les piqueux, sommes de vrais professionnels du chien et de son environnement. Croyez-vous qu’il soit facile de s’occuper des chiens ? Il nous faut respecter de nombreuses règles relatives à l’élevage, à la garde et la détention d’animaux. Le chenil doit être propre, ventilé, protégé de la chaleur et du froid. Les chiens doivent pouvoir évoluer à leur guise. La meute, compagne indispensable du veneur, exige une attention et des soins constants. Ce sont des athlètes auxquels sont demandés des efforts réguliers, prolongés et éprouvants. Ils doivent être choyés.

Ainsi qu’il vente, qu’il neige ou qu’il pleuve, tous les jours de l’année, nous nettoyons nos chenils, nous nourrissons et promenons nos chiens. Nous organisons toute la gestion de l’alimentation ainsi que les différents soins vétérinaires. Nous, les piqueux, veillons sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre sur nos chiens et chevaux.

Cela nous fait donc doucement rire lorsque des citadins nous expliquent que nos chiens ne sont pas heureux sans avoir jamais mis un pied dans un chenil de chasse à courre. Ces experts de la condition animale devraient avant tout regarder dans les villes dans lesquelles leurs animaux de compagnie patientent toute la journée en attendant le retour de leur maître. Et si ce dernier veut bien leur consacrer un peu de temps avant de se jeter devant les écrans, ils ont de la chance.

Nous, les piqueux, ne nous limitons pas à la vie du chenil mais prenons pleinement part à l’activité cynégétique. Nous sommes présents dans la vie de la forêt. Toute l’année, nous œuvrons pour la préservation des espèces et le maintien de l’équilibre de la faune sauvage en forêt grâce à nos connaissances de la nature, des prélèvements raisonnables et équilibrés.

S’il n’y a plus de veneurs et de chasseurs, la vie sauvage s’essoufflera et laissera nos forêts françaises vides. Les populations trop importantes détruiront la végétation.

Être piqueux c’est plus qu’un métier, c’est notre passion, c’est toute notre vie, et elle est belle.

David Montoux, dit Débuché

Equipage de la Hardouinais

Toutes les vèneries sont belles !

L’intersaison favorise les rencontres entre veneurs de différentes régions chassant différents animaux ; l’été 2021 n’aura pas échappé à la règle, même si les fêtes de chasse furent moins nombreuses qu’en période « normale ». On se rencontra donc entre veneurs de tous horizons, vantant leur passion pour l’animal qu’ils chassent ou les caractéristiques inégalables de leur région, l’un et/ou l’autre faisant d’eux des veneurs « à part ». Et il est sans doute exact que chasser le chevreuil dans le Médoc, le lièvre en Bretagne ou le renard dans le Jura procure à ceux qui s’y adonnent des sensations sans équivalent qui font qu’ils peuvent se sentir « à part ». Pour ne rien dire de ceux qui, chassant loin des fauteurs de troubles anti chasse de la région parisienne, pensent appartenir à un monde distinct qui ferait volontiers sécession d’avec les premiers – sur le mode « coupons-nous un bras si nous voulons survivre ».

Ce qu’on vient de décrire ci-dessus pourrait s’apparenter à une forme de « chauvinisme », bien français. On aime le territoire sur lequel on chasse, qu’on en soit originaire ou qu’il nous ait adopté, car la vènerie nous le fait parcourir et connaître d’une manière à nulle autre pareille. On aime aussi l’animal qu’on y chasse, tant la diversité de ses ruses demeure une énigme obsédante et admirable, jamais totalement résolue.

Olivier de La Bouillerie aura chassé partout tous les animaux « courables » dans sa vie de veneur, et il continue de le faire avec ardeur. Alors qu’on lui demandait récemment quel animal il préférait courir, il répondit que peu lui importait car son bonheur résidait dans l’observation et la compréhension des chiens de meute ; leur intelligence et leurs dons exceptionnels lui procurent la même admiration qu’ils chassent le sanglier ou le lapin, le chevreuil ou le lièvre, le cerf ou le renard.

Sachons entendre ces propos, qui placent le chien au-dessus de tout, et ce pour trois raisons :

  1. La vènerie offre l’opportunité de comprendre, mieux que n’importe quel autre exercice, les capacités d’une espèce distincte de la nôtre, capacités qui nous sont quasiment étrangères – le flair – ou qui relèvent de l’exemplarité – le courage, la persévérance, l’instinct collectif, la fidélité.
  2. En s’intéressant à la chasse d’autres animaux sur d’autres territoires, on diversifie ses expériences de chasse, on enrichit sa connaissance de la vènerie et, qui sait, son expertise.
  3. En considérant l’art de la vènerie française comme un tout indissociable, on touche à une réalité indiscutable : notre communauté de destin.

Dans le monde contemporain, alors que débute une année électorale qui pourrait être décisive pour l’avenir de notre passion, c’est seulement unis que les veneurs l’emporteront ; unis entre eux quel que soit l’animal qu’ils chassent et la région où ils le chassent et aussi unis avec leurs frères des chasses traditionnelles, durement malmenées, et les chasseurs à tir. N’imaginons pas que les uns se sauveront au détriment des autres. Ceux qui nous attaquent le font au nom d’une idéologie animaliste ; ils ne se satisferont pas de quelques victoires pour cesser le combat ; au contraire, ils y trouveront les raisons de pousser plus loin leurs exigences. C’est la relation de l’Homme aux animaux qu’ils remettent en cause.

A la veille de l’ouverture, souhaitons-nous une saison 2021/2022 pleine de belles émotions partagées, avec la conscience aigüe des enjeux particuliers qui l’entourent.

9 septembre 2021 – Plus de 5 000 personnes attendues à Redon pour défendre la ruralité !

La décision du conseil d’État du 6 août 2021 interdisant plusieurs méthodes de chasses traditionnelles a été « la goutte qui a fait déborder le vase ». Entre 5 000 et 8 000 agriculteurs, chasseurs, propriétaires forestiers, pêcheurs ou encore professionnels du cirque sont attendus à Redon (Ille-et-Vilaine), samedi 18 septembre 2021, pour un rassemblement interrégional des acteurs ruraux de Bretagne et des Pays de la Loire.

« À 5000 participants, ce serait bien mais nous serions quand même un peu déçus. Nous devrions probablement être plutôt autour de 8000 personnes ». C’est une estimation forcément incertaine, mais Denis Dabo, directeur de la fédération départementale des chasseurs de la Loire-Atlantique, connaît son monde.

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6 septembre 2021 – À une semaine de l’ouverture, les chasseurs travaillent sur leur image

« Chasse bashing, comment relever la tête ? » et « Les chasseurs, des écologistes ? » … Voilà les thèmes des deux tables rondes organisées lors de l’assemblée générale de la fédération des chasseurs du Doubs.

Privés durant deux années consécutives d’assemblées générales en présentiel, la fédération des chasseurs du Doubs et son président Jean-Maurice Boillon ont pu vendredi soir rassembler plus de 300 présidents d’associations locales dans le but de donner une vision moderne de la chasse à l’occasion d’un grand moment d’échanges, d’information et de convivialité.

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