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Nature & vènerie 2012
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Colloque "Vènerie, carrefour des Arts"

 

 

 
la nature, culture de la vènerie
 

 

Par Jean-Pierre DIGARD, Anthropologue et directeur de recherche émérite au CNRS

  

Pourquoi certains de nos contemporains détestent-ils la vènerie, quand d’autres l’adorent ? Aux­quels faut-il donner tort, auxquels faut-il donner raison ? Telles sont les questions, qui ne sont pas minces, auxquelles je voudrais essayer de répondre ici.

 

 

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COMMENT LA SOCIéTé A éVOLUé DANS SA RELATION à L'ANIMAL

 

 

Par Renaud DENOIX DE SAINT MARC, Vice-Président honoraire du Conseil d'Etat, 

Président du Conseil d'Orientation du Domaine National de Chambord

   

Les animaux ont-ils des droits ? Au vu de sa place dans la société, de sa place dans le code rural, doit-on également lui accorder un statut dans le code civil ? Depuis une dizaine d’années, en France, ont été publiés plusieurs ouvrages consacrés à la «cause animalière» et aux droits des animaux. Certaines de ces œuvres sont la traduction de livres écrits par des auteurs anglo-saxons; d’autres émanent de compatriotes, plus souvent philosophes que juristes. La grande presse se fait périodiquement l’écho de la thèse de la condition animale. Ces manifes­tations justifient qu’on observe et tente d’ana­lyser la thèse des droits de l’animal, dans notre société occidentale contemporaine.

 

 

 

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LES MOTS : DES TRAITéS DE VèNERIE AUX PREMIERS DICTIONNAIRES
 

 

Par Raymond TRIQUET, Angliciste, linguiste, ancien Président des standards de la FCI

    

«Des mots, des mots, des mots». Telle est la réponse d’Hamlet à Polonius qui lui demande ce qu’il lit. Ce ne sont que des mots. Le mot, dit le linguiste est «un élément linguistique significatif composé d’un ou plusieurs pho­nèmes susceptible d’une transcription écrite comprise entre deux blancs». Cela manque singulièrement de poésie.

 

  

 

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IMAGE(S) DE LA VèNERIE DANS LES PAYS GERMANIQUES
 

 

Par Gilbert TITEUX, Equipe de recherche EA 3400 - Arts, civilisation et histoire de l'Europe

Université de Strasbourg

 

La chasse à courre, appelée en allemand «chasse par force» (Parforcejagd1) n’est malheureusement plus pratiquée aujourd’hui dans les pays germaniques. D’ailleurs, en Allemagne, la loi de chasse fédérale – s’appliquant à l’ensemble des länder – interdit explicitement la pratique de la vènerie2. Comme cette interdiction figurait déjà dans la loi de chasse du IIIe Reich, on en a vite conclu que ce sont les nazis, et en premier lieu Goering, qui en étaient les initiateurs. En réalité, cette loi de 1934 constituait la première législation unificatrice de la chasse allemande : auparavant, chaque Etat ou principauté disposait de sa propre réglementation cynégétique. C’est ainsi que la chasse à courre était déjà interdite à bien des endroits, avant même l’arrivée du national-socialisme. En Bavière par exemple, elle l’était depuis la fin du XIXème siècle. Et là où cette interdiction ne figurait pas encore explicitement dans la législation, la pratique de la vènerie était le plus souvent abandonnée depuis longtemps. Á partir de la fin du XVIIIème siècle, l’image de la chasse à courre s’était en effet profondément modifiée dans les pays germaniques. L’étude de quelques images allemandes de la vènerie et des textes qu’elles illustrent devrait nous permettre de mieux comprendre ce changement d’image…

 

 

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LA PHOTOGRAPHIE DE VèNERIE AU FIL DES SIèCLES
 

 

Par Raphaël ABRILLE, Conservateur adjoint au Musée de la Chasse et de la Nature, Paris

    

Les chasseurs et plus particulièrement les veneurs, ont de tout temps été attachés à voir la repré­sentation de leur loisir favori décrit dans sa vérité. Le médium photographique, inventé au milieu du XIXème siècle a tous les atouts pour répondre à ces attentes. A ce titre, il sera très vite adopté par le monde cynégétique et concurrence avec brio les modes de représentation plus traditionnels de l’action de chasse. Des toutes premières photographies de chasse aux œuvres de grands artistes contemporains, la vènerie n’a cessé d’inspirer le travail des photographes.