L’histoire de la vènerie

Du jour où il est venu à l’esprit de certains précurseurs que l’utilisation du chien courant serait encore plus fascinante si elle était dépouillée de tout recours à des moyens adjuvants (la lance, l’arc, le filet, le piège, mais aussi le lévrier qui chasse à vue, ou le mâtin qui chasse à force) la vènerie proprement dite était née. C’était sur la fin du Moyen-Age et François 1er en devint le père fondateur. Dès lors, les veneurs n’ont jamais cessé d’affiner leur art.

A travers les âges, les principes ne varient pas parce que le chien ne change pas. Cependant, les savoir-faire évoluent. La vènerie contemporaine est donc l’héritière d’une culture cynégétique exceptionnellement riche, accumulée au cours des siècles par des générations d’hommes et de femmes qui aimaient passionnément leurs chiens. Aujourd’hui, l’ambition des veneurs n’est pas d’innover, mais bien de cultiver un savoir-faire unique au monde. Il est peu d’activités où l’homme moderne soit confronté à la même problématique, explore les mêmes ressources, accomplisse les mêmes gestes qu’il y a 2, 5 ou 8 siècles. Ainsi la valeur fondamentale sur laquelle toutes les autres reposent est-elle la fidélité aux savoirs et aux traditions. Le veneur accomplit les actes de chasse d’une certaine façon, autant parce que c’est la règle que parce que cela est efficace.

La Vènerie a traversé des siècles d’histoire

La vènerie n’est pas une activité folklorique, encore moins un anachronisme. Elle est un loisir actuel pratiqué par des milliers de veneurs respectueux de ses valeurs, ses savoir-faire codifiés par des siècles de pratique.

Bien que plusieurs fois centenaire et immuable dans son déroulement, la vènerie est contemporaine. Jamais il n’y a eu autant d’équipages en France. Jamais il n’y a eu autant de territoires ouverts à sa pratiques. Jamais il n’y a eu autant de veneurs et de sympathisants. Pas une fête de la nature et de la chasse qui ne fasse appel à un ou plusieurs équipages locaux. La vènerie participe à la vie et l’animation culturelle des territoires.

La vènerie, c’est aussi la beauté et l’élégance. Celle de nos chiens et de nos chevaux, celle des trompes qui brillent, celle des tenues aux couleurs chatoyantes, celle de la musique qui emplit la forêt, celle du spectacle attire toujours et de plus en plus de monde.

Trompe et vènerie sont indissociables !

De tous temps, les veneurs ont communiqué entre eux à l’aide d’un instrument de musique. Ce fut le huchet, la corne puis différentes formes de trompes jusqu’à arrivée de la trompe d’Orléans, toujours utilisée de nos jours. S’interdisant l’usage des moyens électroniques modernes, les veneurs utilisent la trompe pour renseigner sur les circonstances de la chasse, appuyer ou rappeler les chiens ou encore rendre honneur à l’animal de chasse lorsqu’il y a une curée.

Un peu d’histoire

La trompe de chasse apparaît vers 1680. D’abord accordée en do et proche de la trompette de cavalerie, elle prend le ton que nous lui connaissons dès 1705 en étant dès lors accordée en ré. La même année, elle acquiert sa longueur actuelle de 4,545 mètres, mais d’abord enroulée sur un tour et demi avec un diamètre de 73 centimètres. Ce modèle est appelé « à la Dampierre » en souvenir du célèbre auteur des fanfares. En 1729, l’instrument est enroulé sur deux tours et demi avec un diamètre de 55 centimètres : ce modèle est dit « à la Dauphine ». La trompe dite « d’Orléans » apparaît vers 1818 et offre les mêmes caractéristiques que les précédentes mais sur 3 tours et demi, son diamètre n’étant plus que de 35 centimètres.

Aujourd’hui, ce sont 4000 sonneurs répartis dans 200 groupes de trompes qui illustrent cet instrument, que ce soit en forêt ou à l’occasion de concours (voir agenda F.I.T.F)

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