La vènerie du chevreuil
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Il s’adapte à tous les territoires
Seule, l'amélioration des qualités des chiens courants vers les années 1800, basée sur le croisement entre les races françaises et anglaises, a permis la création de meutes aptes à prendre le chevreuil à courre. Le chevreuil est un animal rapide, rusé et dont l'odeur est légère. C'est pourquoi sa chasse plus que tout autre, nécessite des chiens rapides, ayant une finesse de nez exceptionnelle, de la voix, un grand amour de la chasse et des aptitudes héréditaires de sagesse les amenant à ne pas changer d'animal. Pour ces raisons, les veneurs de chevreuil, 93 équipages doivent avoir une passion et une connaissance extrême de leurs chiens. Cette chasse est difficile, subtile et très tributaire des conditions atmosphériques. |
Le chevreuil est un animal qui maitrise parfaitement son milieu naturel et rend ainsi sa chasse des plus difficiles. Chaque veneur est persuadé que l'animal qu'il chasse est le plus difficile à prendre. C'est particulièrement vrai pour le chevreuil. La chasse à courre du chevreuil, par sa finesse, ne ressemble à aucune autre forme de vènerie. Il est obligatoire de faire confiance aux chiens.
Les chevreuils aiment particulièrement les doubles. Elle consiste à faire demi- tour, à repartir pendant quelques dizaines de mètres par le même chemin puis à faire un bon sur le côté et à ne plus bouger. Les chiens arrivent en chassant et se retrouvent comme dans une impasse, à bout de voie. C'est pourquoi il est important d'avoir des chiens requérants qui savent se débrouiller par eux-mêmes. Les chevreuils savent aussi utiliser les découverts comme les chemins et les routes. Un chevreuil qui galope quelques centaines de mètres sur le goudron et voilà la meute bien en peine. Si le territoire le permet, il n'hésitera pas à traverser une rivière, à remonter le courant ou à utiliser une bordure d'étang pour se raser. Il n'est pas rare que le piqueur soit obligé de descendre de cheval et de patauger dans l'eau avec ses chiens pour retrouver le chevreuil, pas plus visible qu'une aiguille dans une meule de foin. Les labours n'arrêtent pas le chevreuil. La course en plaine va freiner les chiens et créer des nouvelles difficultés surtout s'il y a du vent. La vènerie du chevreuil ne peut réussir qu'avec beaucoup de finesse, d'observation et de précision. Le regard d'un chien, une tâche sombre au milieu des roseaux ou une trace de quelques centimètres sur le sol : tout doit être exploité ! Mais avant d'utiliser ces indices, il faut d'abord savoir les identifier.



































