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13 juin 2021 – Concours en ligne

La société de vénerie propose un concours de trompe de chasse en ligne. Pour participer, les sonneurs doivent être adhérents à l’Association des veneurs, à jour de leur cotisation 2021. L’inscription est ouverte jusqu’au 30 juin 2021. Pour la catégorie ‘‘Espoir’’ (sonneurs de moins de 25 ans) – une fanfare libre et une fanfare imposée (le sanglier). L’enregistrement des fanfares devra être accompagné d’une photocopie de la carte d’identité. Pour la catégorie ‘‘confirmé’’ (sonneurs de 25 ans et plus) – une fanfare libre + une fanfare imposée (le dix cors jeunement). Le jury délibérera en juillet. Il désignera les trois premiers de chacune des catégories. Il est composé de Nicolas Bon, Jean-Luc Corroyer, Mickael Perennez, Vincent Dornez, Vincent Pinel, Mathieu Wassmer et Loïc de Suremain.

12 juin 2021 – « Trop, c’est trop. Il faut dire stop » : en Ille-et-Vilaine, la ruralité veut se faire entendre

L’association pour la défense de la ruralité et de ses traditions (ADRT) organise son premier grand rassemblement ce samedi, à Paimpont. Les organisateurs attendent beaucoup de monde pour porter la voix de la campagne et défendre un modèle de société qui ne soit pas déraciné.

« Il y a quelque temps, j’étais en train de couper des arbres parvenus à une belle maturité sur l’une des parcelles forestières que je gère. Des promeneurs qui passaient sur le chemin m’ont alors interpellé, en me reprochant ce que j’étais en train de faire. Comme si j’attentais à la vie d’une personne… »

Quand il la raconte, l’anecdote fait sourire Éric De Jenlis, administrateur de Fransylva, syndicat des forestiers privés du Morbihan. Mais elle est révélatrice de l’évolution d’un partie de la société et de son rapport à la nature.

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9 juin 2021 – TRIBUNE : Les chasseurs et les agriculteurs appellent à une mobilisation virtuelle pour défendre la ruralité

Le président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), Willy Schraen, et la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, signent un texte commun pour défendre la ruralité. Ils appellent à une manifestation virtuelle le samedi 12 juin.

La tribune : « Dans une société perturbée par plus d’un an de pandémie, où chaque jour de nouvelles fractures apparaissent, l’écologie politique a une fâcheuse tendance à souffler sur les braises du feu qui couve dans notre monde rural. Avec en perspective les prochains rendez-vous électoraux, elle dégaine une nouvelle arme, celle de la stigmatisation et de la culpabilisation, s’arrogeant un rôle de juge sans appel. L’ennemi est identifié par ses pratiques, activités ou pensées et condamné sans autre forme de procès. Depuis quelques mois, une nouvelle étape a été franchie.

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7 juin 2021 – Les sonneurs de trompe de chasse reprennent du service

Plus motivés que jamais en dépit d’une année 2020 où toutes les manifestations auxquelles ils étaient invités à sonner ont été annulées, les sonneurs des Échos de Cerf-va-Aux, association créée en 2018, n’ont jamais cessé de répéter en extérieur, et sont prêts à répondre aux invitations pour l’année à venir. Si beaucoup de troupes ne se relèvent hélas pas de l’année Covid, nos 11 sonneurs ont su préserver leur convivialité, leur dynamisme et leur envie de sonner de la trompe de chasse dans toutes les manifestations privées, ou en rapport avec la chasse, la nature et la vénerie

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5 juin 2021 – Salon de la chasse et de la nature à Saint-Honoré : la version allégée reconduit

La 20e édition du Salon chasse et nature en Bourgogne se déroulera samedi 24 et dimanche 25 juillet. Comme l’an dernier, pas de grand spectacle au programme, mais un village et des animations. Bonne nouvelle pour les passionnés de faune et flore. Le Salon de la chasse et de la nature en Bourgogne a pu être maintenu, samedi 24 et dimanche 25 juillet, à Saint-Honoré-les-Bains. Ce grand rendez-vous convivial et champêtre se déroulera ces deux jours durant, de 10 h à 19 h, sur le site de l’ancien terrain hippique de la cité thermale. L’entrée sera gratuite pour les visiteurs.

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5 juin 2021 – Des chasseurs en redingote… cuits sur une plaque de métal

Cette semaine, Nathalie, de Mont-près-Chambord, nous fait parvenir la photographie de deux œuvres encadrées. Aymeric Rouillac, commissaire-priseur, partage son avis.

Le sujet des tableaux de notre lectrice ne surprendra pas les chasseurs de notre région dont l’équipage de Cheverny en est le fleuron. La vénerie, aussi appelée chasse à courre, ou chasse à bruit, est un mode de chasse consistant à poursuivre un animal sauvage avec une meute de chiens, au son de la trompe, abusivement dit le cor. On atteste son origine au moins au début du 15e siècle. Les Très riches heures du Duc de Berry, splendide recueil de prières réalisé à partir de 1411, figure déjà sur l’une de ces pages l’hallali d’une bête sauvage dévorée par des chiens. Ce mode de chasse est élevé au rang d’art de vivre et de divertissement sous François Ier. Aimé et encouragé par la plupart de ces successeurs, les princes y envisagent la maîtrise de leur cheval et les qualités tactiques de leur équipage avant de les emmener guerroyer. (suite…)

4 juin 2021 – Chien de Saint-Hubert : toutes les infos à connaître sur cette race !

Vous avez toujours eu envie d’un grand chien de race ? Voici tout ce qu’il faut savoir avant d’adopter un chien Saint-Hubert !

Race appelée bloodhound, le Saint-Hubert est un chien de chasse de taille imposante qui peut se montrer très affectueux. On vous donne toutes les infos sur cet animal, sa taille à l’âge adulte, ses particularités et son origine, avant de sauter le pas et d’adopter un nouveau compagnon !

D’où vient la race de chien de chasse Saint-Hubert ?

Cette race viendrait de Belgique et plus particulièrement de la ville éponyme située dans le sud-est du pays, proche de la frontière avec le Luxembourg. Son origine remonterait au VIIIe siècle, lors duquel Saint-Hubert (un moine canonisé devenu le Saint-Patron des chasseurs) élevait lui même des chiens qui le suivaient lors de la chasse à courre qu’il pratiquait.

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AVA et paranoïa

Les opposants à la chasse à courre ont récemment présenté leur bilan de la saison 2020/2021 sur leurs réseaux sociaux. Ceux qui doutent de l’objectivité de leur analyse, tout en nuance, ne vont pas être déçus.

Sur 15 000 journées de chasse à courre organisées entre le 15 septembre 2020 et le 31 mars 2021, nos opposants dénombrent 37 incidents qu’ils qualifient de « graves », soit un incident toutes les 405 chasses ; pas étonnant que peu d’entre nous s’en soient rendu compte. Encore précisent-ils qu’il ne s’agit là que d’une « part infime de la réalité ! Les veneurs étant prompts à faire nettoyer derrière eux, à offrir des morceaux de gibier et de l’argent aux habitants dérangés, mais aussi à tout simplement menacer et faire pression sur ceux qui hésiteraient à parler. Tout est fait pour maintenir cette omerta. » La fameuse théorie du complot revisitée à la sauce mafieuse ; on voit que, pour ce qui est du bilan objectif, ça commence très fort.

Nous avons regardé de près ces prétendus incidents :

  • Quinze d’entre eux sont de pures inventions ; la liste – fastidieuse – est à disposition.
  • Cinq sont relatifs à des chiens prétendument « errants ». Rappelons qu’un chien errant est un « chien qui vit sans entrave ni domicile parce qu’il n’appartient à personne ou parce que le lien avec son maître est cassé, par fugue ou abandon ou parce que son maître est décédé» (définition Wikipedia). Dans le cas de la chasse à courre, il ne peut s’agir de « chiens errants » ; les chiens de vènerie sont tous tatoués ou pucés ; leurs propriétaires sont ainsi parfaitement identifiables ; aucun équipage n’abandonne ses chiens. Courant librement dans des espaces ouverts, les chiens de meute peuvent s’écarter de la voie de l’animal et échapper un moment à la vigilance des veneurs, sans, pour autant, pouvoir être qualifiés d’errants.
  • Deux autres prétendus « incidents graves» sont relatifs à des cerfs graciés ; nos opposants auraient-ils préféré qu’ils soient servis, eux qui se vantent de les sauver ?
  • Signalons le tragique 2 janvier 2021 où une poule a été croquée en bordure d’une forêt tandis qu’au même moment un chien était mordu dans une autre ; on ne trouve mention d’aucun de ces deux « incidents graves» dans la moindre gazette, leurs correspondants locaux, même les plus avides d’actualité cynégétique, ne s’en étant pas montrés intéressés.
  • On relève aussi deux collisions entre un animal de meute et un véhicule ; voilà qui explique, en partie seulement, les 30 millions de mammifères tués sur les routes d’Europe chaque année selon le magazine « Frontiers in Ecology and the Environment », peu suspect de sympathie pour les veneurs.
  • Le reste est à l’avenant et on craindrait de lasser le lecteur de ces lignes à les énumérer plus longuement.

Reste un incident important, survenu en gare de Chantilly le 12 janvier, et ayant entraîné une perturbation du trafic ferroviaire ; si cet incident fait l’objet d’un règlement amiable entre la SNCF et l’équipage qui chassait, il pose aussi, bien évidemment, la question de la cohabitation de la vènerie avec la vie des villes.

Quelle énergie mauvaise, quelle imagination perverse, quelle hargne idéologique, quel délire paranoïaque habitent les rédacteurs de ces mensonges pour transformer des anecdotes dérisoires en prétendus « incidents graves » ?

« Être au-dessous de ses prétentions avouées constitue un ridicule constant dont se repaissent les petits esprits », affirmait Honoré de Balzac dans la Comédie Humaine. Il y a assurément peu de grands esprits à l’origine de ce bilan fumeux.

Tempête, la chienne qui m’a fait aimer la vènerie

Cela fait quatorze ans que j’ai rencontré mon mari Jacques, et par voie de conséquence, quatorze ans que j’ai découvert la vènerie. J’ai très vite compris que si je décidais de vivre avec l’un, je devrais également vivre avec l’autre. Cependant je ne peux pas dire que je sois tombée aussi rapidement amoureuse de la vènerie que de celui qui m’y a initiée. J’appréciais les journées à cheval en forêt, entourée de nos amis. Pour autant la chasse ne m’a pas immédiatement conquise. Il a fallu pour cela une nouvelle rencontre.

Cette rencontre, c’est celle que j’ai vécue avec les chiens. C’est à travers eux, en les voyant se donner sans compter à chaque chasse, et en découvrant tous les sentiments que cela me procurait, que je me suis à mon tour passionnée pour la vènerie. La première à m’avoir fait ressentir ces émotions fortes est une chienne du nom de Tempête.

Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, Tempête n’est pas née chez nous, aux Capucins. Elle y est même arrivée déjà vieille, à l’âge de huit ans. En revanche, c’est un des premiers chiens à y avoir vécu. Elle faisait partie du lot que nous avait cédé M. Michel Cavarot, ancien Maître d’équipage du Rallye des Cimes, alors que nous nous lancions au lièvre. M. Cavarot nous avait conseillé de nous méfier de son caractère très chasseur et parfois peu créancé, la chienne ayant tendance à apprécier les odeurs de chevreuil.

Méfiants ou non, nous avons dû attendre avant de découvrir les qualités de Tempête. Habituée à chasser avec des veneurs à pied, elle s’est mise entre les pattes d’un cheval qui lui a marché dessus dès notre première chasse. Diagnostic : fracture. Traitement : repos ! Pendant de longs mois, nous avons donc chassé avec tous les autres chiens, sans savoir que nous laissions au chenil la meilleure d’entre eux.

Parmi tous les chiens qui ont vécu aux Capucins, Tempête n’est pas la plus belle. Elle était petite, tricolore, un peu rousse, au poil épais, et à la tête toute blanchie de vieille chienne. Ce n’était pas non plus la plus rapide. A la chasse, elle avait la fâcheuse manie de s’arrêter tous les deux mètres pour crier en levant la tête, comme si elle hurlait au loup. En termes d’efficacité, on a vu mieux. En revanche, c’était de loin la plus passionnée. C’est cette fureur de chasser qui me fascinait chez elle.

L’intelligence qu’on pouvait lire dans ses yeux était irrésistible. On aurait cru qu’elle comprenait tout. Elle savait d’ailleurs très bien se faire comprendre en retour. Ce n’est pas pour rien si elle a fini sa vie entre le chenil et la maison, passant la plupart de son temps allongée sur le canapé aux côtés de notre Jack Russel, ou en train de se balader dans le jardin.

L’amour des chiens est la motivation principale de mon mari dans sa passion pour la vènerie, et dans la vie de manière générale. Cette motivation je l’ai faite mienne, grâce à Tempête et à tous ceux qui lui ont succédé. La passion pour nos chiens est au fondement de notre équipage des Petites Landes Capucins, et nous sommes aujourd’hui très heureux de la partager avec tous ceux qui y chassent avec nous.

« La cohabitation m’exaspère… »

Retour à la Nature aidant, le veneur n’est plus seul en forêt. Et les nouveaux arrivants ont à peu près en nous voyant la réaction du facteur noir des Visiteurs lorsqu’il aperçoit le brave Montmirail. Les grandes heures de la Vénerie façon Vernet ne sont plus. Voulons-nous considérer les autres promeneurs comme des hôtes à part entière et non comme des intrus que nous tolérons ? Et si, derrière le veneur, il y avait un gars sympa croisé un jour en forêt avec qui vider un godet

Si la situation de la Vénerie n’était pas si préoccupante, ou justement peut-être parce qu’elle l’est, un bel esprit écrirait certainement une nouvelle fanfare, « Le badaud en forêt » ou « La VTT » dont les paroles chantées version piqueux commenceraient par « La cohabitation m’exaspère… » pour mieux égayer nos dîners d’après-chasse. Nous aurions sans doute plus souvent l’occasion de la sonner que notre « Passage de l’eau en barque ».

Il faut dire que, retour à la Nature aidant, nous ne sommes plus seuls en forêt. Nous avions l’habitude des ramasseurs de champignons. Ces promeneurs, connaisseurs des lieux de cueillette et des types de champignons (souhaitons-le pour eux…), étaient issus peu ou prou de la même branche d’arbre que les veneurs. Les croiser en forêt ne posait pas de difficulté particulière pour peu que l’on fasse preuve d’un minimum de civilité.

Les choses ont singulièrement changé avec l’arrivée des zélés zélotes de Décathlon, vététistes harnachés ou autres adeptes de la marche nordique embâtonnés qui ignorent à peu près tout de la chasse à courre ; ou pire encore qui n’en connaissent que ce que les médias en disent… Sûrs de leur bon droit, ils sont jeunes, ils sont bio, ils sentent bon la sueur chaude… ces nouveaux arrivants ont à peu près en nous voyant la réaction du facteur noir des Visiteurs lorsqu’il aperçoit le brave Montmirail : « des malades, c’est des malades… ». On en rit au cinéma, mais il faut s’en inquiéter en forêt car les gros bataillons de la contestation viendront de leurs rangs plus que de ceux des antispécistes déjà discrédités par leur jusqu’au boutisme. La question qui se pose à nous tous, dans la durée, est donc de savoir comment accueillir nos nouveaux amis.

Chacun a en tête des bonnes pratiques. Elles ont souvent été rappelées. Elles sont la base de la courtoisie déjà abordée dans une autre Lettre. Mais la question n’est pas là. Comment se fait-il que les êtres charmants que nous savons être au rendez-vous soient de pareils butors en action de chasse ? Bien des rancœurs profondément cuites et recuites ne proviennent que des malentendus initiaux. Le renard ne demandait rien d’autre qu’un peu de patience au Petit prince pour être apprivoisé. Savons-nous apprivoiser nos nouveaux colocataires ? Il n’y a là rien d’insurmontable… à condition de le vouloir.

Le point clé est là. Les grandes heures de la Vénerie façon Vernet ne sont plus. Voulons-nous considérer les autres promeneurs comme des hôtes à part entière et non comme des intrus que nous tolérons ? Lisez bien les commentaires sur Facebook (n’y répondez pas…). Peu d’idéologues s’expriment. La majorité parle de préjugés et de craintes. Sentiment de mépris, peur d’être bousculé, tiré comme un lapin. Et si, derrière le veneur, il y avait un gars sympa croisé un jour en forêt avec qui vider un godet en chantant « La cohabitation m’exaspère… » ?

Alors la Vénerie vivra !