Vènerie et écologie

Pourquoi la vènerie est-elle la chasse la plus écologique ? Parce qu’elle nécessite de vastes étendues de bois et de plaines, libres et ouvertes, exemptes d’obstacles majeurs. Parce qu’elle se pratique sur des animaux sauvages, jamais issus d’élevage ou lâchés. Ainsi, la Société de Vènerie, en partenariat avec les fédérations de chasseurs, l’ONF, l’ONCFS, participe à différentes études telles que celle sur les continuités écologiques (bio-corridors). Parce qu’elle ne blesse l’animal : il est pris ou non. Parce que dans bien des domaines, elle a une action concrète sur le plan écologique : la conservation et l’aménagement des forêts, la connaissance des animaux dans leur milieu naturel, la santé des populations d’animaux dont les chiens attaquent systématiquement les plus faibles ou en mauvais état de santé. Parce qu’elle est au plus près de la réalité du monde sauvage dans ce qu’il a parfois de plus cruel avec la prédation, elle maintient la faune dans son état originel.

Vènerie & écologie : des engagements communs

Les veneurs ont une connaissance de la nature acquise par une fréquentation assidue des territoires ruraux et forestiers, au contact des animaux et des chiens courants. La Société de Vènerie a organisé en 2011 un colloque sur le thème “Vènerie et écologie” qui a mis en évidence que veneurs et écologistes ont des préoccupations communes en terme de sauvegarde de la biodiversité, de gestion des territoires, d’équilibre entre la faune sauvage et la forêt et qu’ils peuvent donc avoirs des engagements communs sur des sujets sensibles.

Etudes sur les biocorridors

A partir de plus de 4 500 compte-rendus de chasse de Charles X à nos jours, l’étude sur les bio-corridors conduite à partir de 2012 a permis d’identifier les bio-corridors impactés au fil des années par les infrastructures nouvelles. Routes, canaux, autoroutes, voies ferrées… l’utilisation de cette étude a permis aux aménageurs et collectivités territoriales de reconstituer ces bio-corridors par des bioponts (giboducs), utiles à la faune et à la flore. Les résultats de ces études permettent de définir avec justesse les emplacements des bio-corridors (ou bioponts) qui permettent aux animaux le franchissement des autoroutes par exemple.

Opération « forêt propre » : les veneurs mobilisés

L’opération nationale « forêt propre » lancée par l’Office National des Forêts en 2012 invite tous les usagers de la forêt à se rassembler un jour donné pour ramasser les déchets en forêt. Les veneurs ont tout de suite répondu présent et ne manqueraient ce rendez-vous pour rien au monde. Florence de Lageneste, déléguée régionale de la vènerie en Picardie, explique : « la Futaie des Amis pour la forêt de Compiègne et l’équipage de Rivecourt pour les forêts de Laigue et d’Ourscamp vont ramasser les déchets laissés par ceux qui ne respectent pas nos massifs forestiers, accompagnés d’amis de la vènerie et d’associations de protection des forêts qui se sont joints à nous pour faire œuvre commune d’écologie en agissant d’arrache-pied sur le terrain. L’an dernier, nous avions collecté 150 m3 de déchets de toute sorte : bouteilles d’alcool, papiers et plastiques, mais aussi ordinateurs, pièces automobiles, moquettes, plâtre, et même des éviers et des gravats ». De nombreux équipages participent également à cette opération dans leur région.

Le succès de cette opération écologique ne réside pas uniquement dans le volume des ordures collectées mais aussi dans la démonstration que les veneurs respectent et protègent les forêts où ils aiment chasser.

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