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Nature & vènerie 2012
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La vènerie du sanglier

L’équipage destiné à la vènerie du sanglier se nomme un vautrait. Ce nom viendrait des chien utilisés au Moyen Age pour le chasser, que l'on appelait des vautres. Omnivore et erratique, perpétuellement à la recherche de nourriture, il faut pour le chasser, l'avoir bien rembuché, ce qui est le travail passionnant des valets de limier. Puis il est attaqué avec des rapprocheurs qui conduisent les veneurs à la bauge. Alors il est lancé et la meute lui est donnée. La vènerie du sanglier exige des chiens robustes et courageux, capables de courir sur de longues distances, et calmes au moment du ferme pour éviter les blessures. Il existe 43 vautraits en France.

 
RALLYE LAVAL
 
 
Délire de chasse, vènerie du sanglier
 
 
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La structure sociale du sanglier est de forme matriarcale. La compagnie, formée de femelles et de leurs jeunes est relativement stable tant que des évènements extérieurs (chasse, dérangement) ne viennent pas ne perturber l’harmonie. Pas du tout migrateur mais grand vagabond, le sanglier a un domaine vital vaste. Une compagnie et ses satellites peuvent occuper un très grand domaine. On peut estimer qu’en milieu naturel, sans fixation artificielle excessive, sur 20 000 hectares, tout le monde chasse les mêmes animaux.

 

PUISSANCE DE LA vèNERIE DU SANGLIER

 

Comme toute chasse à courre, celle du sanglier est un « art et une science » éprouvant l’adresse et l’intelligence du veneur mais qui nécessite plus que tout, force, vitesse et courage des chiens et des hommes exposés aux périlleuses attaques de la « bête noire ».

 

Il n’est pas d’attaques plus mouvementée, de parcours plus incertain, de ralliement plus impressionnant, d’issue plus dangereuse car il n’est jamais certain que le sanglier qui s’arrête soit forcé définitivement. Aucune chasse ne demande aux chiens et aux veneurs plus de résistance physique et morale pour vaincre la vitesse, la distance, les accidents de terrain : fourrés, ronciers, rivières dont la bête noire sait tirer profit avec une grande vivacité, chargeant vigoureusement ceux qui l’approchent. Un vautrait doit disposer de chiens « vite », très perçants, bien gorgés, bons aux fourrés, ne se décourageant devant aucun obstacle et pouvant rapprocher des voies hautes au galop, sous peine d’entraîner l’équipage dans un forlonger sans espoir si le sanglier maintient son avance, réglant sa vitesse sur celle de la meute. Le maître d’équipage doit donc soutenir « à cor et à cri » le courage et la persévérance ses chiens, à condition de sonner en tête et à bon escient pour ne pas rappeler les chiens droits ne demandant qu’à quitter la voie et à ne pas exciter ceux prédisposés à s’emballer.

 

Le change est le plus souvent trop tardivement remarqué par le veneur lui-même pour pouvoir rameuter l’animal d’attaque déjà loin. Les chiens de vautrait vivent trop peu longtemps pour acquérir cette qualité que le maître ne peut aider à développer qu’en économisant ses meilleurs chiens pour en préserver la vigueur et en sonnant « la rentrée au chenil » pour sanctionner toute erreur, bravant ainsi le mécontentement de ses compagnons de chasse qui deviendront à ce prix de réels veneurs privilégiant un laisser-courre de qualité sur un hallali ne répondant pas à l’éthique de la vènerie qui est chasser une bête noire et toujours la même.