Un patrimoine vivant
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Depuis toujours la vènerie a fourni un thème de prédilection à l'art
En effet, dès la préhistoire, on retrouve sur les parois des cavernes, des dessins représentant des scènes de chasse, mettant en avant des animaux pour certains disparus aujourd’hui en France comme l’auroch ou l’ours, mais également des animaux encore bien présents sur notre territoire tels que le loup, le chevreuil, le cerf, le sanglier, le lièvre, le renard... Au Moyen Age, la chasse le cerf est l’animal le plus fréquemment représenté car il est considéré comme un gibier noble. Le sujet de la chasse est traité de différentes manières et est utilisé sur de nombreux supports. A la renaissance la chasse joue un rôle prépondérant dans l’implantation des châteaux, et l’on trouve de nombreuses scènes de chasse à courre sur les sculptures ornementales.
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Dès le XVIIe siècle, la tapisserie élément de décoration de l’époque, met la France au premier plan avec les Gobelins et Le Brun. La chasse montre alors la grandeur du roi. Le XVIIIe siècle nous donnera entre autre deux grands peintres : François Desportes (1661-1743) et Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) dont le thème de prédilection est la chasse et les animaux. Leur art se traduira à travers la peinture, le dessin, la tapisserie mais aussi la porcelaine. Le XIXe siècle sera riche d’artistes dont le thème principal sera la chasse à courre remise au goût du jour par Napoléon 1er. On ne peut citer ici tous les artistes de ce siècle, mais citons parmi les plus grands peintres Carle Vernet, Eugène Delacroix, Gustave Courbet, Alfred de Dreux, Eugène Lamy, René Princeteau, Olivier de Penne, et dans la sculpture Alfred Barye (1795-1815) et Jules Mène qui réalisa en bronze un bestiaire de nos forêts d’Europe. Au XXe siècle, Jules Finot, Karl Reille, Xavier de Poret et bien d’autres encore furent les témoins de leur temps avec toujours comme sujet de prédilection la chasse et la vènerie. En 1952, Henri de Linarès créa à Gien dans le premier château dit «de la Loire», édifié sur l’emplacement d’un rendez-vous de chasse royal construit en 1484 par Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI. Mais elle est présente aussi dans le langage courant avec des expressions telles que « marcher sur ses brisées, être aux abois, courir deux lièvres à la fois », et bien d’autres. Aussi il n’est pas étonnant qu’elle ait toujours inspiré les romanciers, et l’on citera alors Vialard, avec la grande meute, ou Genevoix avec la dernière harde, ou encore Maurice Druon et Pierre Moinot. Tout cela forme un patrimoine culturel incomparable dont peut s’enorgueillir la vènerie Française.
Des Musées perpétuent cet héritage
Château de Montpoupon, Musée du Veneur
Le Musée créé en 1971 par Solange de la Motte Saint Pierre, rassemblait alors des souvenirs de l’Equipage de Montpoupon. Les pièces exposées avaient trouvé naturellement leur place dans les vastes dépendances du château. Dans ce même esprit, le comte Amaury de Louvencourt (actuel propriétaire) réalisa en 1995 une extension considérable des aménagements, orientée sur la vie du veneur et présentant des collections augmentées en proportion. Aujourd’hui le Musée du Veneur, c’est 25 salles à découvrir. L’intérêt que présente le Musée du Veneur tient à l’exactitude, au caractère intimiste du rassemblement des objets qui forment la vie quotidienne d’un veneur.
Le Musée de la Vènerie à Senlis
De tout temps, la chasse à courre fut un privilège ; ce qui s'y rapporte est souvent empreint d'un esthétisme raffiné. Consacré à l'histoire de la vènerie, du XVe siècle à nos jours, le musée de Senlis déploie sur quatre niveaux des collections d'une grande richesse. Dans l'atmosphère chaleureuse d'une demeure privée, armes, tenues, trompes et trophées, objets souvent rares et précieux, attachés à la chasse à courre et aux différents équipages qui la pratiquent, évoquent une tradition ancrée dans la région depuis plusieurs siècles. Cette discipline est présentée à travers des tableaux de Van Der Meulen, Desportes et Oudry, des dessins signés de la main de Desportes, Rosa Bonheur, Baron Finot ou encore Hallo, et des gravures de Dürer, Callot et Carle Vernet.
Le Musée international de la chasse à Gien
Situé en lisière de la forêt d'Orléans et de la giboyeuse Sologne, Gien ne pouvait être mieux placée pour accueillir un tel musée. Bien que spécifique, le musée intéresse les chasseurs et non-chasseurs. Les collections permanentes qu'abritent 14 salles permettent une découverte chronologique et thématique : des techniques cynégétiques : armes, dessins, gravures... des divers types de chasses et de gibiers : chasse à tir, vènerie, fauconnerie... et des nombreux objets d'art inspirés par la chasse: les peintures de François Desportes (1661 - 1743) et de J.B. Oudry (1686 - 1755), les tapisseries, les céramiques, les bronzes animaliers, les pendules et divers accessoires du chasseur. Le musée international de la chasse à Gien, c'est également l'insigne collection de boutons de vénerie (environ 4000), de trompes de chasse, les 500 trophées personnels de M. Hettier de Boislambert et ceux de M. François de Grossouvre.
Le Musée de la Fondation de la Maison de la Chasse et de la Nature
Il a pour but entre autre d’œuvrer pour une pratique de la chasse soucieuse du respect de la nature et créent un Musée qui ouvre ses portes au public en 1967 en l’hôtel de Guénégaud à Paris dans le Marais. Des expositions temporaires y ont lieu fréquemment et portent, bien entendu, sur les thèmes art et nature vivante en montrant peintures, sculptures et objets divers... Le Musée de la chasse et de nature à Paris, situé dans un somptueux hôtel construit sur des plans de François Mansard en 1654 fut entièrement restauré par M. et Mme Sommer. Il abrite leur propre collection et entre autre la plus belle collection d’armes de chasse du monde (collection Pauillac). Peintures, tapisseries, objets, armes, sculptures sur la chasse sont présentés ici avec raffinement et montrent aux visiteurs combien la chasse avait d’importance dans les arts.
Il ne faut pas manquer aussi le Musée Hermès qui présente une collection importante de matériels, d’objets et de peintures sur le cheval qui, très souvent, a comme sujet la vènerie où le cheval a tant d’importance.