La vènerie du sanglier
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La structure sociale du sanglier est de forme matriarcale. La compagnie, formée de femelles et de leurs jeunes est relativement stable tant que des évènements extérieurs (chasse, dérangement) ne viennent pas ne perturber l’harmonie. Pas du tout migrateur mais grand vagabond, le sanglier a un domaine vital vaste. Une compagnie et ses satellites peuvent occuper un très grand domaine. On peut estimer qu’en milieu naturel, sans fixation artificielle excessive, sur 20 000 hectares, tout le monde chasse les mêmes animaux.
Puissance de la vènerie du sanglier
Comme toute chasse à courre, celle du sanglier est un « art et une science » éprouvant l’adresse et l’intelligence du veneur mais qui nécessite plus que tout, force, vitesse et courage des chiens et des hommes exposés aux périlleuses attaques de la « bête noire ».
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Il n’est pas d’attaques plus mouvementée, de parcours plus incertain, de ralliement plus impressionnant, d’issue plus dangereuse car il n’est jamais certain que le sanglier qui s’arrête soit forcé définitivement. Aucune chasse ne demande aux chiens et aux veneurs plus de résistance physique et morale pour vaincre la vitesse, la distance, les accidents de terrain : fourrés, ronciers, rivières dont la bête noire sait tirer profit avec une grande vivacité, chargeant vigoureusement ceux qui l’approchent. Un vautrait doit disposer de chiens « vite », très perçants, bien gorgés, bons aux fourrés, ne se décourageant devant aucun obstacle et pouvant rapprocher des voies hautes au galop, sous peine d’entraîner l’équipage dans un forlonger sans espoir si le sanglier maintient son avance, réglant sa vitesse sur celle de la meute. Le maître d’équipage doit donc soutenir « à cor et à cri » le courage et la persévérance ses chiens, à condition de sonner en tête et à bon escient pour ne pas rappeler les chiens droits ne demandant qu’à quitter la voie et à ne pas exciter ceux prédisposés à s’emballer.



































