Imprimer Envoyer à un ami

Les principales races

 

 

Chiens utilisés en vènerie à cheval
 

C'est le plus séduisant de nos chiens. Léger avec une ligne de dessous assez relevée, une cuisse plutôt plate ce qui n'exclut pas une bonne ossature et une musculature affirmée. Sa tête doit être posée sur une encolure bien dégagée, elle est assez allongée, pas très large avec un chanfrein effilé, des babines peu descendantes et un regard très expressif. Cette légèreté n'exclut pas une construction athlétique, reposant sur un squelette bien charpenté supportant une musculature puissante. La morphologie du Poitevin n'a rien de comparable avec celle du lévrier, comme certains pourraient le supposer. Le Poitevin est notre race la plus ancienne.

Elle a été créée à la fin du XIXe  siècle par le comte Emile de la Besge, célèbre veneur du Poitou. A cette époque, cette région était pour une large partie couverte de petites brandes et il fallait des chiens assez légers pour dominer cette robuste végétation. La chasse du loup exigeait également des chiens fins de nez et très chasseurs. Selon leur fondateur, les premiers Poitevins étaient " excellents nez, grands rapprocheurs pourvus d'une voix longue de grands hurleurs, très harmonieuse. Vites, très chasseurs, très requérants, un peu légers sur la voie, mais corrects cependant et par cela rarement perdants ". Nos Poitevins actuels, possèdent indéniablement encore toutes ces qualités. Cette race a été fabriquée à la suite de nombreux croisements entre les meutes de Messieurs de Larye, de Ceris et de Montemboeuf, dont on dit qu'elles étaient les descendantes des chiens blancs du Roi. Le cheptel des Poitevins est aujourd'hui majoritaire dans de nombreux équipages. Ils sont utilisés aussi bien pour chasser le cerf, le chevreuil que le sanglier. On trouve d'excellents sujets notamment au Rallye Combreux, au Vautrait d'Amboise, au Rallye Castelroussin, à l'Equipage de Vouzeron ou encore à l'Equipage du Saut du Cerf. 
 

 

 

 

 

Le Français tricolore est le plus récent de nos chiens de vènerie. Sa reconnaissance officielle date du concours de Poitiers en 1957 où le comte Henri de Falandre en présente un lot tout à fait exceptionnel. Il est la résultante de croisements entre les grands Anglo-Français tricolores, choisis parmi les sujets où le sang français était prédominant. Pour les alléger, il a bénéficié de retrempes poitevine et Billy, afin d'éliminer le plus possible les stigmates du sang anglais. Ces origines expliquent que le Français tricolore est un intermédiaire entre le Poitevin et l'Anglo-Français tricolore : par des lignes plus rectangulaires dans son corps  et dans sa tête il se distingue du premier ;  par une construction plus élancée il se distingue du second.

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
La ligne du dessous est moins relevée que celle du Poitevin, la côte plus ronde, la cuisse plus musclée, l'encolure moins dégagée. La tête est toute autre : un crâne plus important, un chanfrein plus rectangulaire avec des babines plus prononcées et surtout des oreilles plus longues, légèrement tournées, atteignant de préférence la naissance de la truffe. Les meilleures meutes connues sont celles de l'Equipage de La Bourbansais et de l'Equipage Piqu'avant Sologne. On trouve aussi d'excellents sujets à l'Equipage de Kermaingant, au Rallye Saint-Louis, au Rallye de la Loge, à l'Equipage de Bonnelles.Cette race connaît depuis quelques années un développement remarquable et on en trouve dans presque tous les équipages de cerf et les vautraits.
    

    

 

Le Français blanc et noir ressemble beaucoup dans sa construction à son homologue le Français tricolore. Il peut être cependant plus léger, tout en restant puissant. Il s'en distingue principalement par ses couleurs : dominante manteau et tête noirs, sur une robe blanche notamment aux membres ; des taches feu pâle au -dessus de chaque œil ainsi qu'aux joues. La présence de mouchetures noires ou bleutées rappelle ses origines. Ces chiens descendent, en effet, de nos vieilles races du midi, les Gascons et les Gascons-Saintongeois, croisées avec des chiens anglais. Pourvus d'un standard en 1957, le cheptel est actuellement parfaitement maintenu le Rallye Saintongeais possède des spécimens d'excellente qualité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
On en trouve également au Rallye du Champ du Bois, au Rallye Araize, au Rallye Oleronnais, au Rallye Merrein, au Rallye Campine. Ces beaux chiens donnent toute satisfaction dans de nombreux équipages, notamment de chevreuil où leur finesse de nez, leur application, leur sérieux et leur gorge sont très appréciés de ceux qui les utilisent.
 
 

  

    

C'est le plus robuste des chiens d'ordre. Il résulte d'un croisement entre nos chiens français et le chien anglais, Fox-Hound. De longue date, les veneurs français ont utilisé le chien anglais pour donner à leurs chiens rusticité, robustesse, endurance, résistance. Jusque dans les années 1950, le Fox-Hound était utilisé comme retrempe dans la plupart des équipages " pour redonner de la santé " à leurs chiens. Doté d'un standard en 1978, l'Anglo-Français tricolore est un modèle intermédiaire entre le Français tricolore et le Fox-Hound. Du premier, il a la robe, l'équilibre, la distinction. Du second, il possède les lignes, la musculature, l'épaisseur.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L'Anglo-Français tricolore est un Fox-Hound à la française qui se caractérise par un modèle moins lourd et moins épais mais avec une forte ossature, un corps cylindrique et bien musclé, une tête plutôt carrée. La race est aujourd'hui bien fixée et il n'est plus nécessaire, si ce n'est tous les dix ans, d'infuser du sang anglais pour éviter d'avoir des sujets trop légers. Les meilleures meutes connues sont celles du Vautrait du Perche, de l'Equipage de la Vallée Brune et du Rallye de la Brie. On trouve d'excellents sujets au Rallye Touraine, à l'Equipage de Bonnelles et à l'Equipage des Trois Forêts.
 

 

    

Il est issu d'un croisement entre le Français blanc et noir ou Français blanc et orange et le Fox-Hound. Il se distingue du premier non seulement dans sa tête mais aussi dans sa construction. Dans sa tête, celle-ci est plus courte avec le chanfrein carré - et non rectangulaire -, un stop nettement prononcé, un crâne rond - et non demi-rond -, une oreille assez plate et de longueur moyenne - et non longue et papillotée. Dans sa construction la côte est plus ronde, l'arrière-main et l'avant-main plus musclées, le cou plus court et plus épais. Il se différencie du second, essentiellement par sa robe, blanche et noire, à grand manteau, pouvant présenter des mouchetures noires ou bleutées, avec une tâche pâle au-dessus de chaque œil ainsi qu'aux joues.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Parmi les grands Anglo-Français des trois couleurs, c'est chez lui que le sang anglais doit être le moins apparent. Il reste peu représenté : on le trouve essentiellement dans les deux équipages de chevreuil que sont le Rallye Araize et l'Equipage de Neubourg. La difficulté étant que souvent les modèles sont trop français ou pas suffisamment anglaisés.
 

  

    

Race reconnue par la FCI (Fédération Cynophile Internationale) en 1964, le Fox-hound anglais trouve ses origines au XVème siècle lorsque la chasse du renard devint à la mode en Angleterre. Il semble qu'on soit parti du Staghound, utilisé pour la chasse du cerf mais jugé trop grand et trop lent pour le renard, pour aboutir à l'issue de croisements avec des chiens courants français et anglais à un chien plus léger, plus petit et plus rapide mais ayant perdu un peu de finesse de nez. Depuis plus de deux cent ans, le Fox-hound est élevé sur la base d’un choix de lignes de sang judicieusement sélectionnées. Le livre des origines des Masters (maîtres d’équipage) de l’association anglaise du Fox-hound datant d’avant 1800 tout propriétaire d’un Fox-hound peut facilement retracer la généalogie de son chien très loin en arrière.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chien courageux, puissant et bien proportionné, le Fox-hound est doté d'un don naturel pour la chasse. Il est réputé pour son endurance, sa vélocité et sa santé à toute épreuve.
 
 
 
  
 
 

    

 

Ce beau chien aux proportions parfaites a un air vif. Sa force est révélée par quelques détails physiques, comme un dos large et fort, des antérieurs solides et un rein important. Sa tête est assez fine et sèche, avec un chanfrein un peu bombé, une cassure frontale marquée et une bosse occipitale apparente. L'œil est vif, foncé et cerclé de noir ou de brun. Les oreilles, attachées assez haut, sont tournées dans leur partie inférieure. La truffe est très développée. Le fouet est long et fort. Sa robe, au poil ras et dur, est blanche, café au lait clair, blanche avec des taches ou un manteau orange clair ou citron. Aptitudes de chasse : ce chien de grande vénerie est un excellent chien de chasse à courre, qui s'ameute bien, et qui est doté d'un odorat très fin, d'une très grande endurance et d'un galop rapide. II est particulièrement doué pour chasser le cerf et le chevreuil, sans que ces qualités soient restrictives : le billy peut également chasser le sanglier ou le renard.

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 Chiens utilisés en vènerie A PIED

 

    

Ces chiens constituent aujourd’hui la très grande majorité des meutes chassant le lièvre et le renard à courre. On apprécie sa finesse de nez, son endurance et sa bonne gorge. Ce chien est facile à créancer et il est sage à la chasse et au chenil. L'anglo Français de petite vènerie chasse principalement dans la voie du lièvre mais également dans la voie du renard. La passion de la chasse, le train rapide, l'endurance, la ténacité, la sagesse, l'obéissance sont les qualités nécessaires pour forcer un animal. Il est utilisé par un grand nombre d'équipages de vènerie. Il a un tempérament de meute par excellence.

 

 

 

 

 

 

 

 

   

    

Le Beagle est un chien courant d'origine anglaise et certainement l'une des plus anciennes races canines pures. Véritable réplique du grand chien courant dont il a toutes les attitudes, le Beagle a été réduit dans toutes ses dimensions pour réaliser une sorte de "nanisme harmonieux". Les premiers Beagles ont été importés en Normandie avant la révolution de 1789, mais ce fut le grand cynophile Paul Caillard qui implanta la race dans notre pays au milieu du XXème siècle. En 1864, il offrit quelques  Beagles  de sa meute au comte de  Chabot et le chenil "de Boissière" dans les Deux-Sèvres devint le véritable berceau  de la race en France. La plupart des équipages furent décimés lors de la dernière guerre et après 45, l'élevage s'orienta surtout vers les chiens de chasse à tir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
L'expansion du Beagle a été très importante en France ces trente dernières années : il est la première race de chiens courants inscrits au L.O.F. Depuis 25 ans, il brille dans de nombreuses épreuves officielles sur lapin, lièvre, renard, chevreuil et même sanglier. En vènerie on le trouve essentiellement au lapin et parfois au lièvre.