Imprimer Envoyer à un ami

Un apport économique

 
 
 

La vènerie, en France, utilise environ 7000 chevaux. Il s'agit d'une population importante avec de réelles incidences économiques locales et nationales. Un cheval, il faut l'acheter, le loger, le nourrir, l'entraîner, le soigner, l'entretenir, l'équiper et le transporter; ainsi les veneurs participent économiquement au maintien de multiples activités traditionnelles et artisanales de nos régions.

 
 

    

L’achat
Certains veneurs, réguliers ou occasionnels, préfèrent louer un cheval.  Ce n'est pas à l'achat qu'un cheval de chasse se révèle onéreux. Il s'achète entre 1600 € et 2500 € selon la région, l'âge et l'origine. Pour cela, les veneurs s'adressent à des marchands de chevaux, des éleveurs et des entraîneurs (principalement de trot).
 
La location
Certains veneurs, réguliers ou occasionnels, préfèrent louer un cheval. Le prix moyen de location pour une journée de chasse est d'environ 130 €. Si on estime à quatre le nombre de chevaux loués chaque samedi dans la majorité des équipages (environ 200 équipages suivent les chasses à cheval). Cette activité de location permet indéniablement à tous ces professionnels d'utiliser leurs chevaux à des périodes où les touristes fréquentent moins la campagne, surtout par mauvais temps !       

 
Le transport
 
Peu d'équipages ont leur chenil et écuries sur leur territoire même, c'est une véritable logistique qui se déplace à chaque fois : camions, vans, remorques tractées... On peut estimer le chiffre d'affaires généré par ce poste incluant transport, carburant et entretien à environ 4 580 000€.
  
 
Le repos
 

Dès avril et jusqu'à mi-août, il faut remettre en état les chevaux dans des herbages réparateurs qui coûtent environ 75€ par mois et par cheval. Si l'on cumule tous ces postes, on peut estimer que la contribution économique du cheval de chasse en France dépasse les 30 490 000 €, un poids non négligeable dans l'activité économique régionale.

 
Les soins
 
Le cheval de chasse est un athlète qu'il faut surveiller de près et c'est la raison pour laquelle le vétérinaire veille à protéger nos chevaux de tous parasites (vaccins antigrippaux, vermifuges,...) Par ailleurs, les chevaux peuvent avoir des boitures liées à l'effort important qu'ils produisent sur des terrains très accidentés; à chaque fois, le vétérinaire doit intervenir. On peut estimer de 150€ à 250 € le budget moyen par cheval et par an, soit environ 1 520 000€ au niveau national.
 
La nourriture
 

L'utilisation de produits traditionnels tels que l'avoine, l'orge, le foin ou la paille maintiennent des activités de polyculture traditionnelles. On peut estimer la consommation d'un cheval pendant la saison de chasse à une tonne de foin, deux tonnes de paille et 500 à 1000 litres d'avoine et d'orge, soit un budget d'environ 600€ par cheval. Ramené au niveau national, ceci correspond à un chiffre d'affaires annuel de 4 570 000 €.

 
La ferrure de chasse  nécessite une pratique régulière. Il faut des fers épais, pouvant, dans certains territoires glissants, accepter des mortaises à crampons; elles doivent être posées avec une attention particulière pour rattraper les défauts des chevaux dont certaines allures poussées peuvent entrainer des atteintes sur la partie inférieure de la jambe du cheval. Les frais du maréchal ferrant s'élèvent à un peu moins de 300€ par an soit un montant annuel de 2 280 000 €.