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Un "dimanche à la chasse" avec le Rallye Beauchamps

Publié le 20/10/2015  |  par Mélodie Lehmann
 

Opération « sensibilisation » de la fédération des chasseurs. Un dimanche à Eply en Meurthe-et-Moselle. Ce mode de chasse sans arme a attiré hier une trentaine de non-chasseurs dont de nombreux enfants, dans le cadre de la campagne annuelle « un dimanche à la chasse » […]Ils portent le gilet marron clair avec boutons spécifiques à leur équipage, la cravate… Eric Lefèvre et son épouse Francine arrivent à Eply (54) avec leurs 14 chiens anglo-français noir et blanc. Une chasse à courre, à pied, au lièvre est organisée sur les terres de Philippe Choné, agriculteur dans le village.

 

Ce mode de chasse traditionnel, sans arme, a attiré hier une trentaine de non-chasseurs dont de nombreux enfants, dans le cadre de la campagne annuelle « Un dimanche à la chasse » organisée par la Fédération. Eric Lefèvre est l’unique maître d’équipage de vénerie à pied sur lièvre en Meurthe-et-Moselle : « C’est un mode de chasse très peu pratiqué dans l’Est », explique-t-il. Les trompes sonnent. « Elles sont l’instrument de communication », raconte Philippe Choné. Elles annoncent l’arrivée des chasseurs au rendez-vous. Puis le lâcher des chiens. Elles permettent tout au long de la chasse aux chasseurs de communiquer entre eux et avec les chiens. Pour Delphine, Kevin, Hugo et Luca, ce rendez-vous est l’occasion « de passer un bon moment en famille », de se balader et d’observer la nature. Par deux fois, les petits garçons apercevront un chevreuil, un lièvre aussi. « La voie du lièvre (NDLR : l’odeur, qui est le seul lien entre les chiens et l’animal) est la plus difficile car la plus fugace », confie Nathalie Choné. Les conditions météo ont un impact fort : « La chasse dépend beaucoup du sol, de l’odeur qui va s’en dégager, du vent ». Celui d’hier, sec et froid, n’est pas idéal.

 

Les trésors de ruse des lièvres

Habitué à bien d’autres prédateurs au quotidien, le lièvre déploie des trésors de ruse et la meute est « souvent à la peine », reconnaît Eric Lefèvre. Ce fut encore le cas hier. Après trois heures et demie de chasse, d’intense exercice physique, l’équipage est revenu bredouille. Francine Lefèvre raconte nombre de ses souvenirs aux enfants : « On fait très souvent de très belles chasses et puis on rentre chez nous et le lièvre rentre chez lui. Une très belle chasse ne veut pas dire forcément avoir une prise en bout. Le lièvre a toujours des astuces. En 24 ans, on en a peut-être pris cinq ». Le plus important pour les Lefèvre, c’est la passion pour leurs chiens « dont ils s’occupent 365 jours sur 365 », le plaisir d’observer la nature, le travail des chiens en meute. La chasse est physique, elle fait faire des kilomètres et des kilomètres à l’équipage. La petite vénerie (lièvre, lapin…) se distingue de la grande vénerie (chevreuil, cerf, sanglier) qui se pratique à cheval.

 

Chaque année, « Un dimanche à la chasse » permet aux personnes qui le souhaitent de découvrir les différents modes de chasse, et aux chasseurs de défendre, disent-ils, leur rôle sur le plan de la gestion de la faune sauvage, de la préservation des milieux naturels, du suivi des espèces… Et leur souci d’une cohabitation apaisée avec les autres utilisateurs de la nature.

 



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