La vènerie du lapin
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Un animal de vènerie à part entière
Jusqu’à l’arrivée de la myxomatose, le lapin était considéré comme un fléau, ravageant cultures et plantations sylvicoles. Grâce à Monsieur Armand Delisle en 1950, la population de lapins s’est effondrée et de ce fait cet animal est devenu beaucoup plus chassé à courre. Une nouvelle génération d’équipages qui se sont montés depuis les années 1980 ont donc pu bénéficier d’un cadre règlementaire et cynégétique idéal pour chasser. 47 équipages chassant le lapin ont été répertoriés en France.
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Jusqu’à l’arrivée de la myxomatose, le lapin était considéré comme un fléau, ravageant cultures et plantations sylvicoles. Grâce à Monsieur Armand Delisle en 1950, la population de lapins s’est effondrée et de ce fait cet animal est devenu beaucoup plus chassé à courre. Une nouvelle génération d’équipages qui se sont montés depuis les années 1980 ont donc pu bénéficier d’un cadre règlementaire et cynégétique idéal pour chasser. 47 équipages chassant le lapin ont été répertoriés en France. Ce nombre est en forte progression depuis 5 ans. Il correspond aux aspirations de veneurs passionnés et sportifs. De plus, ce mode de chasse nécessite peu de frais financiers, peu de chiens, de petits territoires et est accessible à tous les âges. Originaire de la péninsule Ibérique, le lapin n’a colonisé que tardivement l’ensemble de la France puisque c’est au Moyen-âge que sa présence se généralise au nord de la Loire. C’est à la multiplication des garennes, celles-ci étant un privilège seigneurial, qu’on doit le développement de l’espèce à cette époque. Lapin et chasse à courre étaient déjà indirectement liés à cette époque puisque les femmes pratiquaient sa chasse au furet dans les garennes pendant que les hommes pratiquaient la chasse à courre. Echappée de ces enclos, l’espèce a ensuite proliféré.
La vènerie du lapin, la petite dernière
Boutons et suiveurs peuvent facilement participer à la chasse, sous réserve qu’ils respectent la règle d’or : « voir sans être vu ». A petit animal petit chien : Beagle, Basset Fauve de Bretagne, Basset Artésiens Normand, Basset Bleu de Gascogne et Basset Griffon Vendéen. Chaque race a ses qualités et ses défauts inhérents à son caractère et à sa morphologie générale.
Bien qu’en miniature, cette vènerie nécessite beaucoup d’expérience car plus petit est l’animal et plus fines et subtiles sont les ruses. Ses parcours restreints et sa menée relativement lente dont de lui le « top modèle des années 2000 » des animaux de vènerie pour qui veut tout voir et tout entendre sans être hallali avant l’animal. Pouvoir rester à la queue des chiens simplement en marchant ou courant sans perdre haleine et profiter de la musique et du spectacle : quoi de plus enivrant pour un veneur ! La vènerie du lapin séduit les jeunes qui peuvent aisément découvrir les bases de la chasse à courre et en faire une éventuelle plate-forme de lancement pour une carrière en plus grande vènerie. Pratiquée avec excellence, elle sait allier les subtilités de la chasse au chien courant ainsi que l’art et la tradition de la chasse à courre française avec un modeste budget, une petite meute de chiens de petite taille et de petits territoires. Alors qui dit mieux eu égard aux contraintes de notre époque ?
Ainsi, le nouveau millénaire s’ouvre avec une soixantaine d’équipage et la perspective de bien des créations. Pour un nombre croissant de veneurs de tous âges, la vènerie du lapin peut ainsi devenir la matérialisation d’un rêve. Sans prétention aucune, le lapin se fait courir dans les boqueteaux et dans les haies. Peut adapté à la course de fond (son cœur et ses poumons sont 10 fois moins importants que ceux de son cousin le lièvre), il se défend essentiellement en emmêlant ses voies puis en calant jusqu’à ce que les chiens le retrouvent ce qui donne lieu à de spectaculaires relancés. La voie est fugace et nécessite d’intervenir rapidement quand cela s’avère nécessaire. Selon la qualité de la voie, la rapidité des chiens et la densité de la végétation au sol, un animal se fait prendre en 20 à 40 minutes. L’usage du furet s’avère parfois nécessaire pour relancer l’animal lorsqu’il se terre. Bien dressé, c’est un précieux auxiliaire qui peut faire repartir une chasse compromise.
Le lapin dispose de qualités physiques et traits comportementaux qui en font un gibier de choix pour divers types de chasse. Son départ est fulgurant, il est même plus rapide que le lièvre au démarrage et sa vitesse peut atteindre 40km/h. Il peut faire des bons d’un mètre, franchir des obstacles de plus de 2 mètres de hauteur ou grimper dans les buissons. Son activité est essentiellement nocturne, mais également matinale et crépusculaire. A ces moments, lorsqu’il est sur pied, le moindre bruit ou mouvement suspect le fait rentrer dans sa garenne ou gîté à l’extérieur ce qui permettra de le chasser. Par grand froid et forte pluie, le lapin répugne à sortir, c’est pourquoi un temps doux et ensoleillé est le plus propice à la chasse. La densité en lapin doit être modérée sans quoi les occasions de change sont nombreuses et il devient alors difficile de prendre l’animal de chasse. Une dernière condition à remplir est qu’il faut disposer d’une excellente maitrise du territoire : une chasse mal attaquée et notre Jeannot file directement à sa garenne.
Prélèvements : 3 200 000
Prélèvements vènerie : 500 (0.002%)